7 697 décisions disponibles — page 79/385
Suspension du permis de conduire. Tribunal Administratif de Besançon. Rejet de la demande de suspension. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la dangerosité du comportement de M. A (excès de vitesse de 144 km/h au lieu de 70 km/h), qui prime sur les nécessités professionnelles invoquées. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 interdisant le spectacle "Istanbul" de M. A B. Le juge a reconnu l'urgence, mais a estimé que l'atteinte à la liberté fondamentale d'expression n'était pas grave et manifestement illégale. Il a considéré que le préfet du Doubs avait légalement justifié son interdiction par la nécessité de prévenir des troubles à l'ordre public, en raison des antécédents de l'artiste pour des propos antisémites et incitant à la haine raciale, et du mode d'organisation du spectacle visant à contourner les contrôles. La solution s'appuie sur la jurisprudence relative aux pouvoirs de police administrative et à la dignité humaine comme composante de l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté l'opposition de M. B contre une contrainte émise par la CAF du Doubs pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 112 euros. M. B soutenait que la créance était soldée suite à un courrier de la CAF du Val-d'Oise, mais le tribunal a jugé que ce transfert de dossier n'avait pas effacé la dette. La solution retenue est fondée sur les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CAF du Doubs de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 808 euros. Le juge a estimé que, malgré la précarité alléguée, la bonne foi de la requérante n'était pas établie en raison de sa déclaration tardive de sa vie maritale et de son mariage, ce qui a causé l'indu. La solution a été fondée sur les articles L. 825-3 et R. 825-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la bonne foi et à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 4 octobre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Saône lui a ordonné de se dessaisir de ses armes, lui a interdit d'en détenir, a prononcé son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) et a retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a écarté le moyen d'irrecevabilité des écritures en défense, estimant que la communication du mémoire après clôture de l'instruction avait rouvert celle-ci. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et a rejeté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, en application des articles L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure et L. 423-15 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus du préfet du Doubs de renouveler son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 11 de la convention franco-ivoirienne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le préfet avait pu légalement refuser le renouvellement du titre de séjour en raison de l'absence de progression dans les études et du caractère non nécessaire de la présence en France pour une formation à distance. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination ont été jugés légaux.
Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a été saisi par la SAS Citadia Conseil d'un litige relatif à la résiliation à ses frais et risques d'un marché public de prestations de services pour la révision de la charte du Parc naturel régional du Haut-Jura. La société requérante contestait la légalité de cette résiliation et demandait l'indemnisation de ses préjudices, ainsi que l'annulation du décompte de résiliation établi par le syndicat mixte du Parc. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SAS Citadia Conseil, tant en indemnisation qu'en annulation du décompte, et a confirmé le solde du décompte de résiliation établi par le syndicat mixte à hauteur de 168 622,88 euros TTC. En conséquence, la SAS Citadia Conseil a été condamnée à verser cette somme au syndicat mixte, ainsi qu'aux dépens et à une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B dit E et de l'association AGM Gymnastique, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2024 du préfet du Doubs. Cet arrêté interdisait à Mme B dit E d'encadrer des mineurs dans des activités physiques et sportives pour une durée de trois ans, en raison de violences verbales et morales et d'un comportement autoritaire. Le tribunal a jugé que l'intervention de l'association était irrecevable car non présentée dans un mémoire distinct. Sur le fond, il a estimé que les faits de violences verbales et morales, établis par des témoignages concordants, justifiaient la mesure, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens. La décision a été prise en application de l'article L. 212-13 du code du sport.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme H demandant l'annulation d'un arrêté du 28 mai 2024 par lequel le maire de Mouthe a délivré un permis d'aménager un lotissement de trois lots. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de la notice architecturale au regard de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme, estimant qu'elle décrivait suffisamment l'état initial et les partis retenus. Il a également rejeté le grief relatif à l'insuffisance des plans, faute pour la requérante d'apporter des éléments précis sur les omissions alléguées. Enfin, le tribunal a examiné et écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1 AU 3 du plan local d'urbanisme (PLU) concernant les accès et la voirie.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi par une enseignante victime d’une agression verbale reconnue comme accident de service le 5 novembre 2018, a examiné sa demande d’indemnisation pour préjudice moral et d’expertise médicale. La requérante invoquait à la fois la responsabilité pour faute de l’État et sa responsabilité sans faute. Le tribunal a rejeté la responsabilité pour faute, faute d’éléments probants établissant un manquement de l’administration à son obligation de sécurité. En revanche, il a retenu la responsabilité sans faute de l’État, l’accident ayant été reconnu imputable au service, ouvrant droit à réparation des préjudices personnels non couverts par les prestations forfaitaires.
Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a annulé partiellement la décision du 19 juillet 2024 du préfet du Doubs déclarant irrecevable la demande de regroupement familial de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait entaché sa décision d'un défaut d'examen en ne se prononçant pas sur la situation de l'enfant M., alors que la demande de la requérante portait également sur lui. En revanche, le tribunal a rejeté le recours concernant l'enfant Mme, estimant que le préfet était en situation de compétence liée pour refuser le regroupement familial d'un enfant majeur en application de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d’une tierce opposition par des pêcheurs professionnels et une association, a rejeté la demande visant à déclarer non avenu son jugement du 18 juin 2024. Ce jugement avait annulé un arrêté préfectoral ouvrant certains lots du Doubs navigable à la pêche professionnelle, pour erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a écarté les moyens d’erreur de droit et d’appréciation erronée des faits, jugeant que la réglementation permet au gestionnaire d’interdire l’usage d’engins professionnels sans créer de discrimination illégale. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article R. 435-16 du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant britannique, qui contestait le refus du préfet du Jura de lui délivrer un titre de séjour en qualité de "visiteur". Le tribunal a jugé que le visa long séjour temporaire "dispense de carte de séjour" détenu par M. A ne constituait pas un visa de long séjour au sens de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne permettait pas d'obtenir un premier titre de séjour. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée récente et de la situation familiale de l'intéressé. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, un éducateur spécialisé, qui demandait l'annulation de son arrêté de révocation pris par la présidente du département du Doubs. Le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles 1er, 2, 3 et 4 du décret n° 89-822 du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire dans la fonction publique hospitalière. Il a jugé que le délai de quinze jours pour prendre connaissance du rapport et pour la convocation au conseil de discipline avait été respecté, et que les autres griefs procéduraux n'étaient pas fondés. En conséquence, la sanction de révocation a été validée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Me Dravigny d'une demande d'exécution du jugement n° 2301957 du 7 décembre 2023, qui avait condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. L'avocate soutenait que l'État devait également lui verser 200 euros de TVA sur cette somme. Le tribunal a jugé que la somme allouée constituait une indemnité couvrant les frais de procédure, et non la contrepartie d'une prestation de services soumise à TVA. Par conséquent, l'État ayant déjà versé les 1 000 euros, la demande d'exécution est devenue sans objet. La décision s'appuie sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Besançon a examiné la requête de M. E, voisin, demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Echenoz-la-Méline pour deux bâtiments d'habitation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande, estimant que les documents fournis permettaient d'apprécier l'insertion du projet. En revanche, il a retenu les moyens fondés sur la méconnaissance des articles UE 10, UE 12.1 et UE 12.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d'agglomération de Vesoul, concernant la hauteur excessive d'un bâtiment et l'insuffisance des places de stationnement pour véhicules et cycles. Le tribunal a fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme pour surseoir à statuer et impartir un délai aux pétitionnaires afin de régulariser le permis de construire.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'assignation à résidence pris par le préfet du Doubs. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre "étudiant", car la formation à distance de développeur web suivie par le requérant ne nécessitait pas sa présence en France, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont donc été rejetées.
Refus de titre de séjour. Tribunal administratif de Besançon, juge des référés. Rejet de la demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet du Jura refusant la délivrance d’un titre de séjour à un ressortissant malien. La condition d’urgence n’a pas été examinée, car aucun des moyens soulevés (notamment tirés de l’article L. 423-22 du CESEDA et de l’article 8 de la CEDH) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Jura lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était entachée ni d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé ni d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du rejet définitif de sa demande d'asile et de ses attaches au Pakistan. Enfin, l'interdiction de retour a été validée au regard des critères des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, maître de conférences, qui contestait le refus de l'Université de Franche-Comté de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 6 juin 2023. La requérante soutenait que la lecture d'un courriel professionnel à son domicile, pendant ses horaires de service, constituait un accident de service. Le tribunal a jugé que le contenu du message, bien qu'employant des propos exagérés, n'excédait pas le cadre normal des relations de travail et ne pouvait donc être qualifié d'accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.