Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500162(TA33-2500162)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Gironde de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requérante invoquait un périmètre de marche inférieur à 80 mètres, mais le tribunal a estimé que le document médical produit ne démontrait pas que sa situation correspondait aux critères stricts fixés par l’arrêté du 3 janvier 2017. En l’absence de précisions suffisantes, la requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2507741(TA33-2507741)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension des décisions de retrait d'autorisation d'instruction en famille pour les enfants C... et B..., présentées par M. et Mme D.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge, notamment en raison de l'absence de démonstration d'une impossibilité d'inscrire les enfants dans un établissement scolaire après les vacances d'automne. Par conséquent, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Les décisions ont été rendues en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2401203(TA33-2401203)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... pour contester le refus de la caisse d’allocations familiales de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 2 254 euros, né d’un défaut de déclaration de sa vie de couple. En cours d’instance, la CAF a régularisé la situation en procédant à un rappel de droits de 8 277 euros, ce qui a éteint la dette litigieuse. Le juge social, statuant en plein contentieux, a constaté que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction et a prononcé un non-lieu à statuer, les requêtes étant devenues sans objet. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2400895(TA33-2400895)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné l'opposition de M. B... à une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour le recouvrement d’indu d’allocation de logement sociale et de prime d’activité. Le juge a soulevé d’office l’irrecevabilité des conclusions de M. B... contestant le bien-fondé des indus, faute pour l’intéressé d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 845-2 et R. 825-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête de M. B... a été rejetée comme irrecevable, et la contrainte contestée a été validée.
N° TA33-2400639(TA33-2400639)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une contestation d’un indu de prime d’activité de 902,40 euros, à la suite du refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse. En cours d’instance, la CAF a réduit la dette à 233,82 euros après prise en compte de justificatifs, rendant la requête sans objet à hauteur de la réduction. Le juge, statuant en formation de juge social, a appliqué les articles L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour distinguer la contestation de l’indu de la demande de remise gracieuse. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur la partie de la requête devenue sans objet.
N° TA33-2507466(TA33-2507466)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Gironde le 5 août 2025 à l'encontre de M. B... A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition relative à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2507197(TA33-2507197)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 14 octobre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et les irrégularités de la procédure de retenue administrative. Il a estimé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 731-1, et que les conditions de l'assignation à résidence étaient remplies.
N° TA33-2507608(TA33-2507608)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre des parcelles du domaine public ferroviaire appartenant à SNCF Réseau. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, justifiées par des risques graves pour la sécurité des occupants et la sécurité publique (proximité d'une sous-station électrique et de voies ferrées, risque d'incendie) ainsi que pour la salubrité publique (absence d'installations sanitaires et accumulation de déchets). Le juge a constaté que l'occupation ne reposait sur aucun droit ou titre et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'article L. 2111-20 du code des transports et l'ordonnance n°2019-552 du 3 juin 2019.
N° TA33-2507784(TA33-2507784)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une requérante sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, en raison d'une atteinte grave à sa liberté individuelle et à sa scolarité. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 14 novembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement. Aucune mesure n'a donc été ordonnée au fond.
N° TA33-2507588(TA33-2507588)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel le maire de Bordeaux a constaté la péremption du permis de construire de la société LB IMMO. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à l'intérêt public, notamment au regard de l'absence de démonstration d'un préjudice financier ou social direct. La solution retenue est fondée sur l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 424-17 et suivants du code de l'urbanisme.
N° TA33-2507510(TA33-2507510)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par M. A... d'une contestation d'une ordonnance ayant rejeté sa demande d'annulation d'une délibération du conseil municipal de Baigneaux sur le classement des voies communales, estime que cette contestation constitue un appel. En application des articles R. 351-3 et L. 211-2 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent pour en connaître. Par ordonnance du 13 novembre 2025, il transmet le dossier à la Cour administrative d'appel de Bordeaux, seule compétente pour statuer sur l'appel.
N° TA33-2401285(TA33-2401285)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de Mme H..., ressortissante congolaise, a examiné la légalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme H..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA33-2504795(TA33-2504795)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation du maire de Lavergne à une amende et sa suspension temporaire. Le juge a constaté que les conclusions du requérant n'étaient pas dirigées contre une décision administrative, ce qui les rendait manifestement irrecevables. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA33-2505003(TA33-2505003)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'un conflit l'opposant au maire de Lavergne concernant l'entretien de la voirie communale. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir présenté des conclusions conformes aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En effet, la requête était dépourvue de conclusions à fin d'annulation d'une décision administrative et la demande indemnitaire semblait dirigée personnellement contre le maire. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
N° TA33-2505665(TA33-2505665)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant son ajournement définitif prononcé par le jury de l’Institut d’Études Politiques de Bordeaux. Le juge a estimé que la décision n’était pas une sanction, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense. Il a également rappelé qu’il ne contrôle pas l’appréciation des notes par le jury, sauf en cas de considérations étrangères aux mérites, ce qui n’était pas établi. Enfin, le tribunal a constaté que, conformément au règlement des études, l’ajournement était une conséquence automatique du fait que l’étudiant n’avait pas obtenu la moyenne de 10/20 au bloc « compétences transversales ».
N° TA33-2504704(TA33-2504704)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 10 octobre 2024 annulant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français, constate que le préfet de la Gironde a délivré à la requérante un titre de séjour valable jusqu’en août 2026. En conséquence, la demande d’exécution est devenue sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 800 euros à l’avocate de Mme C..., sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
N° TA33-2400032(TA33-2400032)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du 22 décembre 2023 du proviseur du lycée professionnel Emile Combes de Bègles, qui avait prononcé une exclusion temporaire de huit jours contre sa fille pour des faits de harcèlement scolaire. Le tribunal a estimé que la matérialité des faits était établie par des témoignages et que la sanction, fondée sur les articles R. 421-10 et R. 511-13 du code de l'éducation, n'était pas disproportionnée. Il a également écarté le moyen tiré d'une rupture d'égalité, jugeant que l'administration apprécie souverainement l'opportunité des poursuites.
N° TA33-2503935(TA33-2503935)
Cette affaire concerne la responsabilité de l'État pour défaut d'exécution du projet personnalisé de scolarisation (PPS) d'une enfant handicapée scolarisée en unité d'enseignement externalisé. Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté les demandes indemnitaires des parents, estimant que l'État n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La juridiction a considéré que le nombre d'heures de cours effectivement dispensé, bien qu'inférieur aux prévisions du PPS, résultait des contraintes organisationnelles de l'établissement et non d'une carence fautive de l'administration. Les textes appliqués sont le code de l'éducation et le code de l'action sociale et des familles.
N° TA33-2503851(TA33-2503851)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 19 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son expulsion. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du vice de procédure, de la méconnaissance des articles L. 631-1 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2307090(TA33-2307090)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les parents d’un enfant handicapé, contestant le refus du recteur de l’académie de Bordeaux d’autoriser l’intervention d’une psychologue libérale durant le temps scolaire pour l’accompagnement de leur fils. Les requérants invoquaient une méconnaissance des articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 131-1 du code de l’éducation. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que le recteur n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation, l’accompagnement par un professionnel libéral ne relevant pas des missions de l’aide humaine aux élèves handicapés prévue par le code de l’éducation.