Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2501982(TA33-2501982)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. B..., ressortissant algérien, contre deux arrêtés de la préfète de la Dordogne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour en France.
N° TA33-2501707(TA33-2501707)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. B..., ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 14 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, obligatoire pour un étranger justifiant de plus de dix ans de résidence habituelle en France. Le tribunal a constaté que M. B... résidait habituellement en France depuis son entrée en 2012, soit plus de dix ans, et que le préfet n'avait pas saisi la commission. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté pour vice de procédure, sans examiner les autres moyens, en application des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501639(TA33-2501639)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 février 2025 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence de six ans en France, de son mariage passé avec une Française et de la naissance de son enfant en 2023. La solution retenue est l'annulation de la décision pour méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la CESDH.
N° TA33-2502015(TA33-2502015)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé malgré une référence erronée à l'accord franco-algérien. Saisi sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de l'état de santé de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2506002(TA33-2506002)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le refus définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501578(TA33-2501578)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G..., ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le CESEDA et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA33-2508445(TA33-2508445)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... concernant le rejet de son recours gracieux contre deux titres de perception émis par le rectorat pour un trop-perçu d'indemnités journalières. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'apportant pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, malgré l'existence d'une saisie administrative à tiers détenteur et de majorations en cours. La solution retenue est un rejet par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2505871(TA33-2505871)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 29 avril 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait obligé Mme A... C..., ressortissante congolaise, à quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trois ans. La requérante soutenait notamment que la décision méconnaissait l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protège les mineurs de dix-huit ans contre une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas valablement contesté la force probante de l'acte d'état civil produit, établissant la minorité de l'intéressée, en application de l'article 47 du code civil. En conséquence, la décision d'éloignement a été jugée illégale, entraînant l'annulation de l'ensemble de l'arrêté.
N° TA33-2500356(TA33-2500356)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A..., technicienne de recherche et de formation, d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’un accident de service survenu le 6 avril 2017. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de l’État, l’accident étant imputable au service. Il a condamné l’État à verser à Mme A... une provision de 157 150 euros, en application des principes de réparation intégrale des préjudices subis par les fonctionnaires victimes d’accidents de service, sur le fondement du code général de la fonction publique. Les demandes complémentaires de la requérante ont été renvoyées à une procédure ultérieure pour évaluation définitive.
N° TA33-2502735(TA33-2502735)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité de 926,28 euros. La requête, introduite par le biais de Telerecours citoyens, ne contenait aucun exposé de faits ou de moyens, en violation des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 14 mai 2025, la requérante n'a pas fourni les précisions nécessaires. En conséquence, le juge a prononcé le rejet de la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2508587(TA33-2508587)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de décisions de refus de récépissé déjà prises par le préfet de la Gironde, et qu’elle ne visait pas à prévenir un péril grave. La demande a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2406702(TA33-2406702)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA33-2305749(TA33-2305749)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., secrétaire administratif, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022, fixé à 466,67 euros, en invoquant une méconnaissance du principe d'égalité avec une collègue. La requérante n'a pas apporté d'éléments suffisants pour établir une discrimination, l'administration justifiant la différence par l'ancienneté supérieure de l'autre agent. La solution s'appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, qui prévoit que le CIA tient compte de l'engagement professionnel et de la manière de servir.
N° TA33-2406198(TA33-2406198)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde sur sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a annulé cette décision implicite au motif qu'elle était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2405935(TA33-2405935)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour « retraité » de Mme C..., ressortissante britannique. Le tribunal retient un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte. La solution repose sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2306513(TA33-2306513)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C..., professeure des écoles contractuelle, qui contestait le non-renouvellement de son contrat par la DASEN de la Gironde. La requérante invoquait une discrimination liée à son état de grossesse et une méconnaissance de l’intérêt du service. Le tribunal a jugé que le non-renouvellement était justifié par un motif d’intérêt du service, le poste ayant été pourvu par un fonctionnaire, et que la requérante ne pouvait se prévaloir de l’existence d’autres postes vacants sur lesquels elle n’avait pas postulé. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 311-1 et L. 333-2 du code général de la fonction publique.
N° TA33-2507110(TA33-2507110)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une requête de M. B... visant à contester une sanction du CNAPS (interdiction d’activité de sécurité privée de 36 mois et pénalité de 30 000 €). Le tribunal constate que la requête, enregistrée par erreur à Bordeaux, était destinée au tribunal administratif de Marseille, territorialement compétent, et que le requérant a demandé à ne pas en tenir compte. En application des règles de procédure, le juge prononce la radiation de la requête du registre du tribunal. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision étant purement procédurale.
N° TA33-2506585(TA33-2506585)
Requête en annulation d’une décision de la caisse d’allocations familiales de la Gironde rejetant une contestation de trop-perçu de prime exceptionnelle. Le Tribunal administratif de Bordeaux constate que la requête constitue un doublon d’une précédente requête enregistrée sous un autre numéro. En application du code de justice administrative, il ordonne la radiation de la requête du registre du tribunal.
N° TA33-2502251(TA33-2502251)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., qui demandait à être hébergé en application d'une décision de la commission de médiation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit la décision de la commission de médiation, pourtant obligatoire en vertu des articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2505173(TA33-2505173)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur d'appréciation sur l'état de santé, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.