Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2304627(TA33-2304627)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour la perte quasi-totale de la vision de son œil gauche, consécutive à la pose d'un implant « Icare » défectueux en 2006. Le requérant engageait la responsabilité sans faute du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, ou, à titre subsidiaire, celle de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., estimant que le lien de causalité direct et certain entre l'implant et le dommage n'était pas établi, compte tenu du délai de plus de six ans entre la pose et l'apparition des troubles. Par conséquent, ni la responsabilité du CHU ni celle de l'ONIAM n'ont été retenues.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501371(TA33-2501371)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Dordogne. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE), ainsi que la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, compte tenu de la brièveté et de la précarité de son séjour en France. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2304336(TA33-2304336)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la compagnie AM Trust (devenue Bothnia) contestant un titre exécutoire de 20 409 euros émis par l'ONIAM pour un remboursement lié à une infection nosocomiale. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, et a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles de l'ONIAM et des demandes de la CPAM, celles-ci étant greffées sur des conclusions principales irrecevables. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes, sans application des textes sur le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2500815(TA33-2500815)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2500732(TA33-2500732)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une compatriote titulaire d'un titre de séjour et de la naissance de leur enfant en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour mention "vie privée et familiale".

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2400820(TA33-2400820)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 15 janvier 2024 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Bordeaux a refusé le transfert de M. A... du centre de détention de Neuvic-sur-l’Isle vers celui de Lannemezan. Le tribunal a jugé que ce refus, en raison de l’éloignement géographique rendant les visites familiales très difficiles, portait une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a ainsi écarté la fin de non-recevoir tirée de la nature de mesure d’ordre intérieur, estimant que le droit fondamental invoqué était en cause. La solution retenue est l’annulation de la décision, avec injonction au directeur de réexaminer la demande de transfert.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2500693(TA33-2500693)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 refusant son titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur en s'appuyant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le requérant ne démontrait pas de risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine. En conséquence, la décision attaquée a été confirmée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2500608(TA33-2500608)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme E... demandant l'annulation des arrêtés du 8 octobre 2024 du préfet de la Gironde leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et leur interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de leur situation. Il a estimé que les requérants ne justifiaient pas d'une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une méconnaissance de l'intérêt supérieur de leurs enfants. En conséquence, les moyens tirés de la violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305240(TA33-2305240)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a été saisi par Mme F..., professeure des écoles, de deux requêtes en annulation de décisions de la rectrice d'académie lui refusant le bénéfice de l'indemnité de direction pour avoir assuré un intérim de direction d'école. La requérante soutenait que ces décisions méconnaissaient les articles 2 du décret n°83-644 du 8 juillet 1983 et 6 du décret n°72-827 du 6 septembre 1972, et que leur signataire ne disposait pas d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a joint les deux requêtes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'instruction a été clôturée et l'affaire jugée après audience publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305126(TA33-2305126)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la ministre des armées de lui octroyer l’allocation temporaire d’invalidité pour trois maladies professionnelles. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire et le caractère non tardif de sa demande, mais le tribunal a estimé ces moyens infondés. Il a également écarté comme non sérieuse la demande de Mme B... tendant à écarter une pièce pour faux, faute de preuve. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960, et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2305091(TA33-2305091)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., secrétaire administrative, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du recteur de l’académie de Bordeaux du 29 juin 2023 prononçant son affectation au collège Gérard Philippe de Pessac, qu’elle estimait constitutive d’une mutation forcée liée à un harcèlement moral. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont il a été donné acte. Ses conclusions indemnitaires tendant à la réparation de ses préjudices ont été rejetées comme irrecevables, faute pour Mme B... d’avoir présenté une demande préalable à l’administration, conformément aux exigences de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2500290(TA33-2500290)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que, compte tenu de la durée très récente de son séjour en France et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Turquie, l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à ce droit. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2401226(TA33-2401226)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du centre communal d’action sociale (CCAS) de Bordeaux, qui demandait la condamnation de l’État à lui rembourser 125 457,74 euros pour des dépenses d’hébergement d’urgence engagées entre 2020 et 2023. Le tribunal a estimé que la carence fautive de l’État n’était pas établie, compte tenu de l’augmentation significative du parc d’hébergement en Gironde et de l’absence de preuve de situations individuelles de détresse non prises en charge. Il a également écarté la demande subsidiaire fondée sur l’enrichissement sans cause, en raison de l’absence de preuve d’un appauvrissement corrélatif à un enrichissement de l’État. La décision s’appuie sur les articles L. 345-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2405872(TA33-2405872)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en excès de pouvoir par M. B... et Mme C..., ressortissants mauritaniens, a examiné la légalité des arrêtés du 30 août 2024 du préfet de la Gironde leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment une erreur de fait et de droit, soutenant que leurs filles avaient obtenu le statut de réfugiées, ce qui aurait dû leur permettre de bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, les requérants ont informé le tribunal avoir obtenu une carte de résident le 19 mai 2025, rendant sans objet leurs conclusions principales. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, mais a fait droit à leurs conclusions accessoires en mettant à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305444(TA33-2305444)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté préfectoral du 1er juin 2023 l'interdisant définitivement de toute fonction auprès de mineurs. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'arrêté ayant été signé par le préfet lui-même. Il a également jugé que la composition de la formation spécialisée du conseil départemental, qui avait émis un avis préalable, était régulière au regard de l'article 29 du décret n° 2006-665 du 7 juin 2006. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur les faits reprochés à M. A..., notamment le signalement pour détention d'images pédopornographiques et le non-respect d'un contrôle judiciaire, pour établir un risque pour la santé physique ou morale des mineurs au sens de l'article L. 227-10 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507293(TA33-2507293)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant camerounais. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant étant déjà sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français exécutoire et d'une assignation à résidence, sans que le refus d'enregistrement ne modifie sa situation. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte ou la méconnaissance des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304241(TA33-2304241)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de Mme F..., professeure des écoles, contestant les refus de la rectrice d’académie de lui accorder l'indemnité de direction pour les intérims de direction effectués. La requérante invoquait la méconnaissance des articles 2 du décret n°83-644 du 8 juillet 1983 et 6 du décret n°72-827 du 6 septembre 1972, ainsi que l'incompétence du signataire des décisions. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que l'administration n'avait pas produit de mémoire en défense dans les délais, a fait droit à la demande d'annulation des décisions attaquées, sans préciser le fondement textuel exact de cette annulation dans l'extrait fourni.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304924(TA33-2304924)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., professeure certifiée, contestant son reclassement au 3ème échelon de la classe normale par la rectrice de l'académie de Bordeaux. La requérante invoquait plusieurs moyens, dont un défaut de motivation et des erreurs dans le calcul de son ancienneté. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. Il a constaté que le recours gracieux formé le 5 avril 2023 était tardif, car exercé au-delà du délai de deux mois suivant la notification de l'arrêté du 1er septembre 2022, et n'a donc pas interrompu le délai de recours contentieux. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA33-2304943(TA33-2304943)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a été saisi par M. B... d'une demande d'expertise médicale afin d'établir un lien entre sa paraplégie et une éventuelle faute du CHU de Bordeaux lors d'une consultation en juillet 2019. Le requérant contestait l'expertise amiable réalisée par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation, à laquelle l'ONIAM n'était pas partie. Le tribunal a rejeté la demande d'expertise, estimant qu'elle était dépourvue d'utilité, l'expertise amiable existante étant claire et ne retenant aucun manquement du CHU. La solution s'appuie sur les principes généraux de l'utilité d'une mesure d'instruction, sans application spécifique d'un texte autre que le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2304974(TA33-2304974)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation pour une infection nosocomiale contractée au CHU de Bordeaux après une hystérectomie. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’établissement, non contestée, sur le fondement des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. Il a condamné le CHU de Bordeaux à verser à Mme A... une somme totale de 3 918,65 euros en réparation de ses préjudices (déficit fonctionnel temporaire, frais divers, assistance par tierce personne, souffrances endurées), et à rembourser à la CPAM de la Gironde la somme de 3 171,86 euros au titre des débours, ainsi que l’indemnité forfaitaire de gestion. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter de la date d’enregistrement de la requête.

Résumé IA