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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la communauté de communes Loue Lison pour ordonner l'évacuation de la parcelle AY0207 à Ornans, occupée sans droit ni titre par une dizaine de caravanes. La juridiction a examiné l'urgence de la situation, caractérisée par des troubles à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques, ainsi que par l'imminence d'une manifestation sportive de 450 participants. Toutefois, le tribunal a soulevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, la parcelle relevant du domaine privé de la collectivité. En conséquence, la solution retenue est un rejet de la requête pour incompétence, en application des règles de répartition des compétences entre les ordres de juridiction administrative et judiciaire, sans qu'il soit besoin de statuer sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 2 décembre 2024 par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité Est a licencié M. C, policier adjoint en période d'essai, pour manquement au devoir d'exemplarité. La juridiction a jugé que ce licenciement, revêtant un caractère disciplinaire, était intervenu en méconnaissance des droits de la défense, car l'agent n'avait pas reçu communication de son dossier conformément à l'article 65 de la loi du 22 avril 1905. Ce défaut de communication a privé M. C d'une garantie essentielle pour préparer sa défense. Le tribunal a également relevé que la décision était insuffisamment motivée au regard de l'article 9 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la SAS Acoba, qui réclamait le paiement du solde d’un marché public d’assistance à maîtrise d’ouvrage conclu avec le centre hospitalier de Quingey. La juridiction a jugé que la requête était tardive, car la société n’avait pas saisi le tribunal dans le délai de deux mois suivant le rejet implicite de sa réclamation préalable, comme l’exigeait l’article 43.5 du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de prestations intellectuelles. En conséquence, la SAS Acoba était réputée avoir accepté la décision de refus de paiement.
Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a annulé partiellement la décision du 19 juillet 2024 du préfet du Doubs déclarant irrecevable la demande de regroupement familial de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait entaché sa décision d'un défaut d'examen en ne se prononçant pas sur la situation de l'enfant M., alors que la demande de la requérante portait également sur lui. En revanche, le tribunal a rejeté le recours concernant l'enfant Mme, estimant que le préfet était en situation de compétence liée pour refuser le regroupement familial d'un enfant majeur en application de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête des consorts I qui demandaient l'annulation de la délibération du 17 avril 2024 par laquelle le conseil municipal de Vézelois a classé leurs parcelles en zone agricole lors de la modification du plan local d'urbanisme. Le tribunal a écarté le moyen tiré du non-respect du délai de convocation des conseillers municipaux, estimant que la commune avait bien adressé les convocations trois jours francs avant la réunion, conformément à l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B dit E et de l'association AGM Gymnastique, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 25 juillet 2024 du préfet du Doubs. Cet arrêté interdisait à Mme B dit E d'encadrer des mineurs dans des activités physiques et sportives pour une durée de trois ans, en raison de violences verbales et morales et d'un comportement autoritaire. Le tribunal a jugé que l'intervention de l'association était irrecevable car non présentée dans un mémoire distinct. Sur le fond, il a estimé que les faits de violences verbales et morales, établis par des témoignages concordants, justifiaient la mesure, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens. La décision a été prise en application de l'article L. 212-13 du code du sport.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'assignation à résidence pris par le préfet du Doubs. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre "étudiant", car la formation à distance de développeur web suivie par le requérant ne nécessitait pas sa présence en France, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la décision de refus de titre de séjour du 2 juin 2025 préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations concernant son contrat d'apprentissage et son hébergement. En conséquence, la demande de suspension de l'exécution de la décision préfectorale a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. D L, Mme E I et Mme F H, qui demandaient l'annulation de l'arrêté de mise en sécurité pris le 24 janvier 2023 par le maire de Saint-Claude, ordonnant la démolition d'un immeuble menaçant ruine sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du maire, l'absence de propriété des requérants, et la qualification de bien sans maître. Il a jugé que la procédure était régulière et que la décision contestée était fondée. Les requérants ont été condamnés à verser 2 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, maître de conférences, qui contestait le refus de l'Université de Franche-Comté de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 6 juin 2023. La requérante soutenait que la lecture d'un courriel professionnel à son domicile, pendant ses horaires de service, constituait un accident de service. Le tribunal a jugé que le contenu du message, bien qu'employant des propos exagérés, n'excédait pas le cadre normal des relations de travail et ne pouvait donc être qualifié d'accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant britannique, qui contestait le refus du préfet du Jura de lui délivrer un titre de séjour en qualité de "visiteur". Le tribunal a jugé que le visa long séjour temporaire "dispense de carte de séjour" détenu par M. A ne constituait pas un visa de long séjour au sens de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne permettait pas d'obtenir un premier titre de séjour. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée récente et de la situation familiale de l'intéressé. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir de régularisation.
