Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2504328(TA33-2504328)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait son assignation à résidence dans le département de la Dordogne pour une durée de quarante-cinq jours. Le juge a estimé que la décision de la préfète était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que la mesure était fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'une perspective raisonnable d'éloignement existait. Les moyens soulevés, notamment l'absence de résidence en Dordogne et l'atteinte à la liberté d'aller et de venir, ont été écartés.
N° TA33-2403382(TA33-2403382)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022, dès lors que M. B, titulaire d'un titre de séjour permanent ukrainien, n'établissait pas être dans l'incapacité de retourner durablement dans son pays d'origine. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 581-1 et suivants, ainsi que sur la directive 2001/55/CE.
N° TA33-2504341(TA33-2504341)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 juin 2025 l'assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA33-2403882(TA33-2403882)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, que ce classement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible d’un recours pour excès de pouvoir. Mme A ne contestant pas le caractère incomplet de son dossier, sa demande d’annulation a été déclarée irrecevable.
N° TA33-2504274(TA33-2504274)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 23 juin 2025 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de Mme C, ressortissante kirghize, vers l'Allemagne, responsable de sa demande d'asile. La requérante soutenait notamment que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené par une personne qualifiée, les initiales de l'agent ne correspondant à aucun agent de la préfecture. Le tribunal a fait droit à ce moyen, annulant l'arrêté pour méconnaissance de l'article 5 du règlement "Dublin III".
N° TA33-2403272(TA33-2403272)
Classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette le recours pour excès de pouvoir de M. A. La décision de classement sans suite, fondée sur le caractère incomplet du dossier (absence d'acte de naissance américain avec apostille), ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours. Le tribunal applique l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA33-2303507(TA33-2303507)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du préfet de la Gironde du 12 janvier 2023 classant sans suite la demande de naturalisation de M. C B, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal retient que le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits du requérant, qui soutenait avoir fourni l’acte de naissance demandé. La décision est donc entachée d’inexactitude matérielle, en méconnaissance de l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au préfet de reprendre l’instruction de la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2407934(TA33-2407934)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 novembre 2024. Cet arrêté refusait de lui délivrer un titre de séjour et ordonnait son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la mesure d'expulsion était justifiée par la menace réelle et actuelle pour l'ordre public que constituait la présence de M. A..., en raison de son passé pénal lié à l'alcoolisme, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2403734(TA33-2403734)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné les requêtes de M. et Mme B, ressortissants kosovars, contestant les décisions implicites de rejet du préfet de la Gironde refusant de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que les requérants avaient été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, a examiné le bien-fondé de leurs demandes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique où les parties ont été entendues.
N° TA33-2504447(TA33-2504447)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à la suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant la validité de son permis de conduire. La requérante invoquait l'urgence en raison de son activité d'aide-soignante indépendante et de sa situation familiale, mais n'a fourni aucun justificatif à l'appui de ses allégations. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, justifiant le rejet de la requête sans instruction ni audience.
N° TA33-2502451(TA33-2502451)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 4 février 2025 par laquelle le préfet de la Gironde refusait de renouveler le titre de séjour "passeport talent-salarié qualifié" de Mme A, ressortissante marocaine. Le préfet avait motivé son refus par l'insuffisance de rémunération, estimant que celle-ci n'atteignait pas le seuil légal de deux fois le SMIC. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation, Mme A justifiant d'un salaire annuel brut de 47 481 euros, supérieur au seuil requis de 43 243 euros. Cette solution est fondée sur l'article L. 421-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2306790(TA33-2306790)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association Publicam data, qui demandait l'annulation du refus de la région Nouvelle-Aquitaine de lui communiquer la liste des adresses électroniques professionnelles des élus régionaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car l'association n'avait pas saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) avant d'introduire son recours contentieux, en méconnaissance de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. La saisine de la CADA, effectuée après l'enregistrement de la requête, n'a pas pu régulariser la procédure.
