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Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus de l'administration de l'indemniser pour son préjudice d'agrément suite à une altercation avec un détenu. Le tribunal a jugé que la protection fonctionnelle prévue par l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 ne permet pas à l'administration de se substituer à l'auteur condamné pour payer les dommages-intérêts, même en cas d'insolvabilité. Il a estimé que M. B n'apportait pas la preuve suffisante de l'existence d'un préjudice d'agrément lié à l'arrêt de ses activités de musculation et de moto enduro. La solution retenue est donc le rejet des conclusions en annulation et en indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. C pour contester un avis des sommes à payer et un arrêté de mise en recouvrement émis par le maire de Belmont, lui réclamant 930 euros d'astreinte pour non-respect d'une mise en demeure relative à la régularisation d'un portail et d'une clôture. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la notification de l'avis des sommes à payer n'était pas établie. Il a ensuite examiné les moyens au fond, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de l'incompétence, en application des articles L. 481-1 du code de l'urbanisme et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de la société Soprema Entreprises, qui contestait le décompte général du marché de travaux du lot n°6 (couverture, étanchéité) pour le conservatoire et le FRAC de Grand Besançon Métropole. La société demandait le paiement d’un solde de 270 149,12 euros, tandis que la collectivité opposait l’irrecevabilité de la requête et formait des conclusions reconventionnelles. Le tribunal a jugé que la société requérante, simple cotraitante non mandataire du groupement conjoint, n’avait pas qualité pour agir directement contre le maître d’ouvrage, rendant sa requête irrecevable. Par voie de conséquence, les conclusions reconventionnelles de la communauté d’agglomération ont également été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. Chauvelot, un ancien secrétaire administratif admis à la retraite pour invalidité, qui contestait le refus implicite du préfet de la Haute-Saône de lui accorder l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) et le refus de délivrer une attestation de fin d'emploi. Le tribunal a jugé que M. Chauvelot, ayant sollicité lui-même sa mise à la retraite, n'avait pas été involontairement privé d'emploi au sens du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020 et du code du travail, condition nécessaire pour bénéficier de l'ARE. Par conséquent, la demande d'annulation des décisions préfectorales, ainsi que les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'inspectrice du travail du 11 mars 2024 autorisant son licenciement pour inaptitude. Le requérant invoquait un vice de procédure lié à l'absence de communication et d'approbation du procès-verbal de la réunion du comité social et économique (CSE), en méconnaissance des articles R. 2315-25 du code du travail et du règlement intérieur du CSE. Le tribunal a écarté ce moyen, estimant que ces irrégularités n'avaient pas privé M. A d'une garantie ni influencé le sens de la décision. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, agent de l'EPLEFPA de Besançon, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle. Le tribunal a estimé que la directrice de l'établissement avait pu légalement refuser cette protection, car les faits de harcèlement sexuel reprochés à l'agent étaient matériellement établis et présentaient le caractère d'une faute personnelle détachable du service. La solution est fondée sur les articles L. 134-1 et L. 134-4 du code général de la fonction publique. Par conséquent, la demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice présentées par M. A ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme A, aide-soignante contractuelle, qui demandait la condamnation du centre hospitalier intercommunal (CHI) du Pays du Revermont pour recours abusif aux contrats à durée déterminée (CDD) et non-respect de son droit à un contrat à durée indéterminée (CDI) à compter de 2018. Le tribunal a examiné la requête au regard de la directive européenne 1999/70/CE, de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n° 91-155 du 6 février 1991. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a entendu les parties et pris la décision en audience publique.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SCI Capavenir, qui contestait la délibération du 3 avril 2024 de la communauté de communes Terre d'Emeraude approuvant son plan local d'urbanisme intercommunal. La société demandait l'annulation de plusieurs dispositions affectant sa parcelle, notamment la création d'une servitude d'espaces paysagers, le classement en zone naturelle et la création d'une zone à urbaniser. Le tribunal a jugé que la servitude d'espaces paysagers était justifiée par la présence de structures végétales et par des objectifs de sécurité routière, et que le classement en zone naturelle n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Enfin, les conclusions relatives à la zone à urbaniser ont été déclarées irrecevables, la SCI ne justifiant pas d'un intérêt à agir en l'absence de propriété sur les parcelles concernées. La décision s'appuie sur les articles L. 151-23 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête du syndicat mixte des Deux Lacs, qui demandait la condamnation solidaire des sociétés Vert Marine et VM 25160 à lui verser 87 979,39 euros au titre de consommations et de congés payés liés à l'exploitation d'un centre aquatique. Le tribunal a considéré que la demande indemnitaire se heurtait à l'autorité de la chose jugée attachée à son précédent jugement du 16 mars 2023, qui avait déjà annulé le titre de recette émis par le syndicat. La requête a été rejetée, et le syndicat a été condamné à verser 1 500 euros à chacune des deux sociétés défenderesses au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Bretagne pour son projet de construction. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 410-1 et R. 410-14 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le motif de refus fondé sur l'article L. 111-3 du même code était légal, le projet étant situé en dehors des parties urbanisées de la commune. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Besançon annule partiellement un titre de perception de 6 395,49 euros émis à l’encontre de M. Chauvelot, secrétaire administratif radié des cadres et mis à la retraite pour invalidité. Le tribunal juge illégal le remboursement des traitements perçus du 1er mars au 13 avril 2023, car un précédent jugement avait annulé l’entrée en vigueur anticipée de la radiation au 1er mars 2023. En conséquence, il décharge M. Chauvelot de l’obligation de payer 3 550,42 euros et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur le code de justice administrative et le code civil.
