Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2504345(TA33-2504345)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant un refus de permis de visite en milieu pénitentiaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré deux demandes de régularisation, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en violation des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504695(TA33-2504695)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de visite des services pénitentiaires. La requête, qui ne contenait ni conclusions ni moyens juridiques, n’a pas été régularisée malgré une demande du greffe. En application des articles R. 222-1, 4°, et R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA33-2506796(TA33-2506796)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2400066(TA33-2400066)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite de la rectrice de l’académie de Bordeaux de l’affecter dans un établissement scolaire. Le tribunal a relevé qu’une décision expresse d’affectation avait été prise le 21 décembre 2023, avant la naissance d’une décision implicite de rejet, rendant les conclusions irrecevables car dirigées contre une décision inexistante. En conséquence, les demandes d’annulation, d’injonction et de frais d’instance ont été rejetées. Cette solution s’appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.
N° TA33-2502170(TA33-2502170)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 28 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant soutenait notamment que la préfète de la Dordogne ne pouvait légalement prendre une obligation de quitter le territoire français à son encontre dès lors qu'il était demandeur d'asile en Slovénie. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 604/2013, la France pouvait soit requérir la Slovénie aux fins de reprise en charge, soit engager une procédure de retour, et que la préfète avait légalement opté pour cette seconde option en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier et de la méconnaissance du principe du contradictoire ont été écartés, et les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire,
N° TA33-2504718(TA33-2504718)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de son recours. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 13 novembre 2025.
N° TA33-2506054(TA33-2506054)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation du centre hospitalier de Périgueux à rembourser 790,75 euros à sa tante, Mme C..., pour la perte de bijoux survenue lors de son hospitalisation. Par un mémoire du 28 octobre 2025, Mme D... s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 novembre 2025. Aucune condamnation n’a donc été prononcée.
N° TA33-2507606(TA33-2507606)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d’une demande d’injonction visant à obtenir communication d’un arrêté préfectoral de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire français daté de septembre 2025. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a produit un nouvel arrêté du 23 octobre 2025, abrogeant le précédent, et en a communiqué une copie à la requérante. Le tribunal a constaté que cette communication rendait sans objet la demande d’injonction, prononçant un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2504404(TA33-2504404)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A..., qui contestaient le refus d’inscription dérogatoire de leur fille au lycée Vaclav Havel. La juridiction a constaté que les requérants n’avaient pas produit la décision attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyens. En application des articles R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA33-2505083(TA33-2505083)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code de procédure pénale et la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2507143(TA33-2507143)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’une requête en annulation d’une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Le juge a estimé que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, constitue la rémunération d’un service public industriel et commercial. En conséquence, le litige relève de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2304900(TA33-2304900)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. et Mme A... visant à bénéficier du système du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts pour le gain d'acquisition d'actions attribuées gratuitement en 2016 et cédées en 2020. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale, qui estimait que ce gain, ayant bénéficié d'un abattement de 50 % sur le fondement de l'article 150-0 D du même code, relevait d'un régime dérogatoire excluant l'application du quotient. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le gain d'acquisition, bien que de nature salariale, avait été soumis à une imposition avantageuse et dérogatoire aux règles de droit commun des traitements et salaires, ce qui le rendait inéligible au système du quotient. La solution retenue s'appuie sur l'interprétation combinée des articles 163-0 A et 150-0 D du code général des impôts.
N° TA33-2503407(TA33-2503407)
Le Tribunal administratif de Bordeaux était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) de la Gironde de mettre en œuvre un accompagnement d’élève en situation de handicap (AESH) à hauteur de 19 heures hebdomadaires, tel que décidé par la commission départementale des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Le tribunal a constaté que l’administration avait finalement exécuté cette décision en fournissant l’accompagnement requis, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En revanche, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables, faute de demande préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur le code de l’action sociale et des familles et le code de l’éducation.
N° TA33-2503728(TA33-2503728)
Ce jugement du Tribunal Administratif de Bordeaux (3ème chambre) concerne une demande d'exécution forcée d'un précédent jugement du 19 septembre 2024, qui avait annulé un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer la situation de M. B.... Le tribunal constate qu'un jugement ultérieur du 13 novembre 2025 a annulé un nouvel arrêté préfectoral et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour, ce qui a nécessairement remplacé l'injonction initiale. Par conséquent, la demande d'exécution du premier jugement a perdu son objet, et les conclusions à fin d'injonction sous astreinte sont également devenues sans objet. Le tribunal admet provisoirement M. B... à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 500 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA33-2505187(TA33-2505187)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'une requête visant à obtenir l'autorisation de compléter son dossier de naturalisation, après son classement sans suite par le préfet de la Gironde. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, au motif que le requérant ne contestait pas la légalité de la décision administrative mais sollicitait une mesure que le juge administratif ne peut ordonner. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2503327(TA33-2503327)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant italien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une erreur de fait concernant la qualification des faits de son interpellation, la décision se bornant à reprendre les constats du procès-verbal. Sur le fond, il a estimé que M. B..., bien qu'exerçant des missions d'ouvrier agricole via des contrats courts, ne justifiait pas d'une activité professionnelle réelle et effective au sens de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prononçant cette mesure d'éloignement.
N° TA33-2507710(TA33-2507710)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 8 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, écartant notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de vie privée et familiale stable en France de l'intéressé, et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2507291(TA33-2507291)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière, et celui tiré d'un défaut d'examen, estimant que la pathologie invoquée par le requérant ne fait pas obstacle à son transfert et que l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable en l'espèce. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2507713(TA33-2507713)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par la SCEA Atlanticultures, rejette la requête pour incompétence territoriale. La société contestait 22 amendes infligées par la direction interrégionale de la Mer Sud-Atlantique pour infractions à la réglementation des cultures marines. Le juge estime que le litige, relevant des activités agricoles et des sanctions administratives associées, doit être porté devant le tribunal administratif de Poitiers, les parcelles litigieuses étant situées en Charente-Maritime. Il applique les articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2505066(TA33-2505066)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de la maire de Sainte-Foy-la-Grande d’accorder une dérogation à la carte scolaire pour sa fille. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, au motif qu’elle ne contenait que des moyens d’ordre gracieux, sans exposé des faits et moyens juridiques exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.