N° TA33-2302638(TA33-2302638)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de l'association Publicam data, qui contestait le refus implicite de la région Nouvelle-Aquitaine de lui communiquer des documents administratifs (registre des activités de traitement et analyses d'impact). Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, estimant que l'association ne justifiait pas de l'existence légale de ses statuts, faute de dépôt en préfecture et de mentions obligatoires, privant ainsi son président de qualité pour agir. La solution retenue est fondée sur les articles R. 411-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens ou les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2306891(TA33-2306891)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'association Publicam data d'un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication de l'intégralité d'un dossier de subvention attribué par la région Nouvelle-Aquitaine. En cours d'instance, l'association s'est désistée de ses conclusions concernant les actes signés par le président de la région, ceux-ci ayant été communiqués. Le tribunal a constaté ce désistement partiel et a rejeté le surplus de la requête, considérant que la demande de communication était abusive au sens de l'article L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration, en raison du nombre et du caractère répété des sollicitations de l'association. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA33-2302988(TA33-2302988)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il avait été assujetti au titre de l'année 2022 pour sa maison située à Blanquefort. M. B soutenait que la vacance de son bien, consécutive à un litige de voisinage, devait justifier un dégrèvement sur le fondement de l'article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, faute pour lui de démontrer des circonstances ou démarches suffisantes pour l'établir. En conséquence, la demande de décharge a été rejetée.
N° TA33-2407543(TA33-2407543)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Le Mas Blanc d’un recours en plein contentieux contre un arrêté du directeur de l’ARS Nouvelle-Aquitaine fixant à -8,24 % le coefficient honoraire de l’établissement pour la période du 1er mars 2024 au 28 février 2025, la société demandant une réformation à -6,70 %. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la détermination du coefficient n’était entachée ni d’erreur manifeste d’appréciation ni de défaut de base légale, et a également rejeté les demandes de communication de méthodologie et de désignation d’un expert. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 162-22, L. 162-23-1 et L. 162-23-4) et sur le décret n°2022-597 du 21 avril 2022.
N° TA33-2407546(TA33-2407546)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Korian Santé d’un recours en plein contentieux contre un arrêté du 22 avril 2024 du directeur de l’ARS Nouvelle-Aquitaine fixant à -9,03% le coefficient honoraire de la Clinique "Sur Moreau". La société demandait la réformation de cet arrêté pour fixer le coefficient à -8,13%, la communication de la méthodologie de calcul, une expertise et l’annulation de l’application du coefficient aux suppléments transports. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, tirés d’une erreur manifeste d’appréciation et d’un défaut de base légale, n’étaient pas fondés, en application des articles L. 162-22, L. 162-23-1 et L. 162-23-4 du code de la sécurité sociale ainsi que du décret n°2022-597 du 21 avril 2022.
N° TA33-2407548(TA33-2407548)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de la société Les Flots contestant l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le directeur de l'ARS Nouvelle-Aquitaine a fixé à -9,36% le coefficient honoraire de son établissement, prévu par le décret n°2022-597 du 21 avril 2022. La société demandait la réformation de ce coefficient à -8,34% et la communication de la méthodologie de calcul. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut de base légale concernant l'application du coefficient aux suppléments transports, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L.162-22 et suivants du code de la sécurité sociale et l'article 78 de la loi du 21 décembre 2015.
N° TA33-2407551(TA33-2407551)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Korian Santé d’un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant le coefficient honoraire de l’établissement La Paloumière à -8,42 %, ainsi que l’application de ce coefficient aux suppléments transports. La société requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation et un défaut de base légale. Par un mémoire du 16 juin 2025, la société Korian Santé s’est désistée purement et simplement de l’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a clos l’affaire sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2504214(TA33-2504214)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, un défaut d'examen de son état de santé, et une erreur manifeste d'appréciation quant à l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que les autres griefs n'étaient pas fondés. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme B.