Le Tribunal administratif de Besançon a examiné la requête de M. E, voisin, demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Echenoz-la-Méline pour deux bâtiments d'habitation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande, estimant que les documents fournis permettaient d'apprécier l'insertion du projet. En revanche, il a retenu les moyens fondés sur la méconnaissance des articles UE 10, UE 12.1 et UE 12.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d'agglomération de Vesoul, concernant la hauteur excessive d'un bâtiment et l'insuffisance des places de stationnement pour véhicules et cycles. Le tribunal a fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme pour surseoir à statuer et impartir un délai aux pétitionnaires afin de régulariser le permis de construire.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme H demandant l'annulation d'un arrêté du 28 mai 2024 par lequel le maire de Mouthe a délivré un permis d'aménager un lotissement de trois lots. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de la notice architecturale au regard de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme, estimant qu'elle décrivait suffisamment l'état initial et les partis retenus. Il a également rejeté le grief relatif à l'insuffisance des plans, faute pour la requérante d'apporter des éléments précis sur les omissions alléguées. Enfin, le tribunal a examiné et écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1 AU 3 du plan local d'urbanisme (PLU) concernant les accès et la voirie.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Jura lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était entachée ni d'un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé ni d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du rejet définitif de sa demande d'asile et de ses attaches au Pakistan. Enfin, l'interdiction de retour a été validée au regard des critères des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d’une tierce opposition par des pêcheurs professionnels et une association, a rejeté la demande visant à déclarer non avenu son jugement du 18 juin 2024. Ce jugement avait annulé un arrêté préfectoral ouvrant certains lots du Doubs navigable à la pêche professionnelle, pour erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a écarté les moyens d’erreur de droit et d’appréciation erronée des faits, jugeant que la réglementation permet au gestionnaire d’interdire l’usage d’engins professionnels sans créer de discrimination illégale. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article R. 435-16 du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, un éducateur spécialisé, qui demandait l'annulation de son arrêté de révocation pris par la présidente du département du Doubs. Le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles 1er, 2, 3 et 4 du décret n° 89-822 du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire dans la fonction publique hospitalière. Il a jugé que le délai de quinze jours pour prendre connaissance du rapport et pour la convocation au conseil de discipline avait été respecté, et que les autres griefs procéduraux n'étaient pas fondés. En conséquence, la sanction de révocation a été validée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A contre l'arrêté du maire de Saône du 11 décembre 2023 lui ordonnant d'interrompre ses travaux de construction. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, M. A ayant été informé des motifs envisagés et mis en mesure de présenter ses observations, sans que la communication des pièces techniques soit exigée. La décision, fondée sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, a été considérée comme suffisamment motivée et les infractions caractérisées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 4 octobre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Saône lui a ordonné de se dessaisir de ses armes, lui a interdit d'en détenir, a prononcé son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) et a retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a écarté le moyen d'irrecevabilité des écritures en défense, estimant que la communication du mémoire après clôture de l'instruction avait rouvert celle-ci. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et a rejeté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, en application des articles L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure et L. 423-15 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet du Doubs de lui délivrer une carte de résident "résident de longue durée-UE" de dix ans. Le tribunal a estimé que les ressources de Mme A, bien que régulières, étaient insuffisantes et instables, ne remplissant pas la condition de montant au moins égal au SMIC exigée par l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision du préfet, fondée sur une erreur d'appréciation non retenue, a donc été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Saône ordonnant le dessaisissement de ses armes et lui interdisant d'en détenir. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette mesure, en application des articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison d'une condamnation pénale de M. A pour violences. La procédure contradictoire n'était pas requise dans ce cas, et la décision n'a pas été considérée comme disproportionnée.