Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2507905(TA33-2507905)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 10 novembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait assigné à résidence M. B..., ressortissant marocain, pour une durée de 45 jours. La juridiction a jugé que cette mesure était illégale car l'administration n'avait engagé aucune démarche pour obtenir un laissez-passer auprès des autorités consulaires, ne démontrant pas que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, en méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet a été écartée, l'arrêté ayant produit des effets avant l'incarcération du requérant.
N° TA33-2508306(TA33-2508306)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du recteur de la région académique de Nouvelle-Aquitaine de lui accorder une bourse de mobilité master pour l’année 2025-2026. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucune argumentation juridique, mais seulement des moyens d’ordre gracieux. En application de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA33-2505149(TA33-2505149)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l’université de Bordeaux de réexaminer ses résultats d’examen en licence économie-gestion. Le juge a rappelé qu’il ne peut substituer son appréciation à celle du jury et que seuls les moyens relatifs à la régularité des épreuves sont recevables. Les arguments de M. A..., portant sur le fond de l’évaluation et demandant une révision des notes, ont été jugés manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa requête. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
N° TA33-2507998(TA33-2507998)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant un rejet d'opposition à saisie à tiers détenteur pour un rappel d'impôts sur le revenu de 87 795 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions claires ni moyens juridiques, en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502148(TA33-2502148)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation d’une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de pénalités de droits de succession. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application des articles L. 199 et L. 281 du livre des procédures fiscales. Ces textes attribuent compétence au juge judiciaire pour connaître des contestations relatives au recouvrement des droits d’enregistrement et à l’obligation de payer. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent.
N° TA33-2504440(TA33-2504440)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision du recteur de l'académie de Bordeaux refusant le changement d'établissement scolaire de sa fille. Le juge a constaté que la requête, bien que recevable en la forme, ne contenait aucun moyen ni argumentation juridique à l'appui des conclusions. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, cette absence de moyens rend la requête manifestement irrecevable. Par conséquent, le tribunal a prononcé le rejet de la demande sans avoir à inviter la requérante à la régulariser.
N° TA33-2508088(TA33-2508088)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 novembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., étudiant togolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée en raison du refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la réalité et du sérieux des études poursuivies par le requérant.
N° TA33-2504430(TA33-2504430)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Vendée. Le tribunal a constaté que cette requête, enregistrée sous le n° 2504430, constituait un doublon d’une précédente requête déposée sous le n° 2504066. En application des règles de procédure, il a ordonné la radiation de la requête n° 2504430 des registres du greffe.
N° TA33-2500287(TA33-2500287)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet a finalement décidé d’accorder le titre sollicité. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA33-2506737(TA33-2506737)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et demandant une indemnisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la demande préalable adressée à l'administration, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n'a pas produit le document manquant dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.
N° TA33-2507775(TA33-2507775)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 8 août 2025 enjoignant au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, le préfet a remis à M. B... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'au 28 février 2026, et a engagé la fabrication d'un titre de séjour. Constatant que l'injonction avait ainsi été exécutée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2506693(TA33-2506693)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire mauritanien. Le requérant s’est borné à invoquer des difficultés de compréhension et un mauvais renseignement, sans développer aucun moyen de droit remettant en cause la légalité de la décision attaquée. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable faute de moyens opérants.
N° TA33-2506636(TA33-2506636)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C... contestant la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a considéré que le moyen tiré de la contestation de l’imputabilité et de la matérialité des infractions relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire et était donc inopérant devant la juridiction administrative. De même, le besoin professionnel de son permis a été jugé sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, la demande de rectification du dossier a été déclarée irrecevable, le juge administratif ne pouvant se substituer à l’administration. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2507315(TA33-2507315)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le retrait d'un point de son permis de conduire suite à une infraction routière. La requérante soutenait que l'infraction ne lui était pas imputable, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. Il a rappelé que la contestation de l'imputabilité d'une infraction relève de la compétence exclusive du juge pénal, et non du juge administratif. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article L. 223-1 du code de la route.
N° TA33-2507968(TA33-2507968)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme D... concernant le refus du centre hospitalier de Belves de lui communiquer la notification de sa pension d'invalidité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante disposait déjà des éléments essentiels (catégorie et montant de la pension) via ses bulletins de salaire mensuels et que l'établissement s'était engagé à lui fournir une attestation. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA33-2508325(TA33-2508325)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... qui demandait au préfet de la Gironde de statuer sur sa demande de renouvellement de carte de résident et de lui délivrer ce titre. Le tribunal a constaté que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 3 décembre 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions du requérant, présentées à titre principal sans être accessoires à un recours en annulation contre cette décision implicite, ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508226(TA33-2508226)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde retirant la carte de résident de M. A..., ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de procédure contradictoire, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence, bien que présumée en matière de retrait de titre de séjour, n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux.
N° TA33-2508371(TA33-2508371)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d’une demande de modification d’une ordonnance du 12 novembre 2025 afin d’assortir d’une astreinte l’injonction faite à la préfète de la Dordogne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. En cours d’instance, la préfète a remis à l’intéressé un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu’au 4 juin 2026, l’autorisant à travailler, ce qui a satisfait à l’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’astreinte et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508109(TA33-2508109)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F..., ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés, sans les détailler dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de transfert.
N° TA33-2507144(TA33-2507144)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... C... contestant un arrêté du maire de la Réole infligeant une amende de 50 euros pour dépôt sauvage de déchets à Mme A... C.... Le juge a constaté que M. C..., simple particulier, n'avait ni qualité pour représenter Mme C... en justice ni intérêt personnel à agir contre cette amende. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 435-1 du code de justice administrative.