Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2507874(TA33-2507874)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 10 novembre 2025 assignant à résidence M. A..., ressortissant algérien, pour une durée de 45 jours. Le juge estime que la condition de perspective raisonnable d'éloignement prévue à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas remplie, en raison d'une interdiction judiciaire de se rendre à Bordeaux et de l'absence de démarches consulaires du préfet. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. L'Etat est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA33-2501569(TA33-2501569)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 12 décembre 2025, a constaté qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte de 100 euros par jour prononcée le 18 juin 2025 à l’encontre de l’État pour assurer l’exécution d’un jugement du 14 février 2024. Cette décision fait suite à la communication par le préfet de la Gironde d’une capture d’écran établissant que le requérant, M. B..., s’était vu remettre un certificat de résidence algérien avant même le prononcé de l’astreinte. Le tribunal a donc estimé que le jugement avait été exécuté, rendant la liquidation de l’astreinte sans objet, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507875(TA33-2507875)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la décision était régulière et que les risques de traitements inhumains ou dégradants invoqués par la requérante n'étaient pas établis. La solution retenue confirme le transfert vers le Portugal, État responsable de la demande d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2407210(TA33-2407210)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux donne acte du désistement pur et simple de M. B..., qui avait initialement demandé l'annulation de l'arrêté du maire de Soulac-sur-Mer du 19 juin 2025 s'opposant à sa déclaration préalable pour la construction d'un abri. Le requérant s'est désisté de l'instance et de son action par un mémoire enregistré le 11 décembre 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que rien ne s'oppose à ce désistement et en donne acte. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer, mettant fin au litige sans examen au fond.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2505444(TA33-2505444)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Hebras Garcia d’une demande d’indemnisation de 20 569,89 euros pour le rejet irrégulier de son offre dans le cadre d’un marché public du SDIS 47. La société s’est ensuite désistée de ses conclusions principales, ne maintenant que sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 12 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de frais, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403232(TA33-2403232)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du 18 mars 2024 par laquelle le conseil municipal de Cubzac Les Ponts avait exercé son droit de préemption sur deux parcelles. En cours d’instance, la commune a retiré cette délibération par une nouvelle délibération du 12 novembre 2024, rendant définitif ce retrait. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et à fin d’injonction, devenues sans objet. Les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées, chaque partie conservant la charge de ses propres dépens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508495(TA33-2508495)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant le renouvellement de la carte professionnelle de M. B.... La requête a été jugée irrecevable car le requérant n’avait pas introduit de recours en annulation au préalable, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. À titre subsidiaire, le juge a estimé qu’aucun moyen sérieux n’était soulevé, la décision étant suffisamment motivée au regard des articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, malgré le classement sans suite des poursuites pénales. L’ordonnance a donc été rendue sans examen de l’urgence, en application de l’article L. 522-3.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2508253(TA33-2508253)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 14 octobre 2025 par laquelle le préfet de Lot-et-Garonne a fixé le Maroc comme pays de renvoi de M. B..., en exécution d’une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal juge que cette décision méconnaît l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le préfet d’avoir vérifié, au vu des risques allégués par l’intéressé, que son renvoi ne l’exposerait pas à des traitements inhumains ou dégradants. La décision est également entachée d’un défaut d’examen réel de la situation personnelle et médicale de M. B..., en particulier de la nécessité d’une prise en charge chirurgicale imminente.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508324(TA33-2508324)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Gironde. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public ou de risque de fuite, ces conditions n'étant pas requises pour une assignation sur le fondement du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable, le préfet ayant démontré avoir engagé des démarches concrètes (demande de vol) et le requérant étant en possession d'un passeport valide. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508221(TA33-2508221)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C..., ressortissant algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de droit liée à l'application de l'article L. 422-1 du CESEDA au lieu de l'accord franco-algérien, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403517(TA33-2403517)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS Médoc Biogaz, qui contestait le refus de l’aide destinée à compenser la hausse des coûts du gaz et de l’électricité liée à la guerre en Ukraine. La société, active dans la production de gaz, soutenait que le décret du 1er juillet 2022 n’excluait pas son activité et que celle-ci devait être qualifiée d’agricole. