Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2504782(TA33-2504782)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contre une décision du ministre de l’Éducation nationale l’affectant comme principale de collège, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige, concernant une fonctionnaire affectée en Nouvelle-Calédonie, relève de la compétence du tribunal administratif de Nouméa. Par ordonnance du 19 août 2025, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA33-2504774(TA33-2504774)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du jury de la certification complémentaire DNL (Discipline Non Linguistique) de lui délivrer ce titre. La requérante invoquait le caractère parcellaire des justifications du jury et l'absence de mise en perspective de son projet. Le tribunal a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation du jury sur les compétences du candidat, mais seulement de vérifier que ce jury n'a pas méconnu les normes applicables. Estimant que les moyens soulevés étaient inopérants, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404313(TA33-2404313)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C, qui contestait un refus de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a finalement délivré le titre sollicité le 11 novembre 2024. Constatant que la décision attaquée avait ainsi été retirée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA33-2505291(TA33-2505291)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un référé-suspension introduit par l'association Alouette Animation contre le refus du maire de Pessac de l'autoriser à participer à l'événement "Assos en fête 2025". Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a considéré que l'association, qui n'avait pas participé à l'événement les deux années précédentes, ne justifiait pas d'un préjudice grave et immédiat nécessitant une intervention urgente du juge. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505043(TA33-2505043)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé précontractuel par la société Avenir Bâtiment, candidate évincée d'un marché public de réhabilitation attribué par Gironde Habitat. La société requérante contestait le rejet de son offre, invoquant un défaut d'information sur les motifs de son éviction et des manquements aux principes de transparence et d'égalité de traitement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que le pouvoir adjudicateur avait communiqué les informations suffisantes et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, notamment les articles R. 2181-3 et R. 2181-4 relatifs à l'information des candidats évincés.
N° TA33-2300183(TA33-2300183)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire tacite délivré par le maire de Bordeaux à la SCCV Le Mascaret. Après un jugement avant dire droit ayant accordé un délai de six mois pour régulariser le permis sur le fondement de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, les requérants se sont désistés de leur instance. Par ordonnance du 18 août 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la SCCV Le Mascaret tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA33-2504540(TA33-2504540)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par Mme F pour demander la suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Pessac à M. A pour un carport, un abri bois, une clôture et une terrasse. La requérante invoquait l'urgence et des doutes sérieux sur la légalité du permis, notamment une méconnaissance du règlement du PLU et des risques pour la sécurité de son accès et des véhicules de secours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux étant achevés, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA33-2505283(TA33-2505283)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que la mesure était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'obligation de quitter le territoire français du 27 octobre 2023 avait été régulièrement notifiée et le délai de départ volontaire était expiré. Il a également estimé que l'assignation à résidence ne faisait pas obstacle aux soins médicaux du requérant, rejetant ainsi le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA33-2505240(TA33-2505240)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après avoir été convoqué par la préfecture pour finaliser l’instruction de sa demande. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA33-2505466(TA33-2505466)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision de résiliation d’une convention de subvention conclue entre l’association des graphistes de l’ombre et l’Agence Erasmus +. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, dès lors que le titre exécutoire de 100 000 euros émis par l’agence ne résultait pas directement des décisions attaquées mais de l’absence de remise du rapport final par l’association. En conséquence, il a également rejeté les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505476(TA33-2505476)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé de Mme B, agent du CHU de Bordeaux, qui demandait notamment le versement de son salaire, la suppression de son évaluation professionnelle et la réparation d’un préjudice lié à un harcèlement moral. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande parmi les procédures de référé distinctes prévues par le code de justice administrative (articles L. 521-1 à L. 521-3). En outre, elle n’a pas introduit de requête au fond pour solliciter la suspension des décisions contestées, ni justifié d’une atteinte grave à une liberté fondamentale. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction contradictoire.
N° TA33-2505123(TA33-2505123)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Bordeaux de l'autoriser à instruire son fils en famille pour l'année 2025-2026. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de son enfant, notamment en raison de l'absence de preuves de besoins spécifiques ou de difficultés d'inscription scolaire. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 131-5 du code de l'éducation.
N° TA33-2505163(TA33-2505163)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du jury de l'université de Bordeaux du 11 juillet 2025 ajournant M. C en première année de licence de droit. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par l'étudiant (notamment l'irrégularité de la composition du jury et l'illégalité des modalités de contrôle des connaissances) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505015(TA33-2505015)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par une ressortissante ivoirienne contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a constaté que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. Toutefois, la solution retenue est un non-lieu à statuer, le préfet ayant informé la requérante qu’elle était convoquée pour se voir remettre un récépissé de demande de titre de séjour, rendant ainsi la demande de suspension sans objet.
N° TA33-2505328(TA33-2505328)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 23 288 euros en réparation du préjudice subi suite à un refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée irrecevable car prématurée, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le requérant n'avait pas attendu l'expiration du délai de deux mois nécessaire à la naissance d'une décision implicite de rejet de sa demande préalable indemnitaire adressée au préfet. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2505084(TA33-2505084)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une suspension immédiate, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, menace à l'ordre public, méconnaissance de l'accord franco-algérien et de la convention internationale des droits de l'enfant) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505048(TA33-2505048)
Classement sans suite d'une demande de naturalisation par le préfet de la Gironde pour dossier incomplet. Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette le recours pour excès de pouvoir comme manifestement irrecevable. Il juge que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que le dossier était effectivement incomplet, même si la requérante produit désormais les pièces manquantes. La solution retenue est le rejet de la requête en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504793(TA33-2504793)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Camiran. Les requérants ont toutefois déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2504171(TA33-2504171)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par le caractère incomplet du dossier malgré une mise en demeure, ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d’être attaquée par un recours pour excès de pouvoir, en application de l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504054(TA33-2504054)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par le caractère incomplet du dossier (absence de trois quittances de loyer), ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible d'être déféré au juge de l'excès de pouvoir. L'argument de la requérante sur le défaut d'information du site de l'Anef n'a pas été retenu comme une critique utile du motif de la décision. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.