Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403264(TA33-2403264)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le refus du directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine de saisir la chambre disciplinaire de l’ordre des médecins contre un praticien l’ayant examiné. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de la décision, celle-ci ayant été régulièrement déléguée. Il a jugé que le requérant n’établissait pas que l’ARS avait commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d’appréciation en refusant de transmettre sa plainte, sur le fondement de l’article L. 4124-2 du code de la santé publique. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B..., y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2402587(TA33-2402587)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l’association EMOI, qui contestait l’arrêté du 7 février 2024 du président du conseil départemental de la Gironde ordonnant la cessation d’activité et l’abrogation de l’autorisation de son lieu de vie et d’accueil (LVA) pour mineurs. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe (absence de signature, méconnaissance du contradictoire) et interne (erreur de qualification, disproportion), en se fondant sur les articles L. 313-14 et L. 313-16 du code de l’action sociale et des familles. Il a jugé que les manquements graves constatés dans la prise en charge éducative justifiaient la mesure de fermeture définitive, sans erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative contestée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2400088(TA33-2400088)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour la chute d'un arbre de l'autoroute A630 sur son véhicule. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve d'un entretien normal de l'ouvrage public, en se fondant sur un diagnostic phytosanitaire et des patrouilles régulières. Il a estimé que l'arbre ne présentait pas de signes extérieurs de fragilité ou de dangerosité apparente justifiant un abattage immédiat. Par conséquent, la responsabilité de l'État pour défaut d'entretien normal n'a pas été retenue.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2306968(TA33-2306968)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le Landesamt fur Besoldung und Versorgung Bader-Wuttemberg (Allemagne) d’une action en responsabilité pour défaut d’entretien normal d’un ouvrage public, à la suite du décès d’un agent allemand survenu le 26 juin 2019 après la chute d’une branche d’un peuplier noir. Le requérant demandait la condamnation solidaire de la commune de Saint-Julien-de-Lampon, de l’établissement public territorial du bassin de la Dordogne et de son assureur Groupama à lui verser 508 036,26 euros en remboursement des prestations versées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, estimant que la responsabilité des défendeurs n’était pas engagée, faute pour le requérant de démontrer un défaut d’entretien normal ou un lien de causalité certain entre l’état de l’arbre et l’accident, et a mis à sa charge les frais de procédure.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2306100(TA33-2306100)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SA Stage Permis France, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 juin 2023 par lequel le préfet de la Gironde avait retiré son agrément pour l'animation de stages de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le courrier informant la société de la procédure contradictoire n'avait pas à être motivé en droit. Il a également jugé que le retrait était légalement fondé sur l'article 8 de l'arrêté du 26 juin 2012, en raison d'un manquement aux obligations d'organisation des stages, et que la société n'avait pas justifié d'un cas de force majeure. La demande de frais de justice a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2305130(TA33-2305130)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande d'indemnisation des ayants droit de Mme E... B..., décédée des suites d'un accident médical non fautif survenu lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux le 29 avril 2020. L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) a été condamné à réparer les préjudices, sur le fondement des dispositions du code de la santé publique relatives à la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté la demande de nouvelle expertise de l'ONIAM et a fixé les indemnités, incluant les préjudices d'affection, d'accompagnement, économique et les frais d'obsèques, tout en réduisant certaines demandes. Les frais d'expertise ont été mis à la charge de l'ONIAM.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304768(TA33-2304768)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C..., ouvrier de l'État, contestant le refus du ministre des armées de réviser sa pension de retraite. Le tribunal a constaté que le ministre avait proposé, et la Caisse des dépôts et consignations approuvé, la suppression de la décote, rendant ce point du litige sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, jugeant que l'avancement de M. C... au 7e échelon, bien que rétroactif, n'avait pas été effectivement occupé six mois avant sa radiation des contrôles, conformément à l'article 14 du décret n°2004-1056 du 5 octobre 2004. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304552(TA33-2304552)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B... qui contestait la décision de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) limitant au 1er janvier 2019 l'effet rétroactif de la majoration de sa pension pour enfants. Le tribunal juge que la majoration prévue à l'article 24 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 ne pouvait être accordée qu'à compter du 16e anniversaire de sa fille cadette en 2010, et que Mme B... devait en faire la demande. En application de l'article L. 53 du code des pensions civiles et militaires de retraite, la CNRACL a légalement limité le rappel d'arrérages aux quatre années précédant la demande de 2023. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2303139(TA33-2303139)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'association EMOI d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président du conseil départemental de la Gironde suspendant son activité pour cinq mois. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le département, l'arrêté n'ayant pas été retiré ou abrogé. Il a ensuite annulé la décision pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté se bornant à renvoyer à des rapports sans énoncer les faits précis justifiant la suspension.

