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Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Jura lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en remettant en cause la validité des documents d'état civil produits, conformément à l'article 47 du code civil. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 423-22 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des rappels d'impôt sur le revenu pour 2020 et 2021. La requérante, associée d'une SCI, soutenait que les loyers perçus devaient relever de l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que la SCI n'ayant pas opté pour ce régime, ses bénéfices sont imposables entre les mains des associés à l'impôt sur le revenu, conformément aux articles 8 et 206 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des cotisations.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 11 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen de sa situation personnelle, et une erreur de droit, le préfet ayant appliqué le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) au lieu de l'accord franco-algérien, seul applicable. Le tribunal a annulé l'arrêté contesté, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 425-9 du CESEDA plutôt que sur l'article 6, 7° de l'accord franco-algérien. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal Administratif de Besançon annule la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le préfet du Doubs a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant camerounais. Le tribunal retient que cette décision est entachée d'une insuffisance de motivation, en méconnaissance de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'ayant pas explicité les raisons pour lesquelles les ressources de l'intéressé étaient insuffisantes ou instables. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient la délibération du 18 mars 2024 de la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs approuvant son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérants demandaient l'annulation du classement de leurs parcelles en zone 1AUes (équipement et services) et de l'orientation d'aménagement (OAP) sectorielle associée sur la commune d'Orchamps-Vennes. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la convocation des conseillers communautaires était régulière et que le rapport de présentation était suffisant. La solution s'appuie sur les articles L. 5211-1, L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), en tant qu'elle classe une partie de la parcelle de M. A en zone naturelle "Njv" (jardin-verger). Le tribunal a jugé que ce classement était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, car la parcelle, située dans un secteur destiné à l'urbanisation organisée, ne présentait pas les caractéristiques justifiant une protection en zone naturelle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme. La communauté de communes a été condamnée à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé partiellement la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le requérant contestait le classement de ses parcelles en zone agricole (Aa), estimant qu'il était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que ces parcelles, situées dans la partie urbanisée de la commune, constituées de remblais et inexploitées depuis plus de quarante ans, ne présentaient aucun potentiel agronomique, biologique ou économique. En application des articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, le tribunal a donc annulé le classement litigieux.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet du Jura avait légalement pu écarter les actes d'état civil produits par le requérant, en se fondant sur un rapport d'expertise documentaire concluant à leur caractère frauduleux. Cette appréciation a été faite au regard des dispositions de l'article 47 du code civil et de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le moyen tiré de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme Girard-Humbert, qui contestait son reclassement au 2ème échelon du grade de secrétaire administrative de classe exceptionnelle sans reprise d'ancienneté, suite à sa réussite à un examen professionnel. La requérante soutenait que son ancienneté aurait dû être conservée. Le tribunal a appliqué l'article 26 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009, qui prévoit qu'un fonctionnaire au 5ème échelon du deuxième grade est reclassé au 2ème échelon du troisième grade sans ancienneté. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté du 29 avril 2024.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation de la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que le commissaire enquêteur avait suffisamment motivé son avis et que le rapport de présentation était conforme aux exigences des articles L. 151-4 et R. 151-1 et suivants du code de l'urbanisme. Les classements contestés de parcelles en zones UBco, Aa et 1AU n'ont pas été jugés entachés d'erreur manifeste d'appréciation. La demande de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête du GAEC Jeanningros demandant l'annulation du classement de sa parcelle en zone urbaine UCdi par le PLUi de la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs. Le requérant soutenait une erreur manifeste d'appréciation et un détournement de pouvoir, arguant que ce classement empêchait toute construction en raison des distances d'éloignement imposées par l'arrêté du 27 décembre 2013 pour son activité d'élevage. Le tribunal a jugé que les auteurs du PLUi n'avaient pas commis d'erreur en s'abstenant de fixer des règles d'éloignement locales, laissant applicables les règles nationales, et que le classement contesté n'était pas entaché d'illégalité. La demande de frais de justice du GAEC a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme C qui contestait la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Mme C demandait l'annulation de ce PLUi en tant qu'il classe sa parcelle en zone naturelle "Jardin-verger" (Njv), invoquant une insuffisance du rapport de présentation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le rapport de présentation était suffisant au regard de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme et que le classement en zone Njv n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'objectif du PLUi de lutter contre l'étalement urbain et de préserver les espaces naturels. Mme C a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet du Jura de lui accorder le bénéfice de la protection temporaire. