Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2505480(TA33-2505480)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saint-Vivien de Médoc pour une maison d’habitation. Le préfet s’est ensuite désisté de son recours par un mémoire enregistré le 5 novembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 6 novembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2302888(TA33-2302888)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la délibération du 20 mars 2023 par laquelle la commune de Baigneaux a refusé d'installer une plateforme de stockage de conteneurs poubelles dans l'impasse de La Sauvetat. Le tribunal a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité n'était pas fondé, faute pour le requérant d'établir qu'il se trouvait dans une situation identique à celle des autres usagers bénéficiant d'une telle plateforme. Les autres moyens, relatifs à l'accord des riverains et à des considérations d'équité, ont été jugés inopérants. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales relatif à la collecte des déchets.
N° TA33-2505140(TA33-2505140)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de remise de dette de revenu de solidarité active (RSA) et à obtenir la restitution d’une mensualité suspendue. Par un courrier du 5 novembre 2025, le requérant s’est désisté de sa requête après avoir trouvé un accord avec la caisse d’allocations familiales. Le magistrat désigné, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 6 novembre 2025. Aucune autre disposition, notamment sur les frais de justice, n’a été prononcée.
N° TA33-2506833(TA33-2506833)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 23 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a soulevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, constatant que l'arrêté avait été notifié le 23 juillet 2025 et que le délai de recours de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était expiré. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA33-2507103(TA33-2507103)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut d'examen individuel, erreur manifeste d'appréciation, menace pour l'ordre public, atteinte à la vie familiale) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2507220(TA33-2507220)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la Fabrique de Bordeaux Métropole. Il désigne un expert avec pour mission principale de dresser un constat de l'état de l'immeuble appartenant à la SCI André Navaille, situé à Mérignac, avant le début des travaux publics de démolition sur une parcelle voisine. L'expert devra également se prononcer sur les mesures préventives et, si des dommages surviennent pendant les travaux, en déterminer les causes, l'étendue et le coût des réparations. La mission est ainsi étendue à la phase postérieure aux travaux pour évaluer les éventuels préjudices.
N° TA33-2505051(TA33-2505051)
Permis de construire. Tribunal administratif de Bordeaux. Donne acte du désistement pur et simple des requérants, qui avaient contesté un permis de construire délivré par le maire de Martignas-sur-Jalle. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501110(TA33-2501110)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. D... de justifier de liens suffisamment stables et intenses en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2507551(TA33-2507551)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à être repris en charge par le département de la Gironde au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que le département n'avait pas commis d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale en refusant de reconnaître la minorité de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 221-1 du code de l'action sociale et des familles et 375 du code civil, relatifs à la protection de l'enfance.
N° TA33-2305976(TA33-2305976)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 23 août 2023 par lequel le directeur du SDIS de la Gironde a suspendu M. A..., caporal-chef de sapeurs-pompiers volontaires, de ses fonctions. Le tribunal estime que le requérant était en réalité suspendu de manière officieuse depuis le 25 février 2023, soit depuis plus de quatre mois à la date de la décision attaquée, ce qui méconnaît la durée maximale de suspension prévue à l'article R. 723-39 du code de la sécurité intérieure. En conséquence, la suspension explicite du 23 août 2023 est illégale car elle prolonge une suspension antérieure au-delà du délai légal de quatre mois.
N° TA33-2501483(TA33-2501483)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant albanais, contestant un refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire et interdiction de retour (arrêté du 23 janvier 2025), ainsi qu'une assignation à résidence (arrêté du 16 octobre 2025). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que les décisions étaient conformes aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et aux conventions internationales invoquées. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées.
N° TA33-2506127(TA33-2506127)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... et Mme B... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Parempuyre à la société Benjoin AQ pour un projet de 37 logements. Les requérants ont toutefois déclaré se désister purement et simplement de leur instance et de leur action. Par ordonnance du 6 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA33-2305148(TA33-2305148)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Euronat de deux recours pour excès de pouvoir visant à annuler des délibérations du conseil municipal de Grayan-et-l'Hôpital du 20 juillet 2023. La première délibération approuvait l'envoi d'un courrier aux titulaires de droits de jouissance sur le terrain d'un centre naturiste pour les informer de leur droit de substitution en cas de résiliation du bail à construire, et la seconde approuvait l'envoi d'une mise en demeure à la société requérante. Le tribunal a relevé d'office que ces délibérations constituaient des mesures d'exécution d'un contrat de droit privé. En conséquence, il a jugé que la juridiction administrative était incompétente pour en connaître et a rejeté les requêtes comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA33-2305790(TA33-2305790)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 16 octobre 2023 par lequel le préfet de la Gironde avait autorisé la capture d'alouettes des champs à l'aide de pantes à des fins scientifiques. La juridiction a jugé que cette autorisation méconnaissait les articles 5 et 9 de la directive "Oiseaux" (2009/147/CE), faute pour le préfet de justifier de l'absence d'alternative satisfaisante et d'un objectif réel de recherche scientifique. Les requêtes de l'association One Voice et de la Ligue pour la protection des oiseaux ont été jointes et accueillies.
N° TA33-2507602(TA33-2507602)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais se déclarant mineur isolé, qui demandait son hébergement d’urgence par le département de la Gironde. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant saisi le juge des enfants dès mars 2025 et cette voie de recours judiciaire étant toujours pendante et adaptée pour statuer sur sa minorité et sa prise en charge. Il a rappelé que, conformément aux articles 375 du code civil et L. 223-2 du code de l’action sociale et des familles, le département ne peut admettre un mineur à l’aide sociale à l’enfance sans décision judiciaire, et que l’existence d’un recours effectif devant le juge judiciaire rend irrecevable la demande devant le juge administratif.
N° TA33-2305753(TA33-2305753)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l’arrêté du 12 octobre 2023 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne autorisait, à des fins scientifiques, la capture d’alouettes des champs à l’aide de pantes et de matoles. Saisi par l’association One Voice et la Ligue pour la protection des oiseaux, le tribunal a jugé que cette autorisation méconnaissait les articles 5 et 9 de la directive « Oiseaux » (2009/147/CE), faute pour le préfet de justifier de l’absence d’alternative satisfaisante et d’un objectif réel de recherche scientifique. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté préfectoral.
N° TA33-2305693(TA33-2305693)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant la délibération du conseil municipal de Lège-Cap-Ferret approuvant le compte de gestion 2022. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'absence du rapport de la commission de contrôle financier sur la délégation de service public du port de la Vigne était inopérant, car les dispositions invoquées (articles R. 2222-1 à R. 2222-6 du CGCT) concernent le compte administratif et non le compte de gestion. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2507410(TA33-2507410)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. B..., qui contestait un arrêté d'expulsion du préfet de la Gironde, la décision fixant le pays de destination et le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas démontré que l'exécution des décisions litigieuses portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 631-1, L. 631-2 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence caractérisée.
N° TA33-2304669(TA33-2304669)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 10 juillet 2023 par laquelle la directrice générale du centre communal d'action sociale (CCAS) de Bordeaux avait exclu temporairement de ses fonctions M. A..., adjoint territorial d'animation, pour une durée de six mois. La juridiction a jugé que les faits reprochés, notamment un comportement inapproprié et le non-respect d'un protocole, n'étaient pas établis, les éléments de preuve produits par l'administration (témoignages anonymes et non signés) étant insuffisants et contredits par les attestations du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux sanctions disciplinaires.
N° TA33-2507372(TA33-2507372)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit à l'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et l'absence d'entretien individuel conforme à l'article 5 du même règlement. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.