Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2501843(TA33-2501843)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. D..., militaire victime d'un accident de service le 4 mars 2019. Le requérant contestait l'évaluation de ses préjudices (notamment d'agrément et sexuel) réalisée par un médecin désigné par le ministère des armées et souhaitait engager une action en responsabilité. Le juge a estimé que la mesure d'expertise était utile pour déterminer l'étendue des séquelles en lien direct avec l'accident et permettre un éventuel contentieux indemnitaire, et a désigné un expert pour y procéder.
N° TA33-2506738(TA33-2506738)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., qui sollicitait l'aide du tribunal pour obtenir le paiement d'heures de formation effectuées sur ses jours de repos. La juridiction a constaté que les conclusions du requérant, dépourvues de caractère contentieux, ne tendaient ni à l'annulation d'une décision administrative ni à l'engagement de la responsabilité de l'administration. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, cette demande a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA33-2508173(TA33-2508173)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 4 novembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'ayant pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en ne démontrant pas que le refus de séjour l'empêchait de signer un contrat de travail à durée indéterminée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2506705(TA33-2506705)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de la Gironde à exécuter une condamnation pécuniaire prononcée par la Cour d'appel de Bordeaux. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a estimé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de se prononcer sur l'exécution d'une décision rendue par les juridictions judiciaires, cette compétence relevant du juge de l'exécution de l'ordre judiciaire. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire et L. 131-1 du code des procédures civiles d'exécution.
N° TA33-2506520(TA33-2506520)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un courrier indiquant qu’il revenait sur sa demande de démission de l’école de Gendarmerie de Rochefort. Cette requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni l’exposé de moyens juridiques ni de conclusions formelles (annulation ou indemnisation) exigés par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président du tribunal a prononcé le rejet par ordonnance, sans invitation à régulariser.
N° TA33-2507868(TA33-2507868)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension d'un crédit à la consommation contracté auprès de la société Sofinco. Par une ordonnance, le tribunal a rejeté cette requête pour incompétence, estimant qu'elle ne relevait manifestement pas de la juridiction administrative. En application des articles L. 213-4-1 et L. 213-4-5 du code de l'organisation judiciaire, ce litige relève de la compétence exclusive du juge des contentieux de la protection, siégeant au tribunal judiciaire. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2507934(TA33-2507934)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande d'effacement d'une mention de condamnation figurant sur le bulletin n° 2 de son casier judiciaire. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté cette requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé qu'en application des articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale, une telle demande doit être adressée au procureur de la République, qui la transmet à la juridiction judiciaire compétente. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur le 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508222(TA33-2508222)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester son hospitalisation sans consentement à l’hôpital Charles Perrens. En application des articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique, le juge judiciaire, et plus précisément le juge des libertés et de la détention, est seul compétent pour connaître de la régularité et de la nécessité des mesures de soins psychiatriques. Par conséquent, le tribunal administratif a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 2° du code de justice administrative.
N° TA33-2505308(TA33-2505308)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de logement social prioritaire et urgent, fondée sur l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le requérant invoquait la suroccupation et l’indécence de son logement. En cours d’instance, M. B... s’est désisté de sa requête. Par ordonnance du 15 décembre 2025, le tribunal, statuant en application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA33-2503076(TA33-2503076)
Recours d'un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde pour un hébergement d'urgence, qui n'avait pas reçu de proposition. Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La requête a été enregistrée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter de la fin du délai de six semaines de l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA33-2502014(TA33-2502014)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 15 décembre 2025, du désistement pur et simple de M. et Mme A... dans le cadre de leur recours pour excès de pouvoir. Les requérants contestaient le refus du maire de Saint-Médard-en-Jalles de dresser un procès-verbal d’infraction et de mettre en demeure l’indivision B... de se conformer aux normes d’urbanisme. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements.
N° TA33-2501253(TA33-2501253)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de logement de 1 683 euros réclamé par la CAF de la Gironde. La requérante n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA33-2404271(TA33-2404271)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Paris pour le recouvrement d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale de 1 445 euros. Après que la caisse a accordé une remise gracieuse de la dette, la requérante s'est désistée de sa requête. Par ordonnance du 15 décembre 2025, le tribunal, statuant en application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA33-2401757(TA33-2401757)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... pour contester la décision du bailleur social CDC Habitat de ne pas soumettre son dossier à la commission d'attribution des logements. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que l'attribution des logements sociaux relève du droit privé et non de prérogatives de puissance publique. Seules les décisions de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) relèvent du juge administratif, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA33-2401725(TA33-2401725)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... d’un recours contestant la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées lui accordant une orientation vers un service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) plutôt que vers un service d’accompagnement médico-social (SAMSAH). Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les décisions d’orientation des adultes handicapés vers un SAVS ou un SAMSAH ne relèvent pas du domaine de la rééducation professionnelle ou du travail adapté, et n’entrent donc pas dans la compétence de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et de l’article 32 du décret du 27 février 2015, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, et le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2508469(TA33-2508469)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Sainte-Hélène du 25 novembre 2025. Cet arrêté avait décidé de surseoir à statuer pendant deux ans sur la déclaration préalable de M. B... pour une division parcellaire, en raison de l'élaboration du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'approbation imminente du PLU ne rendant pas la décision contestée privée d'effet utile. Aucun des moyens soulevés n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme.
N° TA33-2508082(TA33-2508082)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a édité ce récépissé le 1er décembre 2025. Constatant que la mesure sollicitée avait ainsi été exécutée, le juge a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.
N° TA33-2502651(TA33-2502651)
Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., assistée de son curateur. Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge au centre hospitalier universitaire de Bordeaux entre le 5 juillet et le 17 août 2021 a été conforme aux règles de l’art, et à évaluer l’ensemble de ses préjudices. Le centre hospitalier et l’ONIAM, bien que ne s’opposant pas à l’expertise, ont formulé des réserves et demandé des compléments de mission. Le juge a rejeté les conclusions du CHU relatives aux frais d’expertise, estimant qu’il ne lui appartient pas de statuer sur la charge des dépens.
N° TA33-2506071(TA33-2506071)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi par le préfet de la Gironde d’une demande en rectification d’erreur matérielle affectant l’ordonnance n° 2506071 du 12 décembre 2025. L’erreur consistait à désigner M. A... comme bénéficiaire d’une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, au lieu de M. C.... Sur le fondement de l’article R. 741-11 du code de justice administrative, le président du tribunal a ordonné la correction de cette erreur matérielle en remplaçant le nom de M. A... par celui de M. C... dans le dispositif de l’ordonnance initiale.
N° TA33-2506428(TA33-2506428)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du maire de Lacanau du 6 mars 2025, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable pour un abri de jardin. En cours d’instance, la commune a indiqué que cet arrêté avait été retiré le 5 novembre 2025, et le préfet s’est désisté de sa requête. Par une ordonnance du 12 décembre 2025, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l’instance.