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Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet du Jura de lui accorder le bénéfice de la protection temporaire. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 581-2 et suivants) ainsi que sur la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 relative à la protection temporaire des personnes déplacées d'Ukraine.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 2 novembre 2023 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait suspendu les droits aux conditions matérielles d'accueil de deux demandeurs d'asile albanais. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une inexactitude matérielle des faits, l'OFII n'ayant pas apporté la preuve que les intéressés avaient obtenu une protection internationale en Allemagne et l'avaient dissimulée. En application de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer leur situation sous trois mois. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat des requérants au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'opposition du maire de Malange à sa déclaration préalable pour l'installation d'une "tiny house". Le tribunal a jugé irrecevable le moyen de légalité interne (erreur manifeste d'appréciation), car soulevé tardivement dans un mémoire complémentaire, après l'expiration du délai de recours et relevant d'une cause juridique distincte. Les moyens de légalité externe ont été écartés : la délégation de signature au profit de la première adjointe était régulière. La décision est fondée sur le code de l'urbanisme et le règlement du PLUI de la communauté d'agglomération du Grand Dole.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme D, agent des services hospitaliers, qui contestait sa radiation des cadres pour insuffisance professionnelle par l'Hôpital Nord Franche-Comté. La requérante invoquait un défaut de communication des documents aux membres de la commission consultative paritaire et une erreur manifeste d'appréciation sur ses compétences. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, estimant que l'irrégularité n'avait pas influencé la décision. Il a également jugé que le refus de titularisation, fondé sur des évaluations professionnelles défavorables, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n°2003-655 du 18 juillet 2003.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B C D, qui demandait l'annulation de la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). La requérante invoquait notamment des irrégularités dans la convocation des conseillers communautaires et l'affichage de l'enquête publique, ainsi qu'une incohérence du règlement avec le plan d'aménagement et de développement durables (PADD) et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement de parcelles. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la convocation respectait le délai de cinq jours francs et que l'information des conseillers était suffisante, et que l'affichage de l'avis d'enquête publique était régulier. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 5211-1, L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi que de l'article L. 123-10 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme Girard-Humbert, qui contestait son reclassement au 2ème échelon du grade de secrétaire administrative de classe exceptionnelle sans reprise d'ancienneté, suite à sa réussite à un examen professionnel. La requérante soutenait que son ancienneté aurait dû être conservée. Le tribunal a appliqué l'article 26 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009, qui prévoit qu'un fonctionnaire au 5ème échelon du deuxième grade est reclassé au 2ème échelon du troisième grade sans ancienneté. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté du 29 avril 2024.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. A, agent contractuel de l'État, qui contestait deux décisions de suspension de ses fonctions prises par le ministre de l'agriculture. Le tribunal a jugé que la suspension initiale de quatre mois et sa prolongation étaient légales, car fondées sur des faits vraisemblables et graves, notamment des actes d'indiscipline, d'insubordination et un comportement inapproprié. La solution retenue s'appuie sur l'article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, qui permet la suspension en cas de faute grave, et sur la jurisprudence constante exigeant que les faits soient suffisamment vraisemblables et que la mesure soit justifiée par l'intérêt du service.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 6 janvier 2025 prononçant son expulsion. Le tribunal a jugé que la procédure d'expulsion, régie par les articles L. 632-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclut l'application de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que les condamnations répétées et aggravées de M. A pour trafic de stupéfiants caractérisaient une menace grave pour l'ordre public justifiant l'expulsion, sans méconnaître l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme et M. B qui demandaient l'annulation de l'arrêté du maire de Vescemont du 10 janvier 2024 leur opposant un sursis à statuer sur une déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a jugé que le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) du futur plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) avait bien eu lieu, conformément à l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le projet des requérants était de nature à compromettre l'exécution du futur PLUi, justifiant ainsi le sursis à statuer. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet du Jura avait légalement pu écarter les actes d'état civil produits par le requérant, en se fondant sur un rapport d'expertise documentaire concluant à leur caractère frauduleux. Cette appréciation a été faite au regard des dispositions de l'article 47 du code civil et de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le moyen tiré de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté.
