Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2303662(TA33-2303662)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B... demandant l'annulation de la délibération du 20 décembre 2022 par laquelle la communauté de communes du Sud-Gironde a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance d'information des conseillers, l'absence de débat substantiel sur le projet d'aménagement et de développement durables, et le classement de leurs parcelles. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la note de synthèse adressée aux conseillers était suffisante au regard de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales, que le débat prévu à l'article L. 153-12 du code de l'urbanisme avait bien eu lieu, et que les autres griefs n'étaient pas fondés.
N° TA33-2306000(TA33-2306000)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 5 juillet 2023 par le maire de Gaillan-en-Médoc pour un hangar agricole photovoltaïque. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir du requérant en tant que voisin immédiat. Sur le fond, il a identifié deux vices : l'insuffisance du dossier de demande concernant le raccordement aux réseaux d'eau et d'assainissement, et la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison des risques liés au rejet des effluents de chevaux. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre une régularisation dans un délai de six mois.
N° TA33-2406956(TA33-2406956)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 28 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la décision de refus de titre de séjour était légale au regard des dispositions de l'accord franco-tunisien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2407051(TA33-2407051)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de fait et de droit, ainsi que la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2407430(TA33-2407430)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi de deux requêtes distinctes par Mme et M. A..., tendant à l’annulation d’arrêtés préfectoraux du 20 mars 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du droit d’être entendu, ainsi que des erreurs d’appréciation au regard des articles L. 426-20, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la compétence du signataire était établie, et que les situations personnelles et familiales des requérants ne justifiaient pas une dérogation aux conditions légales de séjour. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais
N° TA33-2407683(TA33-2407683)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème Chambre) a annulé l'arrêté du 29 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le jugeant que la vie privée et familiale de l'intéressé, marié depuis juin 2023 à une Française avec une vie commune établie depuis sept ans et un rôle de soutien auprès de son épouse sous curatelle, justifiait la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
N° TA33-2407726(TA33-2407726)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme K... B... H... et de M. G... J... contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 2 décembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2507133(TA33-2507133)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde lui refusant la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a finalement remis à l'intéressée un récépissé l'autorisant à travailler, valable jusqu'en avril 2026. Le juge a constaté que la requérante avait ainsi obtenu satisfaction, privant le litige d'objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a en outre condamné l'État à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
N° TA33-2507209(TA33-2507209)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., aide-soignant, visant à suspendre l’exécution de son exclusion temporaire de fonctions de deux ans prononcée par le directeur de l’EHPAD de Fonfrède. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie, la privation de traitement pendant deux ans créant une situation financière grave et immédiate pour l’agent. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment en raison d’un vice de procédure substantiel tenant au non-respect du délai de convocation de quinze jours prévu par le décret n°89-822 du 7 novembre 1989. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision du 22 septembre 2025 et enjoint à l’EHPAD de réintégrer provisoirement M. A... sous astreinte.
N° TA33-2507381(TA33-2507381)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D..., ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 22 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut de procédure contradictoire, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a statué en formation d'éloignement sous 72 heures, conformément à la procédure prévue à l'article L. 922-2 du CESEDA.
N° TA33-2502857(TA33-2502857)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’effacement d’une dette auprès de la caisse d’allocations familiales de la Gironde. Par une ordonnance du 5 novembre 2025, le magistrat désigné a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la décision attaquée ou justifié de l’impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyens. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
N° TA33-2500937(TA33-2500937)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et demandant une remise de dette. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, elle n'a pas produit la décision prise sur ce recours ni prouvé son exercice. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette donc la demande.
N° TA33-2504779(TA33-2504779)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité de 2 412,99 euros. La requête, déposée le 20 juillet 2025, était manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen, se limitant à la seule production de la décision attaquée. Malgré une demande de régularisation adressée par l'application Télérecours citoyens le 23 juillet 2025, conformément à l'article R. 772-6 du code de justice administrative, le requérant n'a fourni aucune argumentation dans le délai imparti. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, a donc rejeté la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA33-2503280(TA33-2503280)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant un trop-perçu de RSA de 596 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte contesté à peine d'irrecevabilité.
N° TA33-2503305(TA33-2503305)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... B... contestant un refus de revenu de solidarité active (RSA) du 26 mars 2025. La requérante n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, ni justifié de l'exercice préalable du recours administratif obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l'irrecevabilité manifeste de la requête.
N° TA33-2504850(TA33-2504850)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du retrait de son agrément d'assistante familiale par le département de Lot-et-Garonne. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, la requérante a été informée, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qu'elle devait confirmer le maintien de sa requête sous un mois. N'ayant pas confirmé dans ce délai, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d'instance.
N° TA33-2505088(TA33-2505088)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'une requête relative à une demande de titre de voyage pour étranger bénéficiaire de la protection internationale. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté que la production du requérant ne contenait ni l'exposé d'aucun moyen juridique, ni l'énoncé de conclusions à fin d'annulation ou d'indemnisation d'une décision administrative. En l'absence de ces éléments essentiels, la requête ne pouvait être régularisée et a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2505527(TA33-2505527)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. La requête, enregistrée le 17 août 2025, ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions formelles, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président du tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
N° TA33-2507545(TA33-2507545)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme A..., agissant pour leur fils mineur handicapé, qui demandait des injonctions pour obtenir une place en institut médico-éducatif. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de l'enfant, sans scolarisation ni prise en charge adaptée depuis sept ans, ne présentait pas de circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai. Il a également considéré que la carence alléguée de l'État ne constituait pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, comme le droit à l'éducation garanti par le Préambule de la Constitution de 1946 et le code de l'éducation. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'instruire ou d'auditionner les parties.
N° TA33-2405991(TA33-2405991)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal estime que le requérant ne démontre pas l'illégalité fautive de cette décision, l'ordonnance de référé ayant suspendu son exécution sans en établir l'illégalité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur l'absence de faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.