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 581-2 et suivants) ainsi que sur la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 relative à la protection temporaire des personnes déplacées d'Ukraine.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les demandes de M. A, agent contractuel de l'État, qui contestait deux décisions de suspension de ses fonctions (du 14 août 2024 pour quatre mois, et du 17 décembre 2024 prolongeant cette suspension). Le tribunal a jugé que les faits d’indiscipline, d’insubordination et de comportement inapproprié reprochés à l’agent étaient suffisamment vraisemblables et graves pour justifier ces mesures conservatoires, conformément à l’article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986. Les moyens d’erreur de fait et de détournement de pouvoir ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 2 novembre 2023 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait suspendu les droits aux conditions matérielles d'accueil de deux demandeurs d'asile albanais. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une inexactitude matérielle des faits, l'OFII n'ayant pas apporté la preuve que les intéressés avaient obtenu une protection internationale en Allemagne et l'avaient dissimulée. En application de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer leur situation sous trois mois. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat des requérants au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'opposition du maire de Malange à sa déclaration préalable pour l'installation d'une "tiny house". Le tribunal a jugé irrecevable le moyen de légalité interne (erreur manifeste d'appréciation), car soulevé tardivement dans un mémoire complémentaire, après l'expiration du délai de recours et relevant d'une cause juridique distincte. Les moyens de légalité externe ont été écartés : la délégation de signature au profit de la première adjointe était régulière. La décision est fondée sur le code de l'urbanisme et le règlement du PLUI de la communauté d'agglomération du Grand Dole.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B C D, qui demandait l'annulation de la délibération du 18 mars 2024 par laquelle la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). La requérante invoquait notamment des irrégularités dans la convocation des conseillers communautaires et l'affichage de l'enquête publique, ainsi qu'une incohérence du règlement avec le plan d'aménagement et de développement durables (PADD) et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement de parcelles. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la convocation respectait le délai de cinq jours francs et que l'information des conseillers était suffisante, et que l'affichage de l'avis d'enquête publique était régulier. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 5211-1, L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi que de l'article L. 123-10 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné deux requêtes de M. A, ressortissant albanais, concernant le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet du Jura le 24 avril 2023. Sur la requête en annulation (n° 2300960), le tribunal a constaté qu'un titre de séjour avait été accordé le 15 avril 2024, rendant le litige sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur la requête indemnitaire (n° 2500125), le tribunal a rejeté la demande de réparation, jugeant que le refus initial n'était pas entaché d'illégalité fautive, car le préfet était compétent pour vérifier la condition de résidence dans son département en application de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, était saisi par M. A, ressortissant albanais, d’une demande d’annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour pris par le préfet du Jura le 24 avril 2023, ainsi que d’une demande indemnitaire pour les préjudices subis. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement accordé le titre de séjour sollicité le 15 avril 2024, rendant sans objet la demande d’annulation. Sur la responsabilité, le tribunal a jugé que le refus initial, fondé sur une inexactitude matérielle des faits concernant la résidence de l’intéressé, constituait une illégalité fautive engageant la responsabilité de l’État. Il a ainsi condamné l’État à verser à M. A une somme de 1 500 euros en réparation de ses troubles dans les conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 114-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par la maire de Besançon. Le tribunal a jugé que le projet de rénovation et d'agrandissement d'une maison en zone naturelle (ZNIEFF) constituait une construction neuve, et non une simple extension, en raison de l'ampleur des modifications. Par conséquent, le projet méconnaissait les articles N1 et N2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la ville, qui interdisent les constructions nouvelles dans ce secteur. La demande de M. B a été rejetée, et il a été condamné à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.