Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2506573(TA33-2506573)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Bordeaux pour une extension et la démolition d’annexes. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance des articles R. 111-27 du code de l’urbanisme et du règlement du PLUi. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2400917(TA33-2400917)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... D... et Mme C... D..., agissant en qualité de tutrices de M. A... D..., d’un recours contestant la décision du département de la Gironde fixant les conditions de prise en charge des frais d’hébergement en maison de retraite. Par un courrier du 9 octobre 2025, les requérantes ont déclaré se désister de leur requête. Le magistrat désigné a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par ordonnance, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA33-2407085(TA33-2407085)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. L'arrêté attaqué, notifié par erreur à la requérante, concernait en réalité une autre personne, Mme C.... Mme B... ne justifiant d'aucun intérêt à agir, ses conclusions en annulation, injonction et frais d'instance ont été rejetées sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.
N° TA33-2403414(TA33-2403414)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... contestant un avis de poursuites pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active. Le juge a estimé que ce litige, portant sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale, relève de la compétence exclusive du juge de l’exécution, une juridiction judiciaire, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA33-2205161(TA33-2205161)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la Caisse centrale de réassurance mutuelle agricole du Centre Manche, qui demandait à être relevée et garantie indemne par la société FUGRO France des condamnations qu'elle pourrait subir. Par une ordonnance du 9 octobre 2025, le président de la 1ère chambre a constaté le désistement d'office de la requérante, faute pour celle-ci d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il a été donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA33-2306140(TA33-2306140)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une demande de décharge des frais de signification et frais bancaires liés au recouvrement d’un titre exécutoire émis par un lycée pour des frais de demi-pension. La requérante ne contestant pas le bien-fondé de la créance initiale, le litige portait uniquement sur les frais facturés par un commissaire de justice et sa banque. Le tribunal a constaté que ce litige opposait la requérante à des personnes privées, ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA33-2306850(TA33-2306850)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Mérignac du 24 mai 2023, ne s’opposant pas à une déclaration préalable pour la surélévation d’une maison individuelle. Par un mémoire du 7 octobre 2025, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur instance et de leur action. Par ordonnance du 9 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Mérignac présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA33-2405178(TA33-2405178)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de 368,19 euros de la caisse d’allocations familiales de la Gironde. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car la requérante n’a pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505455(TA33-2505455)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Oxo Bikes, qui contestait l'installation gratuite de la société Mobility Bike Solution dans les locaux de l'office du tourisme de Bergerac sans appel d'offres. La société invoquait un moyen de légalité externe, mais le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance comme manifestement infondée.
N° TA33-2505049(TA33-2505049)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS EDMP Aquitaine d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bassens refusant un permis de construire 44 logements. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action par un mémoire enregistré le 7 octobre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 8 octobre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA33-2305960(TA33-2305960)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Martignas-sur-Jalle à la société HLM Vilogia pour 62 logements. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur action. Par ordonnance du 9 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la société Vilogia au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’extinction de l’instance.
N° TA33-2506743(TA33-2506743)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du recteur de la région académique de Nouvelle-Aquitaine refusant de proposer trois admissions en master 1 à M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de la perte d'une année universitaire ou d'un risque pour son titre de séjour. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 612-6 et R. 612-36-3 du code de l'éducation.
N° TA33-2506490(TA33-2506490)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 17 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sans qu'il soit nécessaire de détailler les circonstances du contrôle d'identité. Il a également rappelé, sur le fondement de l'article L. 541-3 du CESEDA, que la qualité de demandeur d'asile, invoquée postérieurement à l'arrêté, ne remet pas en cause la légalité de la mesure mais en diffère seulement l'exécution. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris sa demande subsidiaire de suspension.
N° TA33-2401640(TA33-2401640)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., agissant pour sa fille mineure, qui contestait le refus implicite de la MDPH de la Gironde d’examiner ses demandes de prestations handicap (AAH, carte mobilité inclusion, RQTH). Le tribunal a jugé que la MDPH avait légalement opposé l’irrecevabilité des demandes en raison de l’absence de production d’un certificat médical, conformément à l’article R. 146-26 du code de l’action sociale et des familles. Les arguments du requérant, notamment ceux relatifs à un prétendu complot ou à la dispense de certificat médical, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2401065(TA33-2401065)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu d’allocation de logement sociale de 1 465,97 euros. La requérante invoquait une erreur de déclaration due à un défaut d’information et sa situation financière difficile. Le juge a estimé que ces circonstances étaient sans influence sur le bien-fondé de l’indu, fondé sur l’article R. 822-2 du code de la construction et de l’habitation. La demande de remise gracieuse de la dette a été jugée irrecevable, faute de recours préalable devant la commission de recours amiable, conformément à l’article L. 825-3 du même code.
N° TA33-2401061(TA33-2401061)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B... Conizio contestant la décision du département de la Dordogne fixant à 600 euros la participation mensuelle globale des obligés alimentaires aux frais d’hébergement en EHPAD de son père. La requérante soutenait que cette somme était excessive, notamment car l’un des cinq frères et sœurs, également en EHPAD, ne pouvait contribuer, et qu’elle-même ne pouvait assumer cette charge. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment les articles L. 132-6 et R. 132-9, ainsi que sur le code civil relatif à l’obligation alimentaire.
N° TA33-2506662(TA33-2506662)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de sa demande après que le préfet de la Gironde lui a délivré le récépissé sollicité. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État, considéré comme partie perdante, à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA33-2401041(TA33-2401041)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 984,51 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si la situation de précarité et la bonne foi du requérant justifiaient une remise, conformément à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de M. B... a été reconnue, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale de la dette. La demande de M. B... a donc été rejetée.
N° TA33-2400954(TA33-2400954)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant italien, contestant le refus de la commission de médiation de la Gironde de le reconnaître comme prioritaire pour l'attribution d'un logement social. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la commission n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en estimant que l'intéressé n'avait pas effectué de démarches préalables suffisantes de recherche de logement, malgré le dépôt de sa demande de logement social. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA33-2400947(TA33-2400947)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 580,21 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a examiné si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifiaient une remise sur le fondement de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de Mme A... a été reconnue, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise totale de la dette, notamment en l'absence d'impossibilité de remboursement par un éventuel étalement. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remise gracieuse.