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Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal estime que le requérant ne démontre pas l'illégalité fautive de cette décision, l'ordonnance de référé ayant suspendu son exécution sans en établir l'illégalité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur l'absence de faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante colombienne, contestant l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 lui retirant son attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressée ne justifiant pas de liens familiaux stables et intenses en France et conservant des attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en excès de pouvoir par M. B... et Mme C..., ressortissants mauritaniens, a examiné la légalité des arrêtés du 30 août 2024 du préfet de la Gironde leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment une erreur de fait et de droit, soutenant que leurs filles avaient obtenu le statut de réfugiées, ce qui aurait dû leur permettre de bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, les requérants ont informé le tribunal avoir obtenu une carte de résident le 19 mai 2025, rendant sans objet leurs conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, mais a fait droit à leurs conclusions accessoires en mettant à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Recours DALO devant le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation, demandait une injonction au préfet de lui proposer un logement adapté. En cours d'instance, le préfet a justifié qu'une proposition de logement avait été faite et acceptée par la requérante. Le tribunal constate que les conclusions sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’ALGEEI, gestionnaire d’un foyer situé en Lot-et-Garonne, afin de condamner le département de la Dordogne à lui verser 124 831,01 euros pour la prise en charge de six résidents dont le domicile de secours est en Dordogne. Le litige portait sur l’opposabilité du règlement départemental d’aide sociale (RDAS) du Lot-et-Garonne, que l’association estimait applicable, tandis que le département de la Dordogne invoquait son propre RDAS. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que seul le RDAS du département du domicile de secours (Dordogne) est opposable et que ce dernier ne peut être tenu de financer des règles dérogatoires de facturation fixées par le département d’implantation de l’établissement. Cette solution s’appuie sur les articles L. 121-1 et L. 121-3 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, pour obtenir la restitution de son passeport et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Cette demande faisait suite à l'annulation, par un jugement du 16 avril 2025, d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le tribunal a fait droit à la demande en enjoignant au préfet de la Gironde de restituer le passeport et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, en application des articles L. 614-16 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par Mme B..., candidate admise au concours de conseiller pénitentiaire, contestant le refus du ministre de la justice de la nommer à l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) suite à une enquête administrative. En cours d’instance, le ministre a retiré sa décision initiale et a accepté de nommer l’intéressée pour la rentrée 2026, conduisant Mme B... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée par la requérante, l’État n’étant pas la partie perdante. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du centre communal d’action sociale (CCAS) de Bordeaux, qui demandait la condamnation de l’État à lui rembourser 125 457,74 euros pour des dépenses d’hébergement d’urgence engagées entre 2020 et 2023. Le tribunal a estimé que la carence fautive de l’État n’était pas établie, compte tenu de l’augmentation significative du parc d’hébergement en Gironde et de l’absence de preuve de situations individuelles de détresse non prises en charge. Il a également écarté la demande subsidiaire fondée sur l’enrichissement sans cause, en raison de l’absence de preuve d’un appauvrissement corrélatif à un enrichissement de l’État. La décision s’appuie sur les articles L. 345-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 15 janvier 2024 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Bordeaux a refusé le transfert de M. A... du centre de détention de Neuvic-sur-l’Isle vers celui de Lannemezan. Le tribunal a jugé que ce refus, en raison de l’éloignement géographique rendant les visites familiales très difficiles, portait une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a ainsi écarté la fin de non-recevoir tirée de la nature de mesure d’ordre intérieur, estimant que le droit fondamental invoqué était en cause. La solution retenue est l’annulation de la décision, avec injonction au directeur de réexaminer la demande de transfert.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête des consorts B... qui demandaient l’annulation de la décision implicite de la commune de Libourne refusant de rétablir le débouché d’un tunnel, condamné par la construction de gradins lors du réaménagement des quais de la Dordogne. Le tribunal a estimé que l’installation des gradins, accolés au mur de soutènement sans empiéter sur la propriété des requérants, ne constituait pas une emprise irrégulière. Il a également jugé que le droit d’accès à la propriété (aisance de voirie) n’était pas méconnu, l’immeuble disposant d’autres accès piétons et automobiles. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux du droit de propriété et de la voirie publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de Mme B... de son recours en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la décision du maire de Quinsac de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de travaux, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, était justifié par la condamnation de M. C... pour des faits de violence et de menaces de mort, incompatibles avec l'exercice de la profession.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour la perte quasi-totale de la vision de son œil gauche, consécutive à la pose d'un implant « Icare » défectueux en 2006. Le requérant engageait la responsabilité sans faute du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, ou, à titre subsidiaire, celle de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., estimant que le lien de causalité direct et certain entre l'implant et le dommage n'était pas établi, compte tenu du délai de plus de six ans entre la pose et l'apparition des troubles. Par conséquent, ni la responsabilité du CHU ni celle de l'ONIAM n'ont été retenues.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de non-opposition à déclaration préalable délivrée par le maire de Quinsac. Par un mémoire enregistré le 30 octobre 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 novembre 2025.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’une requête en plein contentieux par la famille de C... E..., décédé le 14 juillet 2017, imputant sa prise en charge tardive par le SAMU 33 et le centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux. Les requérants demandaient la condamnation du CHU pour faute, invoquant un retard dans le déclenchement du SMUR et un défaut de suivi, ayant entraîné une perte de chance de survie évaluée à 8/10. Le CHU contestait toute faute et soutenait que le décès résultait de l’état antérieur du patient, tout en sollicitant à titre subsidiaire une expertise pour déterminer le taux de perte de chance. Le tribunal a ordonné une expertise avant-dire droit afin d’évaluer ce taux et de préciser la nature des séquelles éventuelles, sur le fondement des dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur lui imposant un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le ministre a informé le tribunal que l’apprentissage anticipé de la conduite de la requérante avait été pris en compte et que la décision attaquée était devenue sans objet. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité Mme B... à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’elle n’a pas fait dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a donné acte de son désistement d’instance par ordonnance du 4 novembre 2025.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., secrétaire administrative, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du recteur de l’académie de Bordeaux du 29 juin 2023 prononçant son affectation au collège Gérard Philippe de Pessac, qu’elle estimait constitutive d’une mutation forcée liée à un harcèlement moral. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont il a été donné acte. Ses conclusions indemnitaires tendant à la réparation de ses préjudices ont été rejetées comme irrecevables, faute pour Mme B... d’avoir présenté une demande préalable à l’administration, conformément aux exigences de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la ministre des armées de lui octroyer l’allocation temporaire d’invalidité pour trois maladies professionnelles. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire et le caractère non tardif de sa demande, mais le tribunal a estimé ces moyens infondés. Il a également écarté comme non sérieuse la demande de Mme B... tendant à écarter une pièce pour faux, faute de preuve. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960, et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a été saisi par Mme F..., professeure des écoles, de deux requêtes en annulation de décisions de la rectrice d'académie lui refusant le bénéfice de l'indemnité de direction pour avoir assuré un intérim de direction d'école. La requérante soutenait que ces décisions méconnaissaient les articles 2 du décret n°83-644 du 8 juillet 1983 et 6 du décret n°72-827 du 6 septembre 1972, et que leur signataire ne disposait pas d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a joint les deux requêtes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'instruction a été clôturée et l'affaire jugée après audience publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Dordogne. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE), ainsi que la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, compte tenu de la brièveté et de la précarité de son séjour en France. La solution retenue est le rejet de la requête.