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, car le régime d’aide, fondé sur le droit de l’Union européenne et le décret précité, exclut la production propre d’énergie des coûts éligibles, ce qui correspond à l’activité de la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503886(TA33-2503886)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'accord franco-marocain, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2400537(TA33-2400537)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A... qui demandait la restitution des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de 2022, en contestant avoir coché par erreur la case de déclaration séparée. Le tribunal rappelle que, conformément à l'article 6 du code général des impôts et à l'article 43 bis de son annexe III, l'option pour l'imposition distincte des partenaires liés par un pacte civil de solidarité est irrévocable une fois exercée dans les délais de déclaration. En l'espèce, M. A... et sa partenaire ayant tous deux opté pour la déclaration séparée dans les formes requises, cette option ne peut être remise en cause après l'expiration du délai légal. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504498(TA33-2504498)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A... contre la décision de non-opposition à déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques sur des bâtiments agricoles à Ribérac. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, faute pour les requérants d'avoir justifié de la notification de leur recours au bénéficiaire de l'autorisation, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette irrecevabilité n'a pas été régularisée dans le délai imparti, malgré une invitation du tribunal en ce sens.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2400586(TA33-2400586)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant la taxe d'habitation pour les années 2016 à 2018 et demandant réparation pour une imposition à la taxe foncière. Les conclusions à fin de décharge ont été jugées irrecevables car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale n'avait pas été présentée dans le délai prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux avec l'administration. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen du bien-fondé des impositions.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2504887(TA33-2504887)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la préfète de la Dordogne d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la résiliation d’un avenant à un contrat de délégation de service public pour l’exploitation d’un camping municipal. Après l’échec d’une médiation, la préfète s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 11 décembre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant achevée sans examen du litige.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2508493(TA33-2508493)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante chinoise, qui contestait son obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits à la vie, à la santé et à sa vie privée et familiale, en raison des risques liés à son état de santé et à la séparation d’avec son fils. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, la légalité de la mesure d’éloignement ayant été confirmée par la cour administrative d’appel de Bordeaux et l’état de santé de l’intéressée ne présentant pas de conséquences d’une exceptionnelle gravité selon l’avis de l’OFII. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2508516(TA33-2508516)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., un mineur non accompagné se déclarant né en 2009. Le requérant contestait le refus du département de la Gironde de l’héberger après un avis défavorable à sa minorité, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a rappelé que, conformément aux articles 375 et suivants du code civil et au code de l’action sociale et des familles, le président du conseil départemental ne peut admettre un mineur à l’aide sociale à l’enfance sans une décision de l’autorité judiciaire, et que la carence de l’administration doit être caractérisée pour constituer une illégalité manifeste. En l’espèce, la demande a été jugée manifestement mal fondée, car le département avait respecté la procédure légale en saisissant le juge des enfants, dont la décision était toujours attendue.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305810(TA33-2305810)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Mademoiselle E... contestant la décision du ministre du travail du 23 août 2023 refusant d'autoriser le licenciement de Mme B..., salariée protégée. La société invoquait une erreur d'appréciation et un défaut d'examen des griefs, estimant que les faits de harcèlement moral imputés à la salariée justifiaient son licenciement. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement apprécié la situation, en application des articles L. 1152-2 et L. 2411-1 du code du travail, et que les faits reprochés n'étaient pas d'une gravité suffisante pour autoriser le licenciement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2401331(TA33-2401331)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 1er février 2024 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé à Mme A., ressortissante guinéenne demandeuse d’asile, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un vice de procédure, l’OFII n’ayant pas procédé à l’évaluation de la vulnérabilité de l’intéressée prévue par les articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également relevé une erreur de fait, la décision mentionnant à tort que Mme A. était hébergée. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de rétablir rétroactivement le bénéfice des conditions matérielles d’accueil dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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