Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2305169(TA33-2305169)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de la commune d'Eysines pour un défaut d'entretien normal du domaine de Pinsan, à la suite d'une chute due à une racine le 7 juin 2020. Le tribunal a jugé que la racine, par sa nature, ses dimensions et son emplacement dans un espace naturel boisé, ne constituait pas un défaut d'entretien normal, car elle n'excédait pas ce qu'un piéton prudent doit s'attendre à rencontrer. Par conséquent, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires de Mme A... ont été rejetées.
N° TA33-2508140(TA33-2508140)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A..., aide-soignante stagiaire licenciée pour insuffisance professionnelle par le centre hospitalier de Saint-Astier. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l'atteinte à sa situation, malgré la perte de rémunération invoquée. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision de licenciement.
N° TA33-2305288(TA33-2305288)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D... qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Gironde d'étendre son agrément d'assistante maternelle pour l'accueil d'un troisième enfant. La décision de refus était motivée par l'incapacité de la requérante à proposer un projet abouti pour répondre aux besoins des enfants, notamment en matière de sommeil et d'organisation des sorties. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 421-3, R. 421-3 et R. 421-5 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA33-2506354(TA33-2506354)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’une production de pièces par Mme A..., enregistrée sous un nouveau numéro de requête (n° 2506354). Constatant que ces pièces se rapportaient en réalité à une instance déjà pendante (n° 2504999), le tribunal a ordonné la radiation de cette nouvelle requête du registre. La solution retenue est un simple rattachement des pièces au dossier initial, sans examen au fond. Cette décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA33-2305327(TA33-2305327)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 5 septembre 2023 par lequel le président de l’Université Bordeaux Montaigne avait suspendu M. B..., maître de conférences, de ses fonctions pour une durée déterminée. La juridiction a jugé que cette nouvelle suspension, prononcée après une décision de relaxe de la section disciplinaire devenue exécutoire, méconnaissait l'article L. 951-4 du code de l'éducation. En l'absence d'éléments nouveaux suffisamment probants établissant la vraisemblance et la gravité des faits reprochés, le président ne pouvait légalement justifier une nouvelle mesure conservatoire. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué.
N° TA33-2507727(TA33-2507727)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le syndic transac Barrière d’un recours en excès de pouvoir contre une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Le juge a constaté que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, constitue la rémunération d’un service public industriel et commercial. En conséquence, le litige relève de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504852(TA33-2504852)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’une sanction disciplinaire de cinq jours d’arrêts, après renvoi de la cour administrative d’appel. Le ministère des armées a toutefois retiré la sanction contestée par une décision du 5 mars 2025, devenue définitive. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a néanmoins condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA33-2305331(TA33-2305331)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., psychologue de l'Éducation nationale, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'indemnisation de frais de déplacement. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le recteur de l'académie de Bordeaux, estimant que M. B... ne justifiait pas avoir adressé sa demande préalable à l'administration, faute de produire un accusé de réception. En application des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable en l'absence de décision préalable susceptible de recours.
N° TA33-2505274(TA33-2505274)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du conseil d’administration de la régie municipale multiservices de La Réole, portant approbation des statuts d’EWA Sud Gironde. Postérieurement à l’introduction du recours, la régie a retiré cette délibération le 24 septembre 2025, ce qui a implicitement retiré les décisions de refus de retrait contestées. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre constate que les conclusions du préfet ont perdu leur objet et prononce un non-lieu à statuer.
N° TA33-2305433(TA33-2305433)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., professeur des écoles, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 16 000 euros en réparation du préjudice causé par le versement indu de sa pension de retraite après sa réintégration, puis par la répétition de ce trop-perçu. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que les conclusions indemnitaires de M. A... avaient le même objet qu'une contestation du titre de perception émis pour recouvrer les sommes indues. En application des articles 117 et 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012, il appartenait à M. A... de contester ce titre par les voies de recours spécifiques prévues, et non par une action indemnitaire directe. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA33-2504107(TA33-2504107)
Refus de regroupement familial annulé par retrait de la décision préfectorale. Le Tribunal Administratif de Bordeaux constate que la préfète de la Dordogne a fait droit à la demande de M. B... après l’introduction du recours. La requête en excès de pouvoir devient sans objet. L’ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501479(TA33-2501479)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société 2M nettoyage d’une demande de provision pour le paiement de factures impayées par le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a, par ordonnance du 2 décembre 2025, donné acte du désistement d’instance de la société 2M nettoyage.
N° TA33-2508132(TA33-2508132)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension présentée par M. A... contre les arrêtés préfectoraux des 4 et 15 novembre 2025 relatifs à la lutte contre le nématode du pin dans les Landes. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il constate que l'arrêté du 4 novembre 2025 se borne à délimiter une zone infestée et une zone tampon, sans imposer d'abattage de pins, contrairement à ce que soutenait le requérant. En conséquence, la requête est rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2405992(TA33-2405992)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant géorgien. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, la décision est entachée d’un défaut de motivation et donc illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA33-2501052(TA33-2501052)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre sa révocation disciplinaire prononcée par le président de la chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Aquitaine. Le requérant demandait également une réintégration sous astreinte et des dommages et intérêts. Par un acte enregistré le 21 novembre 2025, M. A... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA33-2305534(TA33-2305534)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de la rectrice de l’académie de Bordeaux refusant de rembourser à Mme E..., psychologue de l’Éducation nationale, ses frais de déplacement professionnels engagés de janvier 2019 à juillet 2023. La requérante, autorisée à utiliser son véhicule personnel et munie d’ordres de mission, avait droit à cette prise en charge en vertu des articles 3 et 10 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006. Le tribunal a jugé que l’administration ne pouvait opposer un motif budgétaire pour faire supporter ces frais à l’agent, et a enjoint à la rectrice de procéder au remboursement des sommes dues.
N° TA33-2508122(TA33-2508122)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... tendant à la suspension de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an prise à son encontre par le préfet de la Gironde. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'éloignement de la requérante ne pouvait intervenir avant que le tribunal n'ait statué sur le fond de son recours en annulation, conformément aux articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2405926(TA33-2405926)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2401124(TA33-2401124)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme Boundou, qui contestait la décision du 19 décembre 2023 du président du conseil départemental de la Gironde lui retirant son agrément d’assistante maternelle. La juridiction a écarté le moyen d’incompétence, le signataire de l’acte bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Elle a également jugé que le rapport d’évaluation n’était pas entaché de partialité et n’avait pas porté atteinte à la liberté de conscience de l’intéressée. Enfin, le tribunal a estimé que le retrait d’agrément était justifié, les manquements aux conditions d’accueil garantissant la sécurité, la santé et l’épanouissement des enfants étant établis, en application des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA33-2400815(TA33-2400815)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer un agrément d'assistante familiale. La décision de refus, fondée sur les articles L. 421-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que le département avait correctement apprécié les conditions d'accueil, notamment au regard du référentiel fixant les critères d'agrément, et que la requérante ne démontrait pas que son foyer garantissait la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs accueillis.