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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société civile d'expertise comptable Gérard A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2015 et 2016. La société demandait la décharge de provisions pour dépréciation de créance (100 000 euros) et d'une créance irrécouvrable (151 000 euros), ainsi que des majorations pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que l'absence de réunion de synthèse, bien que regrettable, n'entachait pas la procédure de vérification d'un vice, l'administration n'ayant pas d'obligation légale d'en organiser une. Sur le fond, la solution retenue est le rejet des moyens soulevés, sans que le résumé ne précise l'analyse détaillée des conditions de déductibilité des provisions et créances au regard des articles 38 et 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Ets Lalimant et Cie Arba 47, qui contestait le refus du préfet de Lot-et-Garonne de l'autoriser à placer neuf salariés en activité partielle pour conjoncture économique. La société n'ayant produit aucune pièce justifiant d'une baisse d'activité, le tribunal a estimé que les difficultés invoquées relevaient de causes structurelles et non de la conjoncture. Par conséquent, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant les articles L. 5122-1 et R. 5122-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020. Les requérants contestaient la qualification de revenus distribués de diverses sommes versées par des sociétés qu'ils dirigeaient, invoquant notamment des vices de procédure et l'application de l'article 62 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant les rectifications opérées par l'administration fiscale, y compris la majoration de 80% pour manœuvres frauduleuses sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Sedona, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice 2017. La société soutenait que la proposition de rectification, envoyée le 10 juin 2021, était prescrite car adressée à une mauvaise adresse, mais le tribunal a jugé que l’administration avait régulièrement notifié l’acte, interrompant ainsi le délai de reprise. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités, fondée sur les articles L. 57, L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative aux délais pendant l’urgence sanitaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS residential MDB, qui contestait un rappel de TVA de 483 377 euros assorti de pénalités pour manquement délibéré, relatif à la vente en 2019 d’un immeuble neuf au Cap-Ferret. La société avait appliqué le régime de la TVA sur marge, mais l’administration a estimé que la vente devait être soumise à la TVA sur le prix total, car l’immeuble était neuf et la société n’avait pas acquis le bien sans droit à déduction. Le tribunal a jugé que les conditions de l’article 268 du code général des impôts n’étaient pas remplies, la société ayant construit l’immeuble et non acheté un terrain à bâtir sans TVA déductible. Les pénalités de 40 % ont été maintenues, l’intention délibérée étant caractérisée par l’application d’un régime fiscal inapproprié malgré la complexité des textes.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à une ressortissante togolaise. En cours d’instance, l’intéressée s’est vu délivrer une carte de résident, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en condamnant l’État à verser 1 000 euros à l’avocate des requérants au titre des frais d’instance, en application de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la contestation de la société Sodia Aquitaine relative à la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2018 et 2019. Le litige portait principalement sur l'inclusion du chiffre d'affaires de son activité "drive" dans l'assiette de la taxe. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel concernant les rappels d'acomptes, l'administration ayant accordé un dégrèvement en cours d'instance. Sur le fond, la requête a été rejetée, le juge considérant que le drive et l'hypermarché constituent un ensemble commercial unique et que la surface de vente doit inclure l'ensemble des surfaces affectées à la vente au détail, y compris le drive. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 et du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre les arrêtés d’expulsion du 10 juillet 2025. Le juge a constaté que la notification des arrêtés, effectuée par pli recommandé présenté le 15 juillet 2025 et non réclamé, était régulière et faisait courir le délai de recours de deux mois. La requête, enregistrée le 29 octobre 2025, était tardive car le délai expirait le 16 septembre 2025. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A... sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant demandait au juge des référés d'enjoindre à la Banque de France de transmettre une attestation à BNP Paribas pour débloquer son plan d'épargne retraite (Perco). Le juge constate que la mesure sollicitée vise en réalité à obtenir l'exécution d'un jugement du 3 novembre 2025 du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux, qui a infirmé une décision d'irrecevabilité de la commission de surendettement. Dès lors, la demande est manifestement mal fondée, car elle tend à faire exécuter une décision de justice judiciaire, ce qui ne relève pas de la compétence du juge administratif des référés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 607,38 euros. La requérante contestait la mesure en invoquant sa situation de précarité, mais le tribunal a constaté que son opposition était irrecevable pour cause de forclusion. En effet, la contrainte avait été régulièrement signifiée le 10 janvier 2024, et la requête, enregistrée le 31 janvier 2024, était tardive au regard du délai de quinze jours prévu par l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C..., ressortissant angolais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 29 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance des droits à l’information et à l’entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, de l’erreur manifeste d’appréciation concernant la clause discrétionnaire, et de l’absence d’acceptation tacite par le Portugal. