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Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A pour contester une décision du 2 août 2024 autorisant son licenciement économique par la SAS Manufacture corse de tabacs. Par un mémoire du 7 avril 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 avril 2025, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer l'intensité et l'ancienneté de ses liens personnels et familiaux en France. Par conséquent, les conclusions en annulation de l'assignation à résidence, présentées par voie de conséquence, ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mars 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, entré récemment en France et célibataire sans enfant, n'y avait pas le centre de ses intérêts personnels et familiaux. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. C n'a pas démontré résider habituellement en France depuis plus de dix ans, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les éléments fournis ne constituaient ni des motifs exceptionnels ni des considérations humanitaires justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A, ressortissant togolais, pour contester un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage avec une Française, de son intégration et de son emploi stable depuis 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que les décisions étaient proportionnées, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bastia, par une ordonnance du 9 avril 2025, a donné acte du désistement d’instance du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud. Ce dernier avait initialement déféré au juge un permis de construire délivré par le maire de Propriano à la SARL Sampiero Corso pour la rénovation et l’extension d’un hôtel. Le préfet s’étant désisté de son recours, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à en donner acte, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Rejet d'une requête par le Tribunal Administratif de Bastia. Mme A contestait le refus du garde des sceaux, ministre de la justice, de lui accorder des cours d'anglais. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante de soulever un quelconque moyen de légalité. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bastia a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, qui estime avoir subi des préjudices suite à sa prise en charge par le centre hospitalier de Bastia le 12 février 2021. La requête a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer d'éventuels manquements et d'évaluer les préjudices. Le tribunal a rejeté la demande d'indemnité au titre des frais de justice. Un expert a été désigné pour analyser les soins prodigués, la conformité aux données de la science, et le lien de causalité entre les éventuelles fautes et les préjudices.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire d'Alata qui ne s'était pas opposé à une déclaration préalable de division foncière. Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le projet, situé dans une zone identifiée comme coupure d'urbanisation et espace pastoral par le PADDUC, a ainsi vu son exécution suspendue.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur la demande du préfet de Corse, a rejeté la requête tendant à la suspension du permis de construire délivré par le maire de Porto-Vecchio à M. et Mme A pour une maison individuelle au lieu-dit "Hameau de Pianelli". Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme n'était pas, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, le terrain étant situé en continuité d'un espace urbanisé. Il a également écarté le moyen relatif à la méconnaissance du PADDUC et du classement en zone A du futur PLU, ce dernier n'étant pas exécutoire à la date de la décision.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de Corse de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. Le juge a estimé que Mme A n'apportait pas de précisions suffisantes sur son emploi, ses qualifications ou la nature durable de son altération fonctionnelle, et que les pièces du dossier ne démontraient pas une réduction significative de ses perspectives d'emploi au sens des articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 17 octobre 2022.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de la Haute-Corse, qui contestait le classement partiel d’une parcelle en zones constructibles UC et UCa par le plan local d’urbanisme révisé de Castellare-di-Casinca. Le préfet soutenait que cette parcelle, située en plaine agricole et irriguée, relevait des espaces agricoles stratégiques, mais le tribunal a estimé que son inclusion dans une enveloppe urbaine déjà constituée, en continuité de zones bâties, ne constituait pas une erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur les articles L.121-8 du code de l’urbanisme et les orientations du PADDUC, jugeant que le classement n’entravait pas la vitalité urbaine ni ne compromettait irrémédiablement la vocation agricole du reste de la parcelle.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la CAF de la Haute-Corse de ne lui accorder qu’une remise partielle de son indu d’allocation logement familial (ALF) de 2 719 euros. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné si une remise totale était justifiée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi de la requérante. Mme A n’ayant produit aucune pièce justifiant de ses ressources et charges, le tribunal a estimé qu’elle ne démontrait pas une précarité suffisante pour obtenir une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. A, qui contestait l’arrêté du maire de Bastia fixant à 2 % son taux d’incapacité permanente partielle suite à un accident de service. Le tribunal estime que les moyens soulevés par le requérant, tirés de l’absence de saisine préalable du conseil médical et d’une erreur d’appréciation, ne sont pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de Mme B visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante, qui souffrait de pathologies du dos, n'a pas démontré que son handicap réduisait sa capacité de déplacement à pied de manière importante et durable, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou un recours systématique à une aide humaine ou technique, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a appliqué les articles L. 241-3 et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté précité, pour confirmer la légalité de la décision du président du conseil exécutif de Corse du 22 novembre 2022.
Le Tribunal Administratif de Bastia a donné acte, par ordonnance du 4 avril 2025, du désistement pur et simple de la société Engie de l’ensemble de ses conclusions. La société demandait la condamnation de l’État à lui verser une indemnité de 10 732,24 euros en réparation des préjudices liés à l’inexécution d’une ordonnance de référé du 30 mai 2023 concernant le centre hospitalier de Bastia. Le désistement a été motivé par le paiement par l’hôpital de l’essentiel des sommes dues depuis l’introduction de l’instance. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Requête de M. B contestant un arrêté du président du conseil exécutif de Corse fixant la consolidation de son accident de service. Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. Le requérant n'a présenté aucun moyen de légalité dans le délai de recours, se bornant à contester l'évaluation médicale sans soulever d'argument juridique.
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme A B contestant le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Se fondant sur l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, le tribunal a constaté que la requérante ne produisait aucun élément médical ou document probant démontrant que son périmètre de marche était limité et inférieur à 200 mètres, ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. En l'absence de preuve suffisante, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 7 mars 2023.
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Farinole pour un projet de construction sur la parcelle cadastrée 0-A-0649. Le tribunal a jugé que la parcelle était intégralement située en zone N1a du plan local d'urbanisme (PLU) remis en vigueur, et non en zone UD comme le soutenait la requérante, et que le maire était fondé à apprécier globalement la parcelle. Il a également estimé que le terrain, situé en dehors d'une partie urbanisée au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, ne pouvait bénéficier d'une extension de l'urbanisation en continuité avec les agglomérations et villages existants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la société Erilia d’une demande d’indemnisation pour le refus de concours de la force publique, ayant retardé l’expulsion d’occupants d’un logement social. Le tribunal a jugé que l’État engage sa responsabilité lorsque le préfet ne répond pas dans un délai de deux mois à une demande de concours de la force publique, conformément à l’article R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. En l’espèce, le préfet n’ayant pas répondu dans ce délai, la responsabilité de l’État est engagée. La société Erilia est donc fondée à obtenir réparation du préjudice subi, correspondant aux indemnités d’occupation impayées pour la période du 1er juillet 2020 au 31 mai 2021.