Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504626(TA33-2504626)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par le préfet de la Gironde pour suspendre un permis de construire tacite et son certificat, délivrés à la société DAXAP VITI pour des constructions en zone agricole. Le juge a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la société, notamment la tardiveté du recours, et a examiné les moyens soulevés par le préfet. Il a retenu que le projet méconnaissait les dispositions du règlement de la zone A du plan local d'urbanisme, en raison d'incohérences et d'imprécisions dans le dossier, et que l'avis conforme de la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers n'avait pas été sollicité, en violation de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension du permis de construire tacite et du certificat, estimant que ces moyens étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité des actes.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2501361(TA33-2501361)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C. Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge pour une appendicite aiguë au centre hospitalier de Bergerac en avril 2024 a été conforme aux règles de l'art, notamment en raison d'une suspicion de section accidentelle de l'uretère, et à évaluer l'ensemble de ses préjudices. L'expertise est étendue à l'ONIAM et aux centres hospitaliers de Périgueux et de Bordeaux, parties non opposantes mais formulant des réserves. La mission de l'expert inclut la description des soins, l'identification d'éventuelles fautes, et le chiffrage des préjudices, avec possibilité de s'adjoindre un sapiteur.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2504281(TA33-2504281)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A contre une décision de la présidente de la province sud de Nouvelle-Calédonie refusant une demande d'aides aux études supérieures. Le tribunal se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, estimant que la compétence relève du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction sur le fondement de l'article R. 351-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505428(TA33-2505428)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B C, qui contestait un arrêté du 1er mars 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge constate que la requête est irrecevable car tardive, le délai de recours de quarante-huit heures prévu à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ayant pas été respecté. Il écarte l'argument du requérant selon lequel son placement en rétention administrative en août 2025 révèlerait une nouvelle décision, en application de la jurisprudence de la Cour de cassation du 20 novembre 2024 et de l'article L. 731-1 du même code, la décision initiale de moins de trois ans pouvant encore fonder la rétention. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2504743(TA33-2504743)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par erreur d'une requête de Mme A, a ordonné le transfert de son dossier à la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux. La requérante demandait à cette cour de statuer après la cassation d'un arrêt par le Conseil d'État. Le tribunal a appliqué l'article R. 351-3 du code de justice administrative, qui prévoit le renvoi d'une affaire à la juridiction compétente. La solution retenue est donc un simple renvoi pour incompétence matérielle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504992(TA33-2504992)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait la décision du directeur territorial de l'OFII du 3 juillet 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour défaut de présentation à deux rendez-vous. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et avait fait l'objet d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a également estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, la notification du courrier d'intention étant réputée accomplie. En conséquence, les moyens tirés du défaut de motivation, de la violation du contradictoire et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2503785(TA33-2503785)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’une requête de M. B contestant une ordonnance du Tribunal administratif de La Réunion ayant rejeté sa demande d’indemnisation pour une chute sur la voie publique, a estimé que cette contestation constituait en réalité un appel. En application des articles R. 351-3 et L. 211-2 du code de justice administrative, le tribunal s’est déclaré incompétent pour en connaître et a ordonné la transmission du dossier à la Cour administrative d’appel de Bordeaux, seule compétente pour statuer sur cet appel.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2505033(TA33-2505033)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant résidait dans le Val-d'Oise à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505077(TA33-2505077)

Le juge des référés du Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de la décision de refus d’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant A C, présentée par Mme D. La requérante invoquait l’urgence liée à la rentrée scolaire et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et erreur d’appréciation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour Mme D de justifier d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, les éléments fournis étant trop généraux. La demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2505236(TA33-2505236)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Dax (Landes) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Pau, seul compétent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2505301(TA33-2505301)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contestant le classement indiciaire de son poste, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Pau, lieu de la nouvelle affectation du requérant. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction sans statuer sur le fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504362(TA33-2504362)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’une requête relative à une situation de harcèlement en ligne. Le tribunal a rejeté cette requête par ordonnance, estimant qu’elle ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que les dépôts de plainte relèvent de l’ordre judiciaire, en application de l’article 40 du code de procédure pénale. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2505302(TA33-2505302)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une ordonnance de référé. Le requérant s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 août 2025.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505109(TA33-2505109)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B A d’une demande d’annulation d’un titre exécutoire émis par la communauté de communes du Bas-Armagnac, d’un montant de 117 euros, pour le contrôle de son installation d’assainissement non collectif (ANC) et une majoration pour refus de contrôle. Le juge a constaté que ce litige portait sur une redevance due à un service public d’assainissement, lequel est un service public à caractère industriel et commercial (SPIC) en vertu de l’article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. En application de la jurisprudence constante, les litiges entre un SPIC et ses usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de sa compétence, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2503786(TA33-2503786)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une erreur de procédure dans le dépôt de pièces par M. A B. Le juge constate que la requête enregistrée sous le n°2503786 correspond en réalité à des pièces complémentaires de la requête principale n°2503785. En application du code de justice administrative, il ordonne la radiation de la requête n°2503786 du registre et le versement des pièces dans le dossier n°2503785.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505399(TA33-2505399)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de la décision d'invalidation du permis de conduire de M. B, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué ni d'une requête au fond en annulation. En outre, les moyens soulevés (défaut de notification de la décision et contestation de l'imputabilité d'une infraction) ont été écartés comme inopérants ou relevant de la compétence du juge judiciaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2505016(TA33-2505016)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C et M. A, ressortissants congolais, qui contestaient la décision du 22 juillet 2025 de l'OFII mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités de l'asile (refus d'embarquer pour l'Allemagne). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et avait fait l'objet d'un examen particulier de leur situation. Il a également estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, les requérants ayant été mis en mesure de présenter leurs observations dans le délai imparti. En conséquence, les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen et de la violation du principe du contradictoire ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504991(TA33-2504991)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B E de deux requêtes en annulation d'arrêtés préfectoraux du 21 juillet et du 4 août 2025. Ces arrêtés lui faisaient obligation de quitter le territoire français sans délai, fixaient le pays de renvoi, prononçaient une interdiction de retour de trois ans et l'assignaient à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. E, jugeant les décisions légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504957(TA33-2504957)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet (non-lieu à statuer) car le préfet avait déjà délivré à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, valable jusqu'au 27 septembre 2025. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice (article L. 761-1 du CJA et loi du 10 juillet 1991) ont été rejetées, et l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été refusée.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA33-2504949(TA33-2504949)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire appartenant au CROUS de Bordeaux-Aquitaine. Le juge a constaté que le droit d'occupation de M. B avait pris fin le 7 juillet 2025 et que son maintien dans les lieux faisait obstacle à l'attribution du logement à un autre étudiant, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité pour le bon fonctionnement du service public. La mesure d'expulsion, ne se heurtant à aucune contestation sérieuse, a été jugée fondée. En application de l'article L. 761-1 du même code, M. B a également été condamné à verser 500 euros au CROUS au titre des frais d'instance.

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