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur les articles 12 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait une pénalité de 865 euros infligée par la CAF de Lot-et-Garonne pour défaut de déclaration de sa situation de concubinage. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence du juge administratif. Il a jugé que, conformément à l'article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale, la contestation d'une telle pénalité relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de la CAF de la Dordogne de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 1 287,42 euros. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant à réviser le quotient familial, cette demande ne relevant pas du contentieux de la remise gracieuse. Sur le fond, il a rappelé que l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale permet une remise de dette en cas de bonne foi ou de précarité, mais que la requérante n'a pas apporté la preuve de ces conditions. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 959,99 euros, pour lequel une remise partielle de 75 % lui avait déjà été accordée. Le juge a reconnu la bonne foi de la requérante, mais a estimé que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale, au vu de ses ressources et charges actuelles. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de la caisse d’allocations familiales de la Gironde. Cette décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme A..., était saisi d'un recours contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Dordogne lui accordant une remise gracieuse partielle de 50 % sur un indu d'aide personnalisée au logement. Le juge a rappelé que, pour obtenir une remise totale, la requérante devait justifier de sa bonne foi et de sa situation de précarité. Si sa bonne foi a été reconnue, le tribunal a estimé que la situation de précarité alléguée n'était pas suffisamment documentée pour justifier une remise totale. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a rejeté la requête, confirmant que la remise partielle accordée était adaptée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B... A..., ressortissante vénézuélienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, incluant l'expiration du délai de six mois prévu par le règlement (UE) n° 604/2013, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 5 du même règlement concernant l'entretien individuel, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté de transfert.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une conseillère municipale de Queyrac, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'obtenir sous astreinte la communication de l'extrait du grand livre comptable 2025 de la commune. La requérante invoquait l'urgence liée au vote budgétaire et son droit d'accès en tant qu'élue, prévu par les articles L. 2121-13 et L. 2121-26 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a constaté que la commune avait transmis le document demandé le 19 novembre 2025, avant l'expiration du délai qu'elle avait initialement fixé. Par conséquent, la demande d'injonction ayant été satisfaite en cours d'instance, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., réfugié russe, qui demandait la suspension du refus implicite de délivrance d'un titre de voyage pour ses enfants mineurs. Le juge a constaté que la requête était irrecevable pour deux motifs : d'une part, le juge des référés ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, et d'autre part, le requérant n'avait pas introduit de requête au fond en annulation, condition préalable à une demande de suspension. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant la contribution à l'audiovisuel public pour 2020 et 2021. La requérante avait saisi l'administration fiscale d'une réclamation le 23 juillet 2025, soit après l'expiration des délais de réclamation prévus à l'article R*196-2 du livre des procédures fiscales (31 décembre 2021 pour 2020 et 31 décembre 2022 pour 2021). En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l'irrecevabilité manifeste de la requête, faute de réclamation préalable dans les délais légaux. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la sanction disciplinaire d’exclusion temporaire de seize mois (dont douze avec sursis) infligée à Mme D..., ingénieure d’études, par le ministre de l’éducation nationale. La requérante invoquait l’urgence et plusieurs moyens de légalité externe et interne, notamment l’inexactitude matérielle des faits, l’erreur de qualification juridique, la disproportion de la sanction et des vices de procédure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, les faits de harcèlement moral et de discrimination étant établis par l’enquête administrative. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs à la procédure disciplinaire des fonctionnaires de l’État.