Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2505865(TA33-2505865)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant avait produit un récépissé de plainte et un procès-verbal d'audition concernant une installation sans autorisation sur son terrain, sans exposer de moyens juridiques ni de conclusions formelles. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, l'absence d'exposé des faits, moyens et conclusions rend la requête irrecevable.
N° TA33-2506182(TA33-2506182)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’une production de pièces par M. A..., enregistrée sous un nouveau numéro de requête (n° 2506182). Constatant que ces pièces concernaient en réalité une requête déjà pendante (n° 2505721), le tribunal a ordonné la radiation de la nouvelle requête du registre et le versement des pièces au dossier initial. Cette décision, fondée sur le code de justice administrative, vise à corriger une erreur de procédure et à assurer une bonne administration de la justice.
N° TA33-2501269(TA33-2501269)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante nigériane, qui contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la procédure d'avis du collège de l'OFII était régulière et que la requérante n'établissait pas l'indisponibilité d'un traitement approprié au Nigéria, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2506514(TA33-2506514)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une décision d’exclusion prononcée par le conseil de discipline d’une association privée. Le juge a rejeté la requête par une ordonnance prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige, opposant un particulier à une association dans un cadre privé, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle du juge judiciaire.
N° TA33-2405884(TA33-2405884)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 6 mai 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer une carte de résident à M. B..., ressortissant marocain. Le tribunal juge que le motif du refus, fondé sur une procédure pénale en cours pour violences conjugales, repose sur des faits matériellement inexacts, cette affaire ayant été classée sans suite avant la décision. La solution retenue est l'annulation pour erreur de fait, sans examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 423-6 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501423(TA33-2501423)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant, notamment en tenant compte du rejet de sa demande d'asile et de l'absence de preuve de risques de persécutions en cas de retour en Guinée, le statut de réfugié de son frère étant insuffisant à lui seul. La décision a été prise en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA33-2501478(TA33-2501478)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation, notamment en prenant en compte sa relation de concubinage avec une ressortissante française. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'interdiction de retour était justifiée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2506904(TA33-2506904)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH de la Gironde refusant l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés. Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles combinés au code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2305102(TA33-2305102)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D..., professeure des écoles, de deux requêtes en annulation de décisions du directeur des services départementaux de l'éducation nationale refusant le remboursement de ses frais de déplacement pour les années 2022 et 2023. La requérante soutenait que ces refus, motivés par une insuffisance budgétaire, étaient insuffisamment motivés et méconnaissaient les articles 3 et 10 du décret n°2006-781 du 3 juillet 2006, qui prévoient l'indemnisation des frais de transport pour les déplacements temporaires des personnels civils de l'État. Le tribunal a joint les deux requêtes. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance du décret de 2006.
N° TA33-2508197(TA33-2508197)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. La requérante résidant à Sèvres (Hauts-de-Seine), le litige relève, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, de la compétence du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise. Par ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA33-2508113(TA33-2508113)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 14 octobre 2025 obligeant M. A... B... à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'exécution de la décision contestée ne pouvait intervenir avant que le tribunal n'ait statué sur le recours en annulation, conformément aux articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA33-2507468(TA33-2507468)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le silence gardé par le CNAPS sur sa demande de renouvellement de carte professionnelle. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre disposition du code de la route n’a été appliquée au fond.
N° TA33-2507336(TA33-2507336)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'un recours pour excès de pouvoir relatif au versement de l'allocation aux adultes handicapés par la caisse d'allocations familiales. Par une ordonnance du 2 décembre 2025, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article L. 821-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. Le dossier a donc été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2508020(TA33-2508020)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2304163(TA33-2304163)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Derichebourg Énergie d'un litige l'opposant à la commune de Blanquefort concernant l'exécution d'un marché de construction d'une piscine. La société demandait, à titre principal, le paiement d'un solde de 27 976,32 euros TTC et, à titre subsidiaire, l'annulation d'un titre exécutoire de 11 200 euros émis par la commune pour des pénalités de retard. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant qu'aucun décompte général définitif n'était né, faute pour le projet de décompte final notifié par la société d'avoir été signé et adressé à une personne habilitée à représenter la commune, et que les pénalités de retard étaient contractuellement fondées. La décision s'appuie sur les stipulations du CCAG Travaux et du CCAP du marché.
N° TA33-2401797(TA33-2401797)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour suivre une formation d'agent privé de sécurité. Le tribunal a annulé cette décision du 29 février 2024, estimant que les motifs invoqués par le CNAPS n'étaient pas fondés. Il a jugé que des faits anciens et isolés d'entrée irrégulière en France, ainsi qu'une mise en cause pour violences conjugales en 2021, ne suffisaient pas à établir une incompatibilité avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité au regard des articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA33-2306005(TA33-2306005)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... et M. E... d’une demande d’indemnisation des préjudices consécutifs au décès de leur fille A..., survenu après un accouchement par césarienne et une prise en charge en réanimation au CHU de Bordeaux. Les requérants invoquaient une faute du CHU liée à la durée excessive de l’extraction par césarienne et à des manquements dans la réanimation, et subsidiairement un aléa thérapeutique engageant la solidarité nationale via l’ONIAM. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, estimant que la pathologie myopathique de l’enfant constituait une cause étrangère exonérant le CHU de toute responsabilité, et que les conditions d’une indemnisation par l’ONIAM n’étaient pas réunies. Cette solution s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier et les dispositions du code de la santé publique relatives à la solidarité nationale.
N° TA33-2507652(TA33-2507652)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision de la CDAPH de la Gironde refusant l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette allocation relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et du décret du 27 février 2015, il a donc rejeté la requête pour incompétence et ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2305101(TA33-2305101)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une psychologue de l'Éducation nationale contestant le refus de remboursement de ses frais de déplacement professionnels. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant que la requête, bien que tendant au paiement d'une somme, était recevable en tant que recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 17 juillet 2023, jugeant que l'administration ne pouvait opposer un motif budgétaire pour refuser de rembourser des frais de déplacement engagés par une agent dûment autorisée à utiliser son véhicule personnel, en application des articles 3 et 10 du décret n°2006-781 du 3 juillet 2006.
N° TA33-2407049(TA33-2407049)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "saisonnier" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet avait procédé à un examen circonstancié de la situation de l'intéressé, sans être tenu d'examiner d'office un autre fondement que celui de la demande. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.