Le Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre) a examiné les requêtes de M. C contestant un avis des sommes à payer et un arrêté de mise en recouvrement d’une astreinte de 930 euros, émis le 24 octobre 2023 par le maire de Belmont pour non-respect d’une mise en demeure en matière d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, faute pour la commune de justifier de la notification régulière de l’avis des sommes à payer. Sur le fond, il a annulé l’arrêté de mise en recouvrement et l’avis des sommes à payer, jugeant que l’astreinte ne pouvait légalement courir avant la notification de la mise en demeure, en application des articles L. 481-1 du code de l’urbanisme et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, professeur des universités, qui contestait la décision de la présidente de l'université Marie et Louis Pasteur de le réquisitionner pour participer aux examens ECOS nationaux. Le tribunal a jugé que la présidente de l'université était compétente pour prendre une telle mesure de réquisition en vertu des pouvoirs généraux d'organisation du service qui lui sont conférés par le code de l'éducation. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure de notification et d'un défaut de motivation, considérant la décision suffisamment motivée. Enfin, le tribunal a estimé que la réquisition était justifiée par la nécessité de garantir la continuité du service public des examens nationaux, sans que le préavis de grève déposé par le requérant ne fasse obstacle à cette mesure.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme C contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Naisey les Granges pour un projet de division parcellaire. Le tribunal a jugé que le maire avait légalement fondé son refus sur l’article L. 111-11 du code de l’urbanisme, en raison de l’insuffisance des réseaux publics d’eau et d’électricité pour desservir le projet, sans que la commune soit en mesure d’indiquer un délai de réalisation des travaux nécessaires. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe d’égalité devant le service public.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 17 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la procédure de demande de pièces complémentaires prévue à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration n'est pas applicable aux demandes de titres de séjour, sauf initiative facultative du préfet. En l'espèce, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu cette procédure et que les moyens soulevés par M. A, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le requérant n'a pas démontré la régularité de son entrée en France, condition nécessaire pour bénéficier de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien. Il écarte également le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le mariage récent et l'arrivée récente en France ne caractérisant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 mars 2025 par lequel le préfet de la Haute-Saône l'avait assigné à résidence pour six mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la violation alléguée du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'était pas établie, faute pour le requérant de démontrer que des éléments non présentés auraient pu modifier la décision. Enfin, la décision a été jugée conforme aux articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'assignation étant justifiée par l'attente d'un laissez-passer consulaire.
Le Tribunal Administratif de Besançon a pris acte du désistement pur et simple de la SCI Ruby de sa requête en excès de pouvoir. La société demandait l'annulation du refus implicite d'ENEDIS de déplacer un poteau électrique implanté sur sa parcelle. L'ordonnance constate que le désistement est parfait et qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond du litige. Conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement et laisse à chaque partie la charge de ses propres frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la maire de Besançon d’accéder à sa demande de rupture conventionnelle, fondée sur l’article 72 de la loi n°2019-828 du 6 août 2019. En cours d’instance, la ville a informé le tribunal que l’agent avait démissionné et avait été radié des cadres, rendant le litige sans objet. Le tribunal a alors invité M. B à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, le requérant est réputé s’être désisté, et l’ordonnance donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de plusieurs associations environnementales demandant la suspension des travaux de réfection de la piste de l'aérodrome de Dole Jura. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par ce texte n'était pas remplie, les associations n'ayant pas saisi la justice dès qu'elles ont eu connaissance du projet, et que l'atteinte grave et manifestement illégale au droit de vivre dans un environnement équilibré n'était pas caractérisée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.