Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2507157(TA33-2507157)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B... M. contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'erreur matérielle sur l'identité, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles 9 et 17 du règlement, faute pour le requérant de démontrer que son père, titulaire d'une carte de résident, constituait un membre de la famille au sens dudit règlement. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté de transfert.
N° TA33-2507333(TA33-2507333)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par les consorts A... d'une demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 8 octobre 2025 les mettant en demeure de quitter un logement occupé illégalement. Le juge des référés a constaté que l'évacuation des lieux par les forces de l'ordre était intervenue le 28 octobre 2025, avant l'introduction de la présente instance, rendant ainsi la demande de suspension sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés par les requérants.
N° TA33-2507306(TA33-2507306)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 9 octobre 2025 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de M. A... vers l'Allemagne pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas justifié avoir saisi les autorités allemandes d'une demande de reprise en charge dans le délai de trois mois prévu à l'article 23 du règlement (UE) n° 604/2013, ce qui rendait la France responsable de la demande d'asile. La décision a également été annulée pour insuffisance de motivation, le préfet n'ayant pas expliqué pourquoi l'Allemagne, et non l'Autriche (premier pays de demande), était l'État responsable. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de demande d'asile à M. A... dans un délai de deux semaines.
N° TA33-2507534(TA33-2507534)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 août 2025 de la commission académique de Bordeaux refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant B... A.... Les requérants, parents de l'enfant, soutenaient que l'urgence était caractérisée par une intégration scolaire brutale et que la décision était entachée de vices de procédure et d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou qu'elle était manifestement mal fondée, permettant ainsi un rejet par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2507680(TA33-2507680)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. C..., ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 16 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2507020(TA33-2507020)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de parents d'enfants handicapés. Ceux-ci demandaient, pour leur fille H..., le respect d'un accompagnement individuel à 100% du temps scolaire, et pour G..., l'affectation d'un AESH distinct. Le tribunal a jugé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'accompagnement actuel étant jugé conforme aux notifications de la CDAPH (commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées). Il a également estimé que les mesures sollicitées faisaient obstacle à une décision administrative.
N° TA33-2507187(TA33-2507187)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C..., ressortissant guinéen, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la précarité matérielle invoquée par le requérant découle de son maintien irrégulier en France depuis plus de huit ans, et non d'un défaut de délivrance du récépissé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'utilité de la mesure.
N° TA33-2507394(TA33-2507394)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant malien, d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet de la Gironde un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le requérant invoquait l'urgence liée à la précarité de sa situation et à une promesse d'embauche. Le tribunal a constaté que l'administration avait convoqué M. B... pour lui remettre le récépissé sollicité et finaliser l'instruction de sa demande, rendant ainsi les conclusions à fin d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a mis à la charge de l'État le versement de 800 euros à son avocat, sous réserve du renoncement à l'aide juridictionnelle, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA33-2507463(TA33-2507463)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant géorgien, qui contestait la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que le refus d'embarquement de M. B... pour un vol vers Zurich, ayant conduit à son signalement comme en fuite, justifiait la cessation de ses conditions d'accueil en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les documents médicaux fournis n'ont pas été estimés suffisants pour démontrer une impossibilité de voyager ou un état de vulnérabilité justifiant le maintien des prestations.
N° TA33-2401239(TA33-2401239)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. B... contestant deux indus de prestations sociales (prime d'activité et prestations familiales) réclamés par la CAF de la Gironde, ainsi qu'une pénalité. Le tribunal a jugé que la contestation de la pénalité infligée sur le fondement de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes de M. B..., considérant que la CAF avait démontré l'existence d'une situation de concubinage avec M. C... et que les ressources de ce dernier devaient être prises en compte pour le calcul des droits. Les décisions de la CAF ont donc été validées, et les demandes de remise gracieuse et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2507158(TA33-2507158)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A..., ressortissant ukrainien bénéficiaire de la protection internationale. Ce dernier sollicitait une injonction pour obtenir la fabrication et la remise de son titre de voyage pour étranger, accepté par la préfecture de la Gironde le 20 novembre 2024 mais bloqué par un problème technique. Le juge a estimé que la demande avait perdu son objet, le préfet ayant fait toutes diligences et la délivrance étant imminente, sans que le requérant justifie d'une obligation de voyager à très court terme. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2507359(TA33-2507359)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... B..., demandeur d'asile débouté, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 20 octobre 2025 par laquelle l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la décision, l'absence d'examen de sa vulnérabilité liée à son état de santé, et la méconnaissance de son droit à la dignité humaine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2407639(TA33-2407639)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire d’une clinique, d’un recours contestant un arrêté de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant diverses dotations de financement pour l’année 2024. La société demandait notamment une augmentation de la dotation populationnelle et la réformation de l’arrêté. Par un mémoire du 21 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 novembre 2025.
N° TA33-2407642(TA33-2407642)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire d’une clinique, d’un recours en plein contentieux contestant un arrêté de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant diverses dotations de financement pour l’année 2024. La société demandait notamment l’annulation du rejet de son recours gracieux et la réévaluation de certaines dotations. Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 7 novembre 2025.
N° TA33-2507525(TA33-2507525)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en référé de M. B... fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant demandait notamment d'enjoindre à la Ligue Nouvelle-Aquitaine de tennis de suspendre l'affiliation du Tennis Club d'Objat. Le juge des référés a rejeté la demande comme manifestement mal fondée, car les mesures sollicitées n'étaient pas provisoires et faisaient obstacle à une décision implicite de rejet de la Ligue. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, le juge des référés n'ayant pas compétence pour statuer sur de telles demandes.
N° TA33-2507546(TA33-2507546)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de renouveler une carte professionnelle d’agent de sécurité, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant exerce son activité dans l’Hérault, le tribunal a fait application des articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au tribunal administratif de Montpellier, seul compétent.
N° TA33-2506067(TA33-2506067)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'un permis de construire une maison individuelle. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation du tribunal, en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Cette absence de production a rendu la requête manifestement irrecevable, conduisant à son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2503662(TA33-2503662)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. E..., ressortissant turc, contestant un refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire (arrêté du 20 février 2025) et une assignation à résidence (arrêté du 27 octobre 2025). La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, la méconnaissance des articles L. 424-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
N° TA33-2407644(TA33-2407644)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire de la clinique Cardiocéan, d’un recours en plein contentieux visant à réformer un arrêté de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine du 22 octobre 2024, afin d’augmenter le montant de sa dotation de transition. Par un mémoire enregistré le 22 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 novembre 2025. Aucun texte spécifique relatif au financement des activités de soins de suite et de réadaptation n’a été appliqué au fond, le litige ayant pris fin avant tout examen au fond.
N° TA33-2407640(TA33-2407640)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Clinéa, gestionnaire de la clinique Rose des Sables, d’un recours contestant un arrêté de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant ses dotations financières pour 2024. La société demandait notamment la réévaluation de plusieurs dotations. Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 novembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.