Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2505184(TA33-2505184)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande de suspension de M. B, étudiant exclu pour trois ans de l'université Bordeaux Montaigne, a reconnu l'urgence de la situation. Cette urgence est caractérisée par l'impossibilité pour l'étudiant de poursuivre son cursus et d'obtenir ses documents de réussite, le privant de toute inscription universitaire. Le juge a également estimé que le moyen tiré de l'absence de preuve de la matérialité des faits était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision d'exclusion a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2505410(TA33-2505410)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par M. E d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Corrèze l’obligeant à quitter le territoire français, a constaté que l’intéressé, après avoir été libéré de la rétention administrative, justifiait d’un domicile stable à Angoulême. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Poitiers, lieu de résidence du requérant. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction dans un souci de bonne administration de la justice.
N° TA33-2505482(TA33-2505482)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de la décision du maire d'Arcachon lui refusant l'installation d'un barnum et rappelant l'interdiction de distribuer des tracts lors d'une manifestation. Le juge a estimé que la limitation apportée à la distribution de tracts, régie par un arrêté municipal définitif, ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En l'absence d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience publique.
N° TA33-2505379(TA33-2505379)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A, atteint d'un trouble du spectre de l'autisme, qui contestait le refus de la préfecture de la Gironde de lui accorder un aménagement de l'épreuve pratique du permis moto A2 (dispense de passager) et l'obligation de passer l'examen en side-car. Le juge a rejeté la requête, estimant qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, l'administration ayant proposé un aménagement conforme à la réglementation en vigueur (arrêtés du 20 avril 2012 et du 23 avril 2012). La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension et d'injonction.
N° TA33-2505082(TA33-2505082)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C A, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 29 juillet 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative après qu'il a demandé l'asile. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet s'était fondé sur des critères insuffisants (séjour irrégulier, incarcérations passées, absence de demande d'asile antérieure) pour conclure que la demande d'asile était dilatoire, sans procéder à une appréciation individuelle de la situation. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une évaluation objective et au cas par cas du caractère dilatoire de la demande.
N° TA33-2505284(TA33-2505284)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant l’octroi des conditions matérielles d’accueil, notamment l’allocation pour demandeur d’asile, au profit de l’enfant B E D, née en France de parents demandeurs d’asile déboutés. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’OFII, considérant que les courriels litigieux constituaient une décision faisant grief. Sur le fond, le juge a annulé la décision de refus au motif qu’elle méconnaissait les dispositions des articles L. 551-9 et L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en l’absence d’examen de la vulnérabilité propre de l’enfant et de ses parents, et a enjoint à l’OFII de réexaminer la demande dans un délai de huit jours.
N° TA33-2505172(TA33-2505172)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A épouse B, ressortissante américaine, afin d'enjoindre au préfet de la Gironde d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour "passeport talent - famille accompagnante" et de lui délivrer un récépissé. En cours d'instance, le préfet a justifié avoir réédité et mis à disposition de l'intéressée le récépissé de demande de titre de séjour, valable jusqu'au 16 octobre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2505164(TA33-2505164)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. B contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. Le tribunal a substitué d'office les stipulations de l'accord franco-ivoirien du 21 septembre 1992 aux dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur lesquelles le préfet s'était fondé. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté la requête de M. B.
N° TA33-2505448(TA33-2505448)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un mineur se déclarant isolé, se heurtant à un refus de prise en charge par le département de la E. Le juge a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire. Il a considéré que le département ne pouvait se fonder uniquement sur un classement sans suite du procureur pour interrompre la prise en charge, sans méconnaître l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, il a enjoint au département de réexaminer la situation du mineur et de le prendre en charge provisoirement, jusqu'à ce que l'autorité judiciaire compétente (juge des enfants) se prononce définitivement.
N° TA33-2504977(TA33-2504977)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant sénégalais, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour en qualité de parent d’enfants réfugiés. Le requérant invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE. Le préfet a conclu au non-lieu à statuer en raison de la convocation du requérant pour poursuivre l’instruction de sa demande. Le juge des référés a admis provisoirement M. B à l’aide juridictionnelle et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, la convocation ayant privé d’objet le référé-suspension.
N° TA33-2504918(TA33-2504918)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. D A B, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 20 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans, et contre un arrêté d'assignation à résidence. Statuant en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a annulé l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes. Il a retenu que le préfet avait méconnu le droit à la vie privée et familiale du requérant, en raison de sa vie commune établie avec une ressortissante française et de la grossesse avancée de sa compagne. Par voie de conséquence, l'assignation à résidence a également été annulée.
N° TA33-2505195(TA33-2505195)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants turcs, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 24 juillet 2025 ordonnant leur transfert aux autorités autrichiennes, responsables de l’examen de leurs demandes d’asile en application du règlement Dublin III. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions à fin de suspension, présentées dans la même requête que les conclusions d’annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et 4 de la Charte des droits fondamentaux, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation concernant la clause discrétionnaire de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA33-2505030(TA33-2505030)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. K D B, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, estimant que la décision mentionnait les textes applicables et les critères retenus (détention d'un visa espagnol). Il a également jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement Dublin III s'était déroulé dans des conditions régulières, le requérant ayant pu présenter ses observations. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle et médicale de l'intéressé, sans méconnaître les stipulations de la convention de Genève.
N° TA33-2504986(TA33-2504986)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de la Dordogne refusant un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant n'a pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l'atteinte à sa situation, notamment la suspension de son contrat d'apprentissage. Aucun des moyens soulevés, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été examiné au fond en raison de l'absence d'urgence. La requête a été rejetée sans application des dispositions relatives aux frais de justice.
N° TA33-2504920(TA33-2504920)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. L J, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la délégation de signature était régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'insuffisance de l'entretien individuel, considérant que les informations prévues à l'article 4 du règlement avaient été délivrées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté de remise.
N° TA33-2505421(TA33-2505421)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait qu’il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer un logement adapté, sécurisé et stable. Le requérant, sans domicile stable depuis trois ans et souffrant d’une pathologie cardiaque, contestait la décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un hébergement temporaire plutôt que pour un logement social. Le juge a considéré que la demande était irrecevable ou mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence, en application de l’article L. 522-3 du même code. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles (articles L. 345-2 et suivants) et du code de la construction et de l’habitation (article L. 441-2-3).
N° TA33-2505364(TA33-2505364)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante chinoise, qui demandait la suspension de son obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étaient pas réunies, en l'absence d'éléments médicaux nouveaux suffisants et de risques avérés en cas de retour en Chine. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2505105(TA33-2505105)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 juillet 2025 ordonnant le transfert d'une ressortissante yéménite vers Malte, responsable de sa demande d'asile. La magistrate désignée estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu de l'état de santé fragile de la requérante, de son isolement et des conditions de vie dégradantes subies à Malte. Le tribunal enjoint au préfet d'enregistrer sa demande d'asile en France et de lui délivrer les documents nécessaires, et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2501620(TA33-2501620)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. A D, un ressortissant sénégalais, contestant un refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire (arrêté du 3 février 2025) et une assignation à résidence subséquente (arrêté du 21 juillet 2025). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 423-23, L. 435-1, L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les accords franco-sénégalais et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2504799(TA33-2504799)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un litige individuel opposant un agent de l'armée de l'Air et de l'Espace à son administration au sujet d'un refus de dérogation pour un concours interne. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du recours pour excès de pouvoir. Constatant que l'agent est affecté dans les Landes, il se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Pau, en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un simple renvoi de l'affaire devant la juridiction compétente.