Retrait de carte de séjour étudiant annulé pour erreur d'appréciation. Le Tribunal Administratif de Besançon a jugé que le préfet du Doubs avait commis une erreur en retirant le titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine, au motif qu'elle ne poursuivait plus ses études. La requérante avait valablement justifié de la réalité et du sérieux de son nouveau cursus en BTS alternance, avec des résultats excellents. L'annulation du retrait entraîne par voie de conséquence celle de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les demandes de M. A, agent contractuel de l'État, qui contestait deux décisions de suspension de ses fonctions (du 14 août 2024 pour quatre mois, et du 17 décembre 2024 prolongeant cette suspension). Le tribunal a jugé que les faits d’indiscipline, d’insubordination et de comportement inapproprié reprochés à l’agent étaient suffisamment vraisemblables et graves pour justifier ces mesures conservatoires, conformément à l’article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986. Les moyens d’erreur de fait et de détournement de pouvoir ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Doubs du 13 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour avant de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, qui justifiait résider en France depuis plus de dix ans. En conséquence, l'arrêté attaqué a été annulé pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme C qui contestait la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Mme C demandait l'annulation de ce PLUi en tant qu'il classe sa parcelle en zone naturelle "Jardin-verger" (Njv), invoquant une insuffisance du rapport de présentation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le rapport de présentation était suffisant au regard de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme et que le classement en zone Njv n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'objectif du PLUi de lutter contre l'étalement urbain et de préserver les espaces naturels. Mme C a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation de la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que le commissaire enquêteur avait suffisamment motivé son avis et que le rapport de présentation était conforme aux exigences des articles L. 151-4 et R. 151-1 et suivants du code de l'urbanisme. Les classements contestés de parcelles en zones UBco, Aa et 1AU n'ont pas été jugés entachés d'erreur manifeste d'appréciation. La demande de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet du Doubs d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et son fils. Le tribunal a considéré que le préfet avait légalement motivé son refus en se fondant sur l’insuffisance des ressources de M. A, lesquelles étaient inférieures au SMIC, en application des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête du GAEC Jeanningros demandant l'annulation du classement de sa parcelle en zone urbaine UCdi par le PLUi de la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs. Le requérant soutenait une erreur manifeste d'appréciation et un détournement de pouvoir, arguant que ce classement empêchait toute construction en raison des distances d'éloignement imposées par l'arrêté du 27 décembre 2013 pour son activité d'élevage. Le tribunal a jugé que les auteurs du PLUi n'avaient pas commis d'erreur en s'abstenant de fixer des règles d'éloignement locales, laissant applicables les règles nationales, et que le classement contesté n'était pas entaché d'illégalité. La demande de frais de justice du GAEC a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, était saisi par M. A, ressortissant albanais, d’une demande d’annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet du Jura le 24 avril 2023, ainsi que d’une demande indemnitaire pour les préjudices subis. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement accordé le titre de séjour sollicité le 15 avril 2024, rendant sans objet la demande d’annulation. Sur la responsabilité, le tribunal a jugé que le refus initial, fondé sur une inexactitude matérielle des faits concernant la résidence de l’intéressé, constituait une illégalité fautive engageant la responsabilité de l’État. Il a ainsi condamné l’État à verser à M. A une somme de 1 500 euros en réparation de ses troubles dans les conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 114-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A qui contestait la délibération du 18 mars 2024 de la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs approuvant son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le requérant demandait l'annulation de ce document en tant qu'il classait sa parcelle en zone agricole (Aa), invoquant l'absence d'étude d'impact spécifique et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le premier moyen, rappelant que le code de l'urbanisme n'impose pas une telle étude pour chaque changement de zonage. Il a également jugé que le classement en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en cohérence avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) de lutte contre l'étalement urbain, et ce malgré la desserte de la parcelle par les réseaux. En conséquence, la demande de M. A a été rejetée et il a été condamné à verser 1 500 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné deux requêtes de M. A, ressortissant albanais, concernant le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet du Jura le 24 avril 2023. Sur la requête en annulation (n° 2300960), le tribunal a constaté qu'un titre de séjour avait été accordé le 15 avril 2024, rendant le litige sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur la requête indemnitaire (n° 2500125), le tribunal a rejeté la demande de réparation, jugeant que le refus initial n'était pas entaché d'illégalité fautive, car le préfet était compétent pour vérifier la condition de résidence dans son département en application de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.