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Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SARL Feuillette d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Jura d’abroger l’arrêté du 5 mai 2010 fixant les jours de fermeture des boulangeries dans le département. La société soutenait que cet arrêté méconnaissait l’article L. 3132-29 du code du travail, faute pour le préfet d’établir l’existence d’une majorité indiscutable des établissements concernés favorable à la fermeture, tant à la date de son édiction qu’à celle du refus d’abroger. Le tribunal a jugé que la légalité du refus d’abroger s’apprécie à la date de sa décision, et que la requérante devait démontrer un changement de circonstances rendant l’arrêté illégal. En l’espèce, les éléments produits (évolution du secteur, arrêtés d’autres départements, étude) n’ont pas été jugés suffisants pour établir une majorité indiscutable favorable à l’abrogation, et le préfet n’ayant pas produit de mémoire, le tribunal a rejeté la requête.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel la rectrice de l'académie de Besançon avait reclassé M. C, ancien officier de marine, à l'échelon 11 de la classe normale des professeurs certifiés. La juridiction a jugé que les dispositions de l'article 11-2 du décret du 5 décembre 1951, relatives au reclassement des fonctionnaires civils de catégorie A, n'étaient pas applicables à M. C, qui relevait du statut militaire. En conséquence, le tribunal a enjoint à la rectrice de procéder à un nouveau reclassement de l'intéressé en application des articles R. 4139-5 et suivants du code de la défense, afin de lui attribuer un indice égal ou immédiatement supérieur à celui qu'il détenait dans l'armée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de recours de l’invalidité du 15 juin 2022, rejetant sa demande de pension militaire d’invalidité pour des lombalgies imputées à un accident de service survenu en 2005. Le requérant invoquait notamment l’irrégularité de la procédure d’expertise médicale au regard des articles R. 151-9 et R. 151-10 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné les requêtes de Mme B, professeure, contestant deux arrêtés du recteur de l'académie de Besançon du 15 avril 2021. Le premier retirait un précédent arrêté accordant un congé de longue durée pour la période du 4 novembre 2020 au 3 février 2021 et la replaçait en congé de longue maladie, tandis que le second prononçait sa réintégration à compter du 4 août 2021. La requérante invoquait notamment une composition irrégulière du comité médical et une erreur d'appréciation sur son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le comité médical avait été régulièrement consulté, sans erreur manifeste. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées, sur le fondement des dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande d'asile de Mme A avait été définitivement rejetée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A se disant Abdelli F, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet du Doubs du 29 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, estimant que le signataire disposait d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de l'accord franco-algérien, et a rejeté les autres moyens soulevés. La solution s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a pris acte du désistement de la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération. Celle-ci demandait l'expulsion d'occupants sans titre d'une aire de grand passage pour gens du voyage, invoquant l'urgence, des risques d'inondation et des dangers électriques. La collectivité s'est désistée après le départ volontaire des occupants. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l'instance sans autre mesure.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B A d'une requête transmettant des arrêtés préfectoraux du 5 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français et l'assignant à résidence. La requête se bornait à la transmission de ces documents sans exposer de conclusions ou de moyens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir formulé une demande ou des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant les arrêtés du préfet du Doubs du 16 octobre 2024 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la saisine des autorités espagnoles dans le délai de deux mois suivant le résultat positif Eurodac était conforme à l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du président de la communauté de communes Lacs et montagnes du Haut-Doubs leur enjoignant de mettre en conformité leur raccordement au réseau d’assainissement, a rejeté leur requête pour incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a estimé que le litige, portant sur la contestation d’une redevance majorée pour non-conformité, relevait du service public industriel et commercial de l’assainissement et donc de la compétence judiciaire. Il a appliqué l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SARL SECP, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 à 2021. La société, détenue à 94,80 % par la société mère DISTRIDEV (elle-même tête d’un groupe fiscalement intégré), contestait le refus de l’administration de lui appliquer le taux réduit d’IS prévu au b du I de l’article 219 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que, pour apprécier le seuil de chiffre d’affaires de 7 630 000 €, il convenait de prendre en compte le chiffre d’affaires cumulé de toutes les sociétés du groupe intégré, et non celui de la seule filiale. Dès lors que ce cumul dépassait le seuil légal, la SARL SECP ne pouvait bénéficier du taux réduit, et les impositions supplémentaires ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. E et Mme B contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille de leur enfant. Les requérants invoquaient notamment un vice de composition de la commission académique, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition, la commission ayant été valablement présidée par le représentant de la rectrice. La solution retenue est fondée sur les articles D. 131-11-10 et D. 131-11-11 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 2 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur de droit et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SARL SADH, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 à 2021. La société, détenue à 94,96% par la société mère DISTRIDEV (elle-même tête d'un groupe fiscalement intégré), soutenait que son propre chiffre d'affaires, inférieur à 7 630 000 €, lui ouvrait droit au taux réduit d'IS prévu au b du I de l'article 219 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que, pour une filiale détenue à plus de 75% par une société mère d'un groupe intégré, le seuil de chiffre d'affaires s'apprécie en cumulant celui de toutes les sociétés du groupe, conformément à l'article 219 et à l'article 223 A du code général des impôts. La somme des chiffres d'affaires du groupe DISTRIDEV dépassant 7 630 000 € pour chaque exercice, la SARL SADH ne pouvait bénéficier du taux réduit, et les impositions ont été maintenues.
Le Tribunal administratif de Besançon a pris acte du désistement de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le préfet du Doubs avait abrogé cet arrêté le 13 septembre 2024, dans l'attente de la décision sur la demande d'asile de la fille de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement et condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. A, sapeur-pompier professionnel, contestant le refus du SDIS du Jura de lui accorder des jours de congés de fractionnement pour 2023 et demandant réparation pour le préjudice subi depuis 2018. Le tribunal a constaté que le SDIS avait modifié substantiellement l'article 131 de son règlement intérieur en mars 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation du refus d'abroger cet article. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'illégalité invoquée n'était pas établie et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité du SDIS n'était caractérisée, en application du décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Jura lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'acte d'état civil présenté par M. A, bien que soumis à une présomption de validité, ne présentait pas de garanties suffisantes d'authenticité en raison d'incohérences et d'absence de légalisation valable. En conséquence, la décision de refus n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 47 du code civil. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme A, ressortissante marocaine, contestant le refus du préfet de la Haute-Saône de renouveler sa carte de résident de dix ans. La requérante invoquait notamment l’absence de consultation de la commission du titre de séjour, un défaut d’examen de sa situation familiale et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que le préfet avait légalement motivé sa décision sur le fondement de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la menace pour l’ordre public que constituait la présence de Mme A. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes d’injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Jura lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La décision a également validé l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, estimant qu'elle était suffisamment motivée et proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme C contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur enfant de deux ans, motivé par son état de santé. La juridiction a d'abord écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission académique, en se fondant sur les articles D. 131-11-10 et D. 131-11-11 du code de l'éducation. Elle a ensuite jugé que les requérants n'apportaient pas d'éléments suffisants pour démontrer que l'état de santé de l'enfant justifiait une dérogation à l'obligation scolaire, au sens du 1° de l'article L. 131-5 du même code. Par conséquent, la décision de la commission académique n'est entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant.