Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2504750(TA33-2504750)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2025 de la préfète de la Dordogne l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, car la remise du formulaire d'information peut intervenir au plus tard lors de la première présentation aux services de police. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA33-2505143(TA33-2505143)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, un jeune se présentant comme mineur non accompagné, qui demandait d'enjoindre au département de la Gironde de le prendre en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la saisine du juge des référés étant prématurée, et que les documents d'état civil produits ne satisfaisaient pas aux conditions de l'article 47 du code civil pour établir la minorité. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue.
N° TA33-2504810(TA33-2504810)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. E, ressortissant marocain, contestant trois arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne : un refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire (25 avril 2025), une assignation à résidence (20 juillet 2025), et une interdiction de retour de deux ans (20 juillet 2025). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, jugeant que les moyens soulevés (incompétence de l'auteur, insuffisance de motivation, irrégularité de procédure, violation des articles L. 731-1, L. 612-5, L. 421-34 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2504749(TA33-2504749)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de quatre ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, l'irrégularité de la consultation de fichiers de données personnelles, et la violation des articles L. 611-1 et L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en raison de l'absence de décision sur sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux pris sur le fondement du CESEDA et du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA33-2504740(TA33-2504740)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile disposant d'une délégation régulière. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que la remise des brochures d'information en français, en l'absence de version en peul, constituait une information suffisante. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2504742(TA33-2504742)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert vers la Croatie, responsable de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen opérant concernant la remise des brochures d'information ou le déroulement de l'entretien individuel prévu par le règlement (UE) n° 604/2013. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement.
N° TA33-2504739(TA33-2504739)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision du recteur de l’académie de Bordeaux refusant l’inscription d’une élève en 1ère ST2S et prononçant son redoublement. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment son défaut de motivation et une méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux, sans examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502914(TA33-2502914)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Réside études d’une demande de dégrèvement de taxe d’habitation pour 2023. L’administration fiscale a accordé le dégrèvement total des sommes en litige avant l’audience. La société requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 1er août 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504747(TA33-2504747)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet de la Gironde a ordonné à M. B de se dessaisir de ses armes, interdit d’en acquérir et retiré la validation de son permis de chasser. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, la perte éventuelle des armes n’étant pas établie et la pratique de la chasse étant un loisir. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505055(TA33-2505055)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B et autres, gens du voyage, qui contestaient l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter un complexe sportif à Gujan-Mestras. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de motivation, la violation de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage, et l'erreur de qualification juridique des faits concernant l'atteinte à l'ordre public. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2502915(TA33-2502915)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Réside études d’une demande de dégrèvement de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour 2023. L’administration fiscale ayant accordé le dégrèvement total des sommes en litige, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 1er août 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504338(TA33-2504338)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait son imposition sur le revenu pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la preuve d'une réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, malgré une demande de régularisation. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent la notification d'une décision attaquée dans un délai de deux mois.
N° TA33-2504551(TA33-2504551)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A, qui contestaient le refus du recteur de l'académie de Bordeaux d'accorder une dérogation pour la scolarisation de leur fille au lycée Vaclav Havel. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait aucun moyen de droit, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA33-2504639(TA33-2504639)
Refus de renouvellement de titre de séjour. Tribunal administratif de Bordeaux. Requête rejetée comme manifestement irrecevable pour tardiveté, faute de preuve du dépôt d’une demande de réexamen. Application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504830(TA33-2504830)
Refus d'admission en Licence 3 informatique. Tribunal administratif de Bordeaux. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour le requérant d'avoir produit une requête exposant les faits, moyens et conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2504730(TA33-2504730)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, ressortissante géorgienne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (A) de Bordeaux lui refusant, ainsi qu’à son fils, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a admis la requérante à l’aide juridictionnelle provisoire, puis a examiné le fond. Il a jugé que le refus, fondé sur la présentation d’une demande de réexamen d’asile en application de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était légal, dès lors que la requérante n’établissait pas que sa vulnérabilité ou celle de son fils n’avait pas été prise en compte conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-3 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2307139(TA33-2307139)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, était saisi par Mme B de deux requêtes contestant une radiation de la liste des demandeurs d'emploi, une contrainte pour un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi, et demandant réparation de préjudices. France Travail (ex-Pôle emploi) a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a d'abord examiné sa compétence, rappelant que les litiges relatifs à l'exercice de ses missions par Pôle emploi relèvent de la compétence du juge judiciaire, sauf exceptions. En l'espèce, le tribunal a estimé que les demandes de Mme B, portant sur la radiation, le recouvrement d'un indu et des indemnités, ne relevaient pas de ces exceptions et a donc rejeté les requêtes comme portées devant une juridiction incompétente.
N° TA33-2303392(TA33-2303392)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a examiné les demandes de Mme A tendant à obtenir la remise gracieuse de plusieurs indus d’allocation de logement sociale, d’allocation de logement familiale et de prime d’activité. Le tribunal a rappelé que, saisi en plein contentieux, il lui appartient de se prononcer directement sur le bien-fondé de la demande de remise au regard des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’inscrit dans le cadre des articles L. 823-9 et L. 553-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA33-2306926(TA33-2306926)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d'allocation de logement sociale de 631 euros pour la période de janvier à avril 2023. La requérante invoquait un retard de la CAF dans le traitement de sa déclaration de changement de situation, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. L'indu était justifié par la reprise d'activité salariée de Mme B le 7 décembre 2022, supprimant l'abattement de 30% prévu à l'article R. 822-14 du code de la construction et de l'habitation, et par son déménagement le 20 février 2023 mettant fin au droit à l'aide au 1er février 2023 en application de l'article R. 823-12 du même code. La décision précise que Mme B peut solliciter une remise gracieuse de sa dette si elle établit sa bonne foi et sa situation de précarité.
N° TA33-2303724(TA33-2303724)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B, qui réclamait 1 500 euros à France Travail (ex-Pôle emploi) pour des préjudices liés à une réduction de son revenu de solidarité active et à des retards dans son accompagnement. Le juge a estimé que la responsabilité de France Travail n'était pas engagée concernant la sanction administrative prise par le département de la Gironde, car il incombait à la requérante de se justifier elle-même devant la commission compétente. Il a également jugé que les carences alléguées dans l'accompagnement personnalisé, fondé sur le code du travail, n'étaient pas établies comme fautives au regard des obligations de l'intéressée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.