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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite du SMICOTOM de lui communiquer des documents administratifs, la condamnation de la commune de Lesparre-Médoc à des dommages et intérêts, et une injonction de communication sous astreinte. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de demande préalable et que les documents sollicités étaient inexistants, le SMICOTOM ayant déjà communiqué le règlement de collecte applicable. La requête a été rejetée, sans application des articles L. 761-1 et R. 741-12 du code de justice administrative.
Refus d'admission au concours CAFEP-CAPES (anglais) – Tribunal administratif de Bordeaux – Incompétence territoriale – Transmission au tribunal administratif de Paris. Le tribunal constate que la décision attaquée, prise par les ministères de l'éducation nationale dont le siège est à Paris, a un caractère collectif concernant des agents dans le ressort de plusieurs tribunaux. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent et transmet l'affaire au tribunal administratif de Paris.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B épouse C d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. En cours d’instance, le préfet de Lot-et-Garonne lui a délivré une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale », ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 500 euros à Mme B épouse C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral du 27 octobre 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable car la demande d'aide juridictionnelle avait prorogé le délai de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que la décision de retrait des récépissés de déclaration de détention d'armes était dépourvue de base légale et que les autres mesures étaient entachées d'une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 311-67 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme A, agent du centre hospitalier de Périgueux, contestant sa suspension de fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19 (décision du 16 septembre 2021) et sa radiation des cadres pour abandon de poste (décision du 27 septembre 2023). Sur la suspension, le tribunal a jugé que la décision était légale au regard de la loi du 5 août 2021, la requérante ne démontrant pas de vice de procédure ou d'incompétence, et que la suspension pouvait excéder quatre mois en l'absence de reprise du travail. Concernant la radiation, il a estimé que l'abandon de poste était caractérisé, faute pour Mme A d'avoir repris son service après mise en demeure, et que les moyens tirés du défaut de réintégration sur un poste équivalent étaient inopérants. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables ou non fondées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Le Grand Phare, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour six mois. Le tribunal a estimé que la procédure contradictoire n'était pas viciée, l'urgence étant caractérisée par la persistance d'un trafic d'objets volés au sein de l'établissement, et que le gérant ne pouvait ignorer ces faits. Il a également jugé que la décision de fermeture, fondée sur les articles L. 3332-15 et L. 3332-15-1 du code de la santé publique, n'était pas entachée d'erreur de fait, de détournement de procédure ou d'erreur manifeste d'appréciation, et qu'elle était proportionnée aux circonstances.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme E, occupants sans droit ni titre d'un logement à Mérignac, qui contestaient l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 septembre 2024 les mettant en demeure de quitter les lieux. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 (DALO) avait été respectée, le préfet ayant agi sur demande du propriétaire après constat de l'occupation illicite et considération de la situation familiale des requérants. La décision, signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 avril 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la présomption d'urgence n'étant pas applicable en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 mai 2025 par laquelle le président de l'université de Bordeaux a refusé à M. B l'accès à une zone à régime restrictif. Le juge a considéré que l'université se trouvait en situation de compétence liée pour refuser l'accès, en raison de l'avis défavorable du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, rendu en application des articles R. 413-5-1 du code pénal et R. 413-5-2 du code de l'éducation. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de l'absence de procédure contradictoire, ont été jugés inopérants et insusceptibles de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension d’une décision de préemption du 16 mai 