Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2406335(TA33-2406335)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'irrégularité de procédure et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en considérant que l'état de santé de Mme A lui permettait de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et qu'elle ne justifiait pas de liens personnels suffisamment intenses en France.
N° TA33-2406162(TA33-2406162)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en excès de pouvoir par un ressortissant algérien, a annulé l'arrêté du préfet du Lot-et-Garonne du 5 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la mesure méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressé depuis 2020, de son mariage avec une compatriote titulaire d'un titre de séjour de longue durée et de la naissance de leur enfant en 2023. Le préfet n'a pas démontré que l'usage d'un faux document d'identité constituait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public justifiant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA33-2406156(TA33-2406156)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé les décisions implicites de rejet du préfet de la Gironde concernant les demandes de titres de séjour de M. B et Mme C, un couple de ressortissants arméniens. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient entachées d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs des requérants, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer leurs demandes dans un délai de deux mois et de leur délivrer un récépissé durant cet intervalle.
N° TA33-2406100(TA33-2406100)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme C, ressortissante albanaise, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence continue en France depuis 2017 et de l'intégration de ses deux enfants majeurs, en situation régulière et insérés professionnellement. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2405808(TA33-2405808)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du vice de procédure et de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que l'avis du collège des médecins de l'OFII était régulier et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le défaut de prise en charge médicale n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2406454(TA33-2406454)
Annulation d’une décision implicite de rejet d’une demande de titre de séjour par le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre). Le tribunal a jugé que le préfet de la Gironde avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de son refus implicite à M. B, ressortissant tunisien, dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, la décision attaquée a été annulée et il a été enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de trois mois.
N° TA33-2405020(TA33-2405020)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant nigérian, contre le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la demande de titre de séjour, présentée après l'expiration du délai légal de deux mois suivant la demande d'asile, était tardive. Il a considéré que M. A n'avait pas fait valoir de circonstances nouvelles justifiant un réexamen de sa situation, notamment la naissance de ses enfants, qui ne constituait pas un élément suffisant pour déroger à ce délai. La décision s'appuie sur les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406548(TA33-2406548)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 juin 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que la demande de l'intéressé constituait un renouvellement et non une première demande, et que les faits invoqués par le préfet, pour lesquels M. B avait été déclaré irresponsable pénalement pour trouble mental, ne caractérisaient pas une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont également été annulées.
N° TA33-2406685(TA33-2406685)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant égyptien. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé durant cet examen. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice.
N° TA33-2405559(TA33-2405559)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C D, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "saisonnier" pris par le préfet de la Gironde le 29 juillet 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant n'ayant pas justifié de sa résidence habituelle hors de France comme exigé.
N° TA33-2501106(TA33-2501106)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante géorgienne. Le tribunal retient que l'administration a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de trois mois et de lui délivrer sans délai un récépissé durant cet examen.
N° TA33-2502200(TA33-2502200)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante chinoise, contestant l'arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
N° TA33-2406808(TA33-2406808)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise. Le tribunal retient que l'administration a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce refus dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé de séjour sans autorisation de travail.
N° TA33-2504349(TA33-2504349)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 25 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 613-1, L. 435-1, L. 611-1, L. 612-3, L. 612-10) et le code de justice administrative.
N° TA33-2502081(TA33-2502081)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur une demande d'exécution forcée du jugement n° 2305625 du 6 mai 2024, qui avait annulé le refus implicite de titre de séjour de M. B et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Le préfet justifie avoir convoqué l'intéressé et lui avoir délivré une carte de séjour temporaire valable du 7 janvier 2025 au 6 janvier 2026. En conséquence, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'exécution et d'astreinte, en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. L'État est condamné à verser 800 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA33-2405928(TA33-2405928)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante sénégalaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence en France depuis 2018, de sa vie commune avec son époux titulaire d'un titre de séjour et de la naissance de leur enfant en 2022.
N° TA33-2406138(TA33-2406138)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés. Il a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et que l'interdiction de retour d'un an était proportionnée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2406740(TA33-2406740)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que travailleur saisonnier et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen de la situation personnelle, et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de liens personnels et familiaux d'une intensité telle que le refus porterait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA33-2405329(TA33-2405329)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 26 juillet 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant turc. La juridiction a jugé que le préfet n'avait pas pris en compte les éléments de la vie privée et familiale de l'intéressé postérieurs à la période de fraude (usage de la fausse identité de son frère), en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA33-2405994(TA33-2405994)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, et a jugé que le refus ne méconnaissait pas les articles L. 423-23, L. 435-1, L. 422-2 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenue sans objet.