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DécisionREJETE

N° TA33-2303038(TA33-2303038)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ouvrier de l’État, qui contestait le brevet de pension du 11 avril 2023 ne l’admettant pas à la retraite au titre des travaux insalubres. Le tribunal a jugé que la décision du 23 mai 2022 du ministre des armées, refusant un départ anticipé pour travaux insalubres, était devenue définitive faute d’avoir été contestée dans les délais. Par conséquent, le brevet de pension, qui fixait la date d’effet au 29 octobre 2021 dans le cadre de l’amiante, n’était pas entaché d’illégalité. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sur le fondement du décret n°2004-1056 du 5 octobre 2004.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2302692(TA33-2302692)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête des consorts G... demandant la condamnation du centre hospitalier universitaire de Bordeaux pour des fautes lors de la prise en charge de Jérémy G... le 22 décembre 2012, ayant conduit à son décès. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que si la prise en charge initiale était perfectible, les manquements allégués n'étaient pas en lien de causalité direct avec le décès, celui-ci résultant de l'agression initiale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, sur le fondement des principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2302688(TA33-2302688)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C..., qui sollicitait l'indemnisation d'un préjudice d'impréparation résultant d'un défaut d'information lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux le 5 février 2019. La société Relyens Mutual Insurance, assureur de l'établissement, ne contestait pas le manquement au devoir d'information, mais estimait le préjudice limité à 3 000 euros. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHU sur le fondement des articles L. 124-3 du code des assurances et du code de la santé publique, et a condamné la société Relyens à verser à Mme C. une somme de 8 000 euros en réparation de son préjudice d'impréparation, assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 octobre 2022.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2301672(TA33-2301672)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de la CNRACL de réviser sa pension de retraite. La requérante demandait la prise en compte d'un arrêté de nomination en classe exceptionnelle, pris après son admission à la retraite et avec un effet rétroactif. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 17-1 du décret n°2003-1306, un tel avancement postérieur à la cessation des services ne peut être pris en compte pour le calcul de la pension, sauf exceptions inapplicables en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2301357(TA33-2301357)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS MB2A, qui contestait les décisions de l’ORIAS d’ajourner puis de refuser son inscription au registre des intermédiaires en assurance. La société invoquait une irrégularité de procédure et une erreur de droit, mais le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que l’ORIAS avait légalement fondé sa décision sur l’absence d’honorabilité du dirigeant, en application des articles L. 511-3, L. 512-4 et L. 322-2 du code des assurances. La solution retenue confirme le refus d’inscription, sans qu’une condamnation pénale définitive soit nécessaire pour apprécier l’honorabilité.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2506983(TA33-2506983)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... épouse B... qui demandait que soit ordonnée la crémation de sa tante décédée en EHPAD. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne précisait pas la liberté fondamentale prétendument violée ni n'exposait de moyen démontrant une illégalité manifeste, en méconnaissance des articles R. 411-1 et L. 521-2 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2506834(TA33-2506834)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’OFPRA rejetant une demande d’asile, se déclare incompétent. Il rappelle que, en vertu de l’article L. 532-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les recours contre ces décisions relèvent de la compétence exclusive de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502297(TA33-2502297)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Gironde de traiter sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a rappelé que, hors les cas prévus par le code de justice administrative, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration. La requête ne comportait aucune conclusion tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision administrative, et ne relevait pas non plus de la procédure de référé. Cette irrecevabilité, non régularisable, a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406583(TA33-2406583)

Cette affaire concerne deux requêtes jointes de M. Yassine Ridouani, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le Tribunal administratif de Bordeaux a jugé que la décision explicite du 6 mai 2025 s'était substituée à la décision implicite initiale. Le requérant invoquait notamment l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens soulevés et des pièces du dossier.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2306314(TA33-2306314)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant les décisions de l'ORIAS de supprimer son inscription en tant que mandataire d'intermédiaire en opérations de banque (MIOBSP) et de rejeter sa demande d'inscription comme conseiller en investissement financier (CIF). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., jugeant notamment que la décision de suppression du 17 février 2023 était tardive et donc irrecevable, et que les autres moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code monétaire et financier et du code des relations entre le public et l'administration.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2506934(TA33-2506934)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48 SI » du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du comportement dangereux du requérant, caractérisé par des infractions récentes et graves (conduite sous stupéfiants, usage du téléphone au volant). La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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