Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2505642(TA33-2505642)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la préfète de la Dordogne de deux demandes de suspension d'arrêtés du maire de Périgueux (nomination d'un chef de police municipale et établissement d'une liste d'aptitude). La préfète soutenait que ces actes méconnaissaient l'article 6 2° du décret du 21 avril 2011, faute pour l'agent concerné de justifier de dix ans d'ancienneté requise. En cours d'instance, la commune a retiré les arrêtés contestés, ce qui a conduit la préfète à se désister de ses requêtes. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504792(TA33-2504792)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par un agent contractuel de l'Éducation nationale contestant des décisions défavorables relatives à sa rémunération (heures supplémentaires et traitement). Le juge a rejeté la requête comme irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue par le décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 et l'arrêté du 30 mars 2022 pour les litiges de la fonction publique de l'académie de Bordeaux. En application de l'article R. 213-12 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au médiateur compétent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505807(TA33-2505807)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 14 février 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, car la décision empêchait M. A de travailler et de poursuivre sa formation en apprentissage, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2505836(TA33-2505836)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A B. Le requérant, ressortissant gabonais, sollicitait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour durant l'instruction de ses recours, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. Le juge des référés a rejeté la requête sans audience, estimant qu'il ne justifiait pas d'une situation d'urgence nécessitant une mesure dans un délai de quarante-huit heures, condition préalable à l'application de cette procédure d'urgence.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504786(TA33-2504786)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A, qui demandait le réexamen gracieux de sa note à l’examen professionnel d’attaché principal (session 2025). Le juge a rappelé qu’il ne peut statuer sur des demandes purement gracieuses ou des injonctions présentées à titre principal, et qu’il ne contrôle pas l’appréciation d’un jury d’examen. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA33-2305120(TA33-2305120)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Comax France d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation d’EDF à lui verser plus de 5,4 millions d’euros en réparation d’un préjudice, ainsi que l’annulation d’une demande d’indemnité de résiliation. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance, et EDF a acquiescé à ce désistement. Par ordonnance du 2 septembre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’achevant ainsi sans jugement sur le litige.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA33-2304681(TA33-2304681)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par EDF d’une demande en plein contentieux visant à condamner la société Comax France au paiement d’une indemnité de résiliation de contrat. Par un mémoire du 26 août 2025, EDF s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement auquel la société défenderesse a acquiescé. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 2 septembre 2025. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA33-2501164(TA33-2501164)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par Mme A, agent du ministère des armées, afin de désigner un expert pour évaluer l'ensemble des préjudices résultant d'un accident de service survenu le 16 février 2017 et d'une rechute du 15 février 2018, en vue d'un futur recours indemnitaire. Le ministre des armées s'est opposé à cette demande, arguant de l'absence de demande indemnitaire préalable et du défaut d'utilité de la mesure. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la mesure d'expertise sollicitée n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, dès lors que l'existence d'un préjudice et d'un lien de causalité avec le service était déjà établie par les décisions administratives reconnaissant l'imputabilité au service et par les évaluations médicales antérieures.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2501237(TA33-2501237)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D. Cette dernière conteste sa prise en charge pour un accident vasculaire cérébral par le docteur A et le centre hospitalier de Périgueux en avril 2024, dont elle conserve des séquelles. Le tribunal a jugé la mesure utile pour déterminer les conditions de cette prise en charge et évaluer les préjudices, sans préjuger des responsabilités. Il a désigné deux experts pour accomplir cette mission et a rejeté la demande de frais d'instance, faute de partie perdante.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA33-2407854(TA33-2407854)

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d’expertise médicale présentée par M. A, qui a subi plusieurs interventions ophtalmologiques au CHU de Bordeaux pour un décollement de rétine. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la requête en estimant la mesure utile pour déterminer les conditions de prise en charge et évaluer les préjudices. Il a désigné un expert avec pour mission d’examiner la conformité des soins et opérations aux règles de l’art, et de se prononcer sur les causes de la dégradation de la vue du patient.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2501527(TA33-2501527)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la commune de Martignac-sur-Jalles qui sollicitait le versement d’un solde d’indemnité de 71 614,03 euros par son assureur, la SMACL, suite à un incendie. La commune avait accepté une proposition d’indemnisation incluant le versement différé du solde après recours contre les responsables, et avait signé une quittance de renonciation à toute réclamation ultérieure. Le juge a estimé que la créance n’était pas sérieusement contestable, car la SMACL justifiait avoir engagé les actions nécessaires pour recouvrer les sommes dues auprès des assureurs des responsables. La requête a été rejetée et la commune condamnée à verser 1 500 euros à la SMACL au titre des frais de justice, sur le fondement des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504333(TA33-2504333)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait une mise en demeure de payer une amende de 80 euros. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car elle visait à obtenir l'intervention du tribunal dans un dossier déjà pendant devant le tribunal du stationnement payant, une autre juridiction administrative. Les conclusions de M. B ne tendaient ni à l'annulation d'une décision administrative ni à une demande indemnitaire, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504167(TA33-2504167)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une taxe liée au renouvellement de son titre de séjour. Le requérant avait saisi le juge d’un recours gracieux adressé au préfet, ce qui ne relève pas de la compétence du juge administratif. De plus, la requête ne contestait pas la légalité d’une décision administrative, mais se bornait à invoquer sa situation financière précaire. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504114(TA33-2504114)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une injonction de transmission de documents à la CPAM et une indemnisation pour préjudice moral. Les conclusions à fin d’injonction ont été jugées irrecevables car présentées à titre principal sans recours en annulation préalable. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour défaut de demande préalable liant le contentieux, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, Mme A a été considérée comme dépourvue d’intérêt à agir, les indemnités journalières sollicitées étant déduites de sa rémunération en vertu d’un arrêté définitif.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2503869(TA33-2503869)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait la mise à jour de son nom de famille sur sa carte grise. Le juge a rappelé qu'il ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à une indemnisation, et qu'il ne lui appartient pas de se substituer à l'administration. La requête, dépourvue de conclusions recevables, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2503003(TA33-2503003)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet a retiré l’arrêté contesté, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocat.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504613(TA33-2504613)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un avis avant poursuite émis par un collège pour des frais de cantine. La requête n’étant pas accompagnée de la décision attaquée, le juge a invité la requérante à régulariser sa demande sur le fondement de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En l’absence de régularisation dans le délai imparti, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2404628(TA33-2404628)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 1er septembre 2025, a constaté le désistement d'instance de M. C et autres, qui contestaient un arrêté préfectoral du 17 juillet 2024 les mettant en demeure de quitter un logement à Bordeaux. La requête en excès de pouvoir a été considérée comme abandonnée, faute pour les requérants d'avoir confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le préfet de la Gironde avait informé le tribunal que l'arrêté avait été exécuté le 28 février 2025.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504204(TA33-2504204)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. M. B demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 20 mai 2025 portant retrait de sa carte de séjour et obligation de quitter le territoire. La requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et M. B n'a pas produit ce document malgré une demande de régularisation fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2505537(TA33-2505537)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 11 août 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B, ressortissante nigériane, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que l'OFII a fait une inexacte application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur le motif d'une demande de réexamen, sans prendre en compte la vulnérabilité particulière de la requérante et de sa famille (notamment l'infection au VIH de Mme B, les troubles psychiques de son époux et la situation de leur enfant). La décision est annulée pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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