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Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la commune de Vignale d’une demande d’indemnisation sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs, en raison de désordres affectant un parking réalisé par la SARL Via Corsa. Le tribunal a rejeté les arguments de la SARL Via Corsa contestant la régularité et le bien-fondé de l’expertise judiciaire. Il a condamné la SARL Via Corsa à verser à la commune la somme totale de 331 188,71 euros, déduction faite de la provision déjà versée de 40 176,82 euros, en réparation des préjudices liés à la démolition et reconstruction de l’ouvrage, sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la commune de Pino d'un litige l'opposant à la société Axa France, son assureur, concernant le remboursement des frais de traitement d'un agent communal victime d'un accident de service. La commune contestait la date de cessation des prestations fixée par l'assureur à la date de consolidation de l'état de santé de l'agent (18 mars 2015), estimant que le contrat prévoyait leur maintien jusqu'à la reprise effective du travail (7 septembre 2017). Le tribunal a rejeté la requête de la commune, considérant que les stipulations du contrat d'assurance, notamment son article 22, fixaient sans ambiguïté la fin de la prise en charge à la date de consolidation de l'état de santé, et que les expertises médicales produites étaient suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par Mme A, agent de la DDETSPP de la Haute-Corse, contestant son placement d'office en congé de longue maladie par arrêtés des 6 septembre 2022, 2 juin et 29 septembre 2023, et demandant des indemnités pour préjudices financiers et moraux. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes. Il a jugé irrecevables les conclusions tendant à des sanctions administratives ou pénales et à un signalement à l'ordre des médecins, faute de lien avec un litige d'excès de pouvoir. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de liaison du contentieux, Mme A n'ayant pas justifié d'une réclamation préalable auprès de l'administration. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification de la réunion du conseil médical, estimant que ce vice de procédure n'avait pas privé l'intéressée d'une garantie ni influencé le sens de la décision, et a rejeté les autres moyens comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français sans délai et l’assignation à résidence pris par le préfet de la Haute-Corse le 13 mars 2025. Le tribunal a écarté le moyen d’insuffisance de motivation, estimant les décisions suffisamment fondées en droit et en fait. Il a également jugé que le préfet n’était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans au sens de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Corscia refusant de libérer et remettre en état une partie de sa parcelle. La requérante soutenait que la commune avait illégalement intégré une portion de son terrain dans le domaine public pour y réaliser un parking. Le tribunal a jugé que Mme B n'apportait pas la preuve de sa propriété sur la bande de terre litigieuse, les travaux ayant été réalisés sur une zone jouxtant sa clôture sans empiéter sur sa parcelle cadastrée. La décision s'appuie notamment sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative. Mme B a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio pour l'extension de bâtiments sur un terrain situé en zone agricole. Saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que l'ensemble des moyens soulevés étaient, en l'état de l'instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Parmi ces moyens figuraient la méconnaissance des articles L. 121-8, L. 111-3 et L. 122-10 du code de l'urbanisme, relatifs à l'extension de l'urbanisation et à la protection des espaces agricoles stratégiques identifiés par le PADDUC.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, un salarié protégé, qui contestait la décision du ministre du travail du 21 décembre 2023 autorisant son licenciement par la caisse régionale de crédit agricole de la Corse. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré du non-respect du délai de retrait de la décision implicite de rejet du recours hiérarchique, en application des articles L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration et R. 2422-1 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires de M. B.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B pour obtenir réparation des dommages causés à sa clôture par la chute de deux arbres, qu'il attribue aux travaux de construction d'un réseau d'assainissement communal. La commune de Pietracorbara et l'entreprise Via Corsa contestaient le lien de causalité, invoquant les intempéries. Le tribunal a appliqué le principe de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public pour les dommages causés aux tiers. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. G dirigée contre la décision de non-opposition du préfet de Corse-du-Sud à la déclaration de la SCI Viagenti L'avvene di Pianottoli concernant le rejet des eaux pluviales d'un projet de commerces et logements. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de forme et de nécessité d'une autorisation environnementale, jugeant que le projet relevait du régime de déclaration prévu à l'article L. 214-3 du code de l'environnement. Il a également estimé que l'absence d'évaluation environnementale n'était pas fondée et que la décision était compatible avec le SDAGE de Corse. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme C épouse B, agent de la DDETSPP de la Haute-Corse, contestant le rejet implicite de ses demandes de protection fonctionnelle pour harcèlement moral, de communication de son dossier médical et de mesures suite à son signalement. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant notamment que la demande de protection fonctionnelle avait été adressée à une autorité incompétente et que l'administration avait pris des mesures suffisantes. Il a également jugé que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, faute de preuve de harcèlement moral ou de faute de l'administration, et que le dossier médical n'était pas détenu par la DDETSPP. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la résidence du Parc Billelo d’une demande de condamnation du centre hospitalier d’Ajaccio à contribuer financièrement aux travaux de confortement d’un talus, à hauteur de 80 % du coût total, en raison de désordres (éboulements) causés par le passage des eaux usées provenant des canalisations de l’hôpital. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le syndicat ne justifiait pas de l’autorisation de son syndic pour agir en justice, conformément aux dispositions de la loi du 10 juillet 1965 et du décret du 17 mars 1967. Par conséquent, la demande a été déclarée irrecevable sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia porte sur un déféré du préfet de Corse demandant la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Lecci pour une maison individuelle avec piscine. Le tribunal rejette la requête préfectorale comme irrecevable, estimant que le permis de construire tacite était né le 17 août 2024 et que la décision explicite du 12 novembre 2024 n’en était qu’une confirmation, rendant le recours tardif. Il s’appuie sur les règles de computation des délais de recours issues de la jurisprudence du Conseil d’État, sans examiner le fond des moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré par la maire de L'Île-Rousse à la SCI Romeli pour l'extension d'une construction existante. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, le terrain d'assiette du projet n'étant pas situé dans un secteur déjà urbanisé au sens de cette disposition. En conséquence, la suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le préfet de la Haute-Corse.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A pour contester une décision du 2 août 2024 autorisant son licenciement économique par la SAS Manufacture corse de tabacs. Par un mémoire du 7 avril 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 avril 2025, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal administratif de Bastia a pris acte, par ordonnance du 9 avril 2025, du désistement pur et simple de M. A, qui contestait la décision du 2 août 2024 autorisant son licenciement pour motif économique. Le requérant s'est désisté de l'ensemble de ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu'il n'y avait pas d'obstacle à lui donner acte. L'ordonnance prononce donc qu'il est donné acte du désistement de la requête.
Licenciement économique – Tribunal Administratif de Bastia – Désistement du requérant – Donné acte du désistement. Le tribunal a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait une décision autorisant son licenciement pour motif économique. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur la base de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par M. A B d’une requête contestant la décision du 18 septembre 2024 du président de la communauté d’agglomération du pays ajaccien (CAPA) réduisant le montant mensuel de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) à 3 503,66 euros. Après que les deux parties ont conclu au non-lieu à statuer, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 9 avril 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer l'intensité et l'ancienneté de ses liens personnels et familiaux en France. Par conséquent, les conclusions en annulation de l'assignation à résidence, présentées par voie de conséquence, ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. C n'a pas démontré résider habituellement en France depuis plus de dix ans, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les éléments fournis ne constituaient ni des motifs exceptionnels ni des considérations humanitaires justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mars 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, entré récemment en France et célibataire sans enfant, n'y avait pas le centre de ses intérêts personnels et familiaux. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.