Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2506439(TA33-2506439)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 septembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français insuffisamment précisé. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2506437(TA33-2506437)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le recours d'une élève stagiaire de l'École nationale d'administration pénitentiaire (ENAP) contestant plusieurs mesures disciplinaires, dont une suspension conservatoire, un retrait de points professionnels et un licenciement pour insuffisance professionnelle. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté de licenciement du 18 juin 2025, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique, le décret n° 66-874 du 21 novembre 1966 et le décret n° 2023-1341 du 29 décembre 2023 relatifs au statut du personnel de surveillance pénitentiaire.
N° TA33-2302573(TA33-2302573)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la société Orange du 5 mai 2023 la mettant en demeure de reprendre ses fonctions sous peine de radiation. Par un mémoire du 7 août 2025, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 8 octobre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la société Orange tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA33-2501750(TA33-2501750)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé expertise par Mme A..., agent de l'INRAE, afin d'évaluer les préjudices résultant d'une rechute de maladie professionnelle et d'un accident de service. L'INRAE s'est opposé à cette demande en invoquant l'autorité d'un protocole transactionnel signé le 19 juillet 2024. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que ce protocole, qui visait à mettre un terme global et définitif aux différends entre les parties, rendait la mesure d'expertise demandée dépourvue d'utilité. La solution est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la prescription d'une expertise à son utilité.
N° TA33-2504494(TA33-2504494)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme D... qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Libourne et de son assureur à l’indemniser de préjudices subis suite à une infection contractée lors d’une opération en 2016. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent, pour les recours indemnitaires, la présentation d’une demande préalable à l’administration et la production de la décision de rejet. Faute pour la requérante d’avoir fourni cette décision malgré une demande de régularisation, le tribunal juge la requête manifestement irrecevable et la rejette.
N° TA33-2306312(TA33-2306312)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’une requête en annulation du refus du maire d’Arès de lui communiquer le « budget culture » de la ville, sur le fondement des articles L. 2121-26 du code général des collectivités territoriales et L. 311-9 du code des relations entre le public et l’administration. En cours d’instance, la commune a communiqué à l’intéressé les dépenses culturelles pour la période concernée. Le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2505180(TA33-2505180)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., ancienne agente territoriale, contestant le refus du maire de Cestas de lui accorder une indemnité de chômage. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter l'affaire sans invitation à régulariser.
N° TA33-2301138(TA33-2301138)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant la décision du maire de Bordeaux de ne pas renouveler son autorisation d'occupation temporaire du domaine public sur le marché des Chartrons. Le tribunal a jugé que cette décision de non-reconduction constitue une abrogation d'une autorisation précaire et révocable, non créatrice de droits, et n'a donc pas à être motivée en application du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de motivation a été écarté comme inopérant. La solution retenue est le rejet de la requête de M. A..., confirmant ainsi la légalité de la décision de la commune de Bordeaux.
N° TA33-2300633(TA33-2300633)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Lège-Cap-Ferret à la SCI Rivière et Lameignère pour la restauration d’une habitation. Le tribunal a d'abord jugé que M. A..., bien que voisin immédiat, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, les atteintes alléguées à ses conditions de jouissance n'étant pas établies. Par suite, la requête a été déclarée irrecevable. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2300771(TA33-2300771)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule un titre de recette de 102 euros émis par Bordeaux Métropole pour l'enlèvement de déchets hors bacs. La SARL requérante contestait être l'auteur du dépôt sauvage, arguant ne pas exploiter l'enseigne mentionnée et que la preuve photographique concernait un autre commerce. Bordeaux Métropole n'ayant pas produit d'observations malgré une mise en demeure, elle est réputée avoir acquiescé aux faits, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Le tribunal prononce l'annulation du titre de recette et la décharge de l'obligation de payer.
N° TA33-2302048(TA33-2302048)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association de sauvegarde du site d'Arcachon, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Arcachon pour un abri bois sur le domaine public communal. Le tribunal a jugé que l'irrégularité de l'affichage du permis était sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que la commune, étant à la fois pétitionnaire et gestionnaire du domaine public, n'avait pas à produire un accord préalable d'occupation temporaire, conformément à l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme. Enfin, le caractère pérenne de la construction n'affectait pas la validité du permis, celui-ci relevant du régime général des autorisations d'urbanisme et non des permissions de voirie.
N° TA33-2302161(TA33-2302161)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., aide-soignante au CHU de Bordeaux, qui demandait réparation pour harcèlement moral et discrimination. La requérante invoquait des moqueries, dénigrements, une mutation punitive et une agression physique, liés à la révélation de son passé de prostituée. Le tribunal a estimé que les éléments présentés ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique, ni d’une discrimination ou d’un manquement à l’obligation de sécurité. Par conséquent, les conclusions indemnitaires de Mme B... ont été rejetées.
N° TA33-2302195(TA33-2302195)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par un infirmier cadre de santé du CHU de Bordeaux contestant la date de prise d'effet de sa mise en disponibilité pour convenances personnelles, fixée au 1er octobre 2023 au lieu du 15 juin 2023 comme il l'avait demandé. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, jugeant que le requérant avait intérêt à agir car la décision lui faisait grief en fixant une date postérieure à celle sollicitée. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision au motif que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique et de l'article 34 du décret n°88-976 du 13 octobre 1988, en imposant un délai de préavis de trois mois sans que les nécessités du service ne le justifient.
N° TA33-2304148(TA33-2304148)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du Groupement foncier agricole (GFA) Château de Sanxet, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 25 mai 2023 par lequel le maire de Pomport a autorisé M. B... D... à réaliser des travaux de mise en conformité du musée automobile de Sanxet. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de qualité de propriétaire du demandeur était inopérant, car l'article R. 122-10 du code de la construction et de l'habitation permet à toute personne ayant qualité pour exécuter les travaux de solliciter l'autorisation, sans exiger la qualité de propriétaire. Par conséquent, la décision du maire n'est pas entachée d'illégalité sur ce point, et les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées.
N° TA33-2305057(TA33-2305057)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la délibération du 22 mars 2023 du conseil municipal de Trélissac instaurant un droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux. Le préfet de la Dordogne avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, invoquant une méconnaissance de l'article R. 214-1 du code de l'urbanisme. La commune, qui n'a pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits, établissant que la délibération avait été adoptée sans avoir saisi la chambre de commerce et d'industrie ni la chambre de métiers et de l'artisanat, et sans le rapport requis. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation de cette délibération pour vice de procédure.
N° TA33-2307111(TA33-2307111)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant son arrêté de radiation du marché des Quais. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, l'adjointe au maire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration et la réglementation municipale avait été respectée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., incluant ses conclusions en annulation, injonction et frais de justice.
N° TA33-2406585(TA33-2406585)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de la Dordogne de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que l'intéressé représentait une menace grave pour l'ordre public, était légale. Il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée.
N° TA33-2500615(TA33-2500615)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait sur ses documents d'état civil et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif à la délivrance d'un titre "vie privée et familiale" pour les étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance avant 16 ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était légale et que les conditions de l'article L. 423-22 n'étaient pas remplies. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2501026(TA33-2501026)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une protection particulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des textes spécifiques au fond.
N° TA33-2501186(TA33-2501186)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant bangladais, contre un arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.