Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2304683(TA33-2304683)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de Mme A... contre les refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer un passeport et une carte nationale d’identité à son enfant mineur. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a joint les deux requêtes et s’est fondé sur le décret n°55-1397 du 22 octobre 1955 et l’article 18 du code civil pour apprécier la nationalité française de l’enfant. Le juge a vérifié si les pièces produites établissaient suffisamment l’identité et la nationalité du demandeur, un doute sérieux pouvant justifier un refus. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été examinés sans que le dispositif final soit communiqué.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2506659(TA33-2506659)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Gironde rejetant sa contestation d’un trop-perçu de prime exceptionnelle de fin d'année 2022. Par une ordonnance fondée sur le code de justice administrative, le tribunal a constaté que cette requête, enregistrée le 27 septembre 2025, constituait un doublon d’une précédente requête déposée le 21 février 2025. En conséquence, il a ordonné la radiation de la seconde requête du registre du tribunal.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2500644(TA33-2500644)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A..., technicienne de recherche, d’une demande d’indemnisation des préjudices subis à la suite d’un accident de service survenu le 6 avril 2017. La requérante sollicitait la condamnation de l’État à lui verser une somme totale de 343 770,88 euros, ainsi qu’une provision de 157 150 euros. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné le rapport d’expertise, a reconnu la responsabilité sans faute de l’État. Il a accordé à Mme A... une indemnité de 144 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 10 000 euros pour les souffrances endurées, 3 150 euros pour les frais de médecin conseil, et 5 000 euros pour le préjudice esthétique, le tout assorti des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la protection sociale des fonctionnaires victimes d’accidents de service.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2301994(TA33-2301994)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B..., professeur contractuel, de deux recours en excès de pouvoir visant à annuler une décision de suspension conservatoire du 28 octobre 2022 et sa prolongation du 28 février 2023, prises par la rectrice de l’académie de Bordeaux. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur manifeste d’appréciation et l’illégalité du maintien de la suspension en l’absence de poursuites. Par deux mémoires enregistrés le 28 novembre 2025, M. B... s’est désisté purement et simplement de ses deux requêtes. Le tribunal a joint les instances et donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501770(TA33-2501770)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet de la Dordogne du 20 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la notification de l'arrêté ne comportait pas la mention des délais et voies de recours, rendant le recours recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté au motif que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. B... constituait une menace pour l'ordre public, et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304058(TA33-2304058)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. E... contestant un titre de perception émis pour un trop-perçu de rémunération. La question centrale portait sur la recevabilité de la requête, le juge relevant d'office que celle-ci était tardive. En application de l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, le recours préalable de M. E... a fait naître une décision implicite de rejet le 13 mars 2023, soit six mois après son dépôt. Le tribunal a jugé que la requête, enregistrée le 24 juillet 2023, soit plus de deux mois après cette date, était irrecevable pour cause de tardiveté, et a donc rejeté la demande.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2407143(TA33-2407143)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., ressortissante biélorusse, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance des articles L. 423-11, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504559(TA33-2504559)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral du 18 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le chef du bureau de l'éloignement et du contentieux bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé la décision suffisamment motivée en droit et en fait, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire n'était pas fondé. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2506810(TA33-2506810)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Bordeaux concerne une erreur de procédure commise par M. A... B... sur la plateforme Télérecours. Le juge constate que le mémoire déposé sous un nouveau numéro de requête (n°2506810) se rapporte en réalité à une instance déjà enregistrée (n°2506490). En application des règles de procédure du code de justice administrative, le tribunal ordonne la radiation de la requête erronée et le versement des pièces dans le dossier initial.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508412(TA33-2508412)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS du 12 juin 2025. Cette décision infligeait à la société One protection une interdiction d'exercice de toute activité privée de sécurité pour douze mois et une pénalité financière de 10 000 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société n'ayant fourni aucun élément comptable ou contractuel démontrant l'impact immédiat de la mesure sur sa survie économique. Aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance des articles L. 634-9 et L. 634-12 du code de la sécurité intérieure, n'a été examiné au fond, le rejet étant fondé sur le défaut d'urgence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2306331(TA33-2306331)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. H..., surveillant pénitentiaire, contestant la décision du 6 avril 2023 lui retirant son habilitation pour les missions de sécurisation des unités hospitalières sécurisées (ESP/UH) et le réaffectant au sein du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée ne faisait pas grief au requérant et était donc irrecevable, car elle constituait une simple mesure d'organisation du service ne modifiant pas sa situation statutaire. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2506972(TA33-2506972)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d'un recours en excès de pouvoir contre une ordonnance de la juge des enfants du tribunal judiciaire de Bergerac suspendant ses droits de visite pour quatre mois. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, rappelant qu'il n'appartient qu'au juge judiciaire d'apprécier les actes intervenus dans le cadre d'une procédure d'assistance éducative. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative, et sur les articles 375 et suivants du code civil relatifs à l'assistance éducative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2401680(TA33-2401680)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour recouvrer un trop-perçu d'aide exceptionnelle de solidarité de 224 euros. Le requérant contestait la dette en invoquant une erreur de l'administration et demandait une remise gracieuse. Statuant par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. Il a relevé que l'opposition à contrainte, qui doit être formée dans les quinze jours suivant la signification de l'acte, était tardive, la signification ayant été effectuée le 19 février 2024 et la requête enregistrée le 7 mars 2024. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles 655, 658 et 664-1 du code de procédure civile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508219(TA33-2508219)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B..., ressortissante nigériane, d'une demande d'injonction visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a édité et remis à l'intéressée un récépissé valable du 4 décembre 2025 au 3 juin 2026, l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, le litige ayant perdu son objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme B... au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le préfet étant regardé comme la partie perdante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507785(TA33-2507785)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Bordeaux Métropole. Celle-ci sollicitait une injonction à l’encontre du liquidateur judiciaire de la société CJ Trade pour obtenir la communication de l’attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle, nécessaire à l’exercice d’une action directe contre l’assureur. Le juge a estimé que la collectivité ne justifiait pas de l’urgence à obtenir cette communication pour la sauvegarde de ses droits. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes invoqués (code des assurances et code de justice administrative) en l’absence de démonstration de l’urgence requise.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2507981(TA33-2507981)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant bangladais bénéficiaire de la protection subsidiaire, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde avait délivré le récépissé sollicité le 10 décembre 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et, condamnant l'Etat en tant que partie perdante, a mis à sa charge le versement de 800 euros à l'avocate du requérant au titre des frais irrépétibles, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508264(TA33-2508264)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une plainte pour complicité d'entreprise terroriste dirigée contre la commune de Capbreton. Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que les dépôts de plainte relèvent des juridictions de l'ordre judiciaire, en application de l'article 40 du code de procédure pénale. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2402618(TA33-2402618)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) par la CDAPH de Lot-et-Garonne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) devant la CDAPH, conformément à l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2402266(TA33-2402266)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du président du conseil départemental de la Gironde mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément aux articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles. En outre, les moyens soulevés ont été considérés comme inopérants ou insuffisamment précis, notamment l'absence de précision sur les ressources du foyer au regard du montant forfaitaire du RSA fixé par le décret n° 2023-340 du 4 mai 2023.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508475(TA33-2508475)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de France Travail du 8 octobre 2025 supprimant l’allocation de retour à l’emploi de M. B... pour un mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé ayant continué à percevoir des versements partiels, et qu’aucun moyen sérieux n’était soulevé pour contester la légalité de la sanction. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

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