Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405119(TA33-2405119)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant nigérian. Le tribunal a retenu que le préfet avait méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé durant cet examen. L'Etat a également été condamné à verser 1 200 euros à l'avocate de M. B au titre des frais de justice.
N° TA33-2407966(TA33-2407966)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant camerounais. Le tribunal retient que l'administration a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce rejet dans le délai d'un mois, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
N° TA33-2500800(TA33-2500800)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par les ayants droit de Mme C. L'expertise vise à déterminer les causes du décès survenu le 16 décembre 2021 et les conditions de sa prise en charge par plusieurs centres hospitaliers (Bergerac, Libourne, Bordeaux et Périgueux). La juridiction a estimé que la mesure d'expertise, à laquelle les défendeurs (CHU de Bordeaux, CH de Libourne, CH de Périgueux, ONIAM, CH de Bergerac) ne s'opposent pas sous réserves, était utile et ne préjugeait pas des responsabilités.
N° TA33-2407878(TA33-2407878)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant togolais, contestant le refus implicite de titre de séjour puis l'arrêté du 3 décembre 2024 du préfet de la Gironde lui refusant un titre, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 3 décembre 2024 s'était substitué à la décision implicite, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, et a donc rejeté l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA33-2306053(TA33-2306053)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B, professeure, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la rectrice de l’académie de Bordeaux de lui communiquer l’intégralité de son dossier médical, incluant les éléments détenus par la médecine de prévention. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de communication portait sur des documents médicaux que l’administration n’était pas tenue de détenir ou de centraliser, et que les pièces déjà transmises par le préfet de la Dordogne satisfaisaient aux obligations de communication prévues par les articles L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1111-7 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2503100(TA33-2503100)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, était saisi par Mme A de trois requêtes (n° 2406982, 2501659 et 2503100) tendant à l’annulation de décisions de retenue sur traitement prises par la directrice fonctionnelle du SPIP de la Dordogne pour diverses périodes comprises entre juin 2024 et mai 2025. La requérante contestait notamment la compétence de l’auteur des actes et soutenait que ces retenues ne pouvaient légalement être fondées sur l’article 44 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, dès lors qu’elle n’était placée ni en congé de longue maladie ni en congé de longue durée. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait la solution retenue sur le fondement textuel exact.
N° TA33-2500727(TA33-2500727)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. B et Mme A, un couple, contre les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment la légalité des décisions pour défaut d'examen, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3-1 et 16 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions préfectorales étaient fondées sur une application correcte des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
N° TA33-2500714(TA33-2500714)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. B et Mme A contre les arrêtés du préfet de la Gironde du 12 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la délégation de signature, au défaut d'examen et à l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2407971(TA33-2407971)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant togolais, contestant l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les erreurs d'appréciation, mais les a tous écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2407669(TA33-2407669)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A D, ressortissant marocain, contre deux décisions du préfet de la Gironde : une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour et un arrêté du 27 août 2024 refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2406982(TA33-2406982)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné les requêtes de Mme A contestant plusieurs décisions de retenue sur traitement prises par la directrice fonctionnelle du SPIP de la Dordogne pour les périodes allant du 25 juin 2024 au 31 mai 2025. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur des décisions, l'illégalité des refus de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident, et l'application erronée de l'article 44 du décret n°86-442. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été maintenues, et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2405246(TA33-2405246)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 4 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé le regroupement familial demandé par Mme D pour ses deux filles mineures. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de ce refus sur la situation personnelle de la requérante, compte tenu de la progression de ses ressources, de sa stabilité professionnelle et de la séparation prolongée d'avec ses enfants. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2404086(TA33-2404086)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné quatre requêtes de Mme C Faure, agent des services pénitentiaires, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident survenu le 15 juin 2020 et les décisions subséquentes de placement en congé de maladie ordinaire et de longue durée. La juridiction a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité des avis médicaux et la méconnaissance des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986, n'étaient pas fondés. Le tribunal a estimé que l'administration avait légalement pu refuser la qualification d'accident de service en l'absence d'événement soudain et violent, et que les décisions de placement en congé étaient régulières. Les conclusions indemnitaires et d'injonction ont également été rejetées.
N° TA33-2403802(TA33-2403802)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. A C, ressortissant géorgien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant ou pour vie privée et familiale, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni les dispositions des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2403110(TA33-2403110)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant togolais, contestant le refus implicite de titre de séjour puis l'arrêté du 3 décembre 2024 du préfet de la Gironde lui refusant un titre, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté explicite du 3 décembre 2024 s'était substitué à la décision implicite antérieure, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2407064(TA33-2407064)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A C, ressortissant géorgien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant ou pour vie privée et familiale, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le requérant ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, ni de liens personnels suffisamment intenses et stables en France au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2405183(TA33-2405183)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en 1ère chambre, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 25 juillet 2024 lui refusant le renouvellement de son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA33-2302237(TA33-2302237)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le refus d’admission de M. D dans la réserve opérationnelle de la police nationale pour inaptitude physique, à la suite d’une visite médicale. Le requérant contestait le défaut de communication des motifs médicaux et l’absence de contre-visite. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité du Sud-Ouest du 3 février 2023, au motif que l’administration n’avait pas saisi le médecin-chef de la police nationale pour statuer sur la contestation de l’avis d’inaptitude, comme l’exige l’article 4 de l’arrêté du 25 novembre 2022. La solution retenue est donc l’annulation pour vice de procédure, sans se prononcer sur le fond de l’aptitude médicale.
N° TA33-2301522(TA33-2301522)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné plusieurs requêtes de Mme C Faure, agent des services pénitentiaires, contestant le refus de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 15 juin 2020, ainsi que les décisions de placement en congé de maladie ordinaire et de longue durée qui en découlent. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que les conditions d’un accident de service n’étaient pas réunies, faute d’événement soudain et violent établi. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et l’irrégularité des avis médicaux, ont été écartés comme non fondés. Les décisions attaquées ont été jugées légales au regard des dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986 et du code de justice administrative.
N° TA33-2504534(TA33-2504534)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un litige individuel relatif à l'affectation d'un fonctionnaire de l'État, M. A B, contestant une décision de la rectrice de l'académie de Bordeaux. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Pau. La solution retenue est fondée sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d'affectation du fonctionnaire, en l'espèce le département des Landes.