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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A... contestant la décision de la CAF de la Gironde du 18 décembre 2023, qui lui accordait une remise gracieuse partielle de 25% sur un indu d’allocation de logement sociale de 557 euros, laissant un reliquat de 417,75 euros. Mme A... demandait l’annulation totale de cette dette en invoquant sa situation de grande précarité et l’absence de déclaration d’une pension alimentaire comme seule ressource. Le tribunal, statuant en juge social, a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise ou réduction de dette en cas de précarité, sauf en cas de fausses déclarations. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de juge social, rejette la requête de M. B... contestant un indu de RSA de 1 101,71 euros pour la période d'août 2021 à mars 2023. Le juge estime que le requérant, bien que de bonne foi pour avoir omis de déclarer des pensions alimentaires, ne justifie pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise gracieuse de sa dette. La décision est fondée sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. Aucun moyen n'étant soulevé contre le bien-fondé ou la régularité du titre exécutoire, la contestation de ce dernier est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par la SCI Chanzy et M. B... contre une contrainte émise par la CAF de la Dordogne pour le recouvrement d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale (ALS) de 925,17 euros. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'inapplicabilité de la procédure de contrainte à l'ALS, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale. Il a également rejeté le moyen de prescription, considérant que les dispositions de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale étaient applicables.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante togolaise, contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Gironde. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme A... s'est vu délivrer une carte de résident, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A..., ressortissante togolaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. En cours d’instance, l’intéressée s’est vu délivrer une carte de résident valable jusqu’en 2034, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire et les conclusions relatives aux frais d’instance, faute de demande d’aide juridictionnelle préalable.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) d’un litige l’opposant au département de la Dordogne concernant l’exploitation d’une auberge de jeunesse dans le cadre d’une délégation de service public. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la FUAJ, le département ayant renoncé en cours d’instance à lui réclamer les frais de remise en état du site. Il rejette comme irrecevables les conclusions de la FUAJ tendant à la condamnation du département à lui verser 13 230,36 € au titre des biens de reprise, cette demande étant prématurée en l’absence de tout contentieux sur ce point. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le département est condamné à verser 1 500 € à la FUAJ au titre des frais exposés pour l’instance.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme C... épouse B... qui sollicitait l'annulation partielle d'une décision de la CAF de la Gironde du 17 janvier 2024. Cette décision lui accordait une remise gracieuse partielle de 75 % (soit 349,46 euros) sur un indu de revenu de solidarité active (RSA), laissant un reliquat de 116,45 euros à sa charge. Le tribunal a estimé que si la requérante était de bonne foi, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale, car le remboursement du reliquat, déjà soldé, ne compromettait pas durablement l'équilibre de son budget. La solution a été fondée sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise gracieuse en cas de bonne foi ou de précarité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025. Ce dernier refusait de lui délivrer un titre de séjour "conjoint de français", l'obligeait à quitter le territoire français et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen, estimant que l'erreur alléguée sur la date d'arrivée n'était pas constitutive d'un défaut d'examen. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A... au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de ses attaches en Belgique et du caractère non probant des liens familiaux allégués en France.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 982,92 euros pour la période du 1er juillet 2021 au 31 août 2023, pour lequel un titre exécutoire avait été émis. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité du moyen portant sur le bien-fondé de l'indu, faute pour le requérant d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la contestation du bien-fondé de la créance à l'occasion du recours contre le titre exécutoire a été jugée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par une assistante maternelle contestant la suspension de son agrément pour quatre mois, prononcée par le président du conseil départemental de la Gironde. La requérante invoquait l'urgence, liée à la perte de revenus et à l'atteinte à sa réputation, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour incompétence de l'auteur et défaut de motivation. Le juge des référés a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la suspension. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, était saisi par Mme B... d’une demande d’annulation du refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse de sa dette d’allocation de logement sociale. En cours d’instance, la CAF a annulé la dette litigieuse et reversé les sommes retenues à l’intéressée. Le tribunal a constaté que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction et que ses conclusions étaient devenues sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de la demande de remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes (n° 2408005 et n° 2408030) de la société A... Enterprises Inc et Mme B... A... visant à annuler, respectivement, l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 autorisant une boucle multimodale et le permis d'aménager délivré le 6 novembre 2024 par le maire de Vézac pour ce même projet. Les requérantes invoquaient notamment un défaut d'impartialité de la commission d'enquête, l'absence de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) au sens de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, et une méconnaissance de l'autorité de la chose jugée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 10 décembre 2019. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la commission d'enquête n'avait pas manqué d'impartialité, que le projet répondait à une RIIPM, et que l'autorité de la chose jugée n'était pas méconnue. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés et les conclusions accessoires des requérantes
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation de la Gironde de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social. La commission avait motivé son refus par le fait que Mme B... avait refusé une proposition de logement adaptée. Le tribunal a jugé que ce refus, sans motif légitime, faisait obstacle à ce qu'elle soit regardée comme de bonne foi, condition nécessaire pour bénéficier de la procédure de droit au logement opposable (DALO) prévue aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme B..., a examiné sa contestation des décisions de la CAF de la Gironde lui ayant accordé une remise gracieuse partielle de 50% sur ses dettes de prime d'activité et d'aide personnelle au logement. La requérante sollicitait une remise totale de ces indus, invoquant sa situation de précarité et sa bonne foi. Le juge a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier lui-même si une remise totale ou partielle est justifiée au regard des textes applicables, notamment les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. Si la bonne foi de Mme B... a été reconnue, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas établie à la date du jugement, rejetant ainsi sa demande.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, était saisi par Mme A... d’une opposition à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique de 14 306,64 euros. En cours d’instance, France Travail a accordé une remise gracieuse de l’indu le 23 février 2024 et annulé la contrainte. Le tribunal a constaté que le litige avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code du travail et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté préfectoral du 30 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête en annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que l'autorité signataire disposait d'une délégation de compétence valable et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est fondée sur l'application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, celle-ci étant régulièrement déléguée. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, notamment au regard de l'usurpation d'identité commise par le requérant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant de lui délivrer un titre de séjour « salarié » et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A... ne justifiant pas de liens personnels et familiaux stables en France. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français, fondés sur l'illégalité du refus de séjour et la violation de l'article 8, ont également été écartés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par une agente contractuelle du CHU de Bordeaux. La requérante demandait d’une part le versement immédiat de son traitement intégral sans jour de carence, et d’autre part une décision explicite de l’administration sur sa demande de rupture conventionnelle. Le juge a rejeté la première demande comme irrecevable, estimant qu’une injonction de versement de traitement ne constitue pas une mesure provisoire ou conservatoire relevant de ce référé. Concernant la seconde demande, le juge a rappelé qu’en application de l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration, le silence gardé pendant deux mois par l’administration sur une demande émanant d’un agent vaut décision de rejet, rendant ainsi la demande d’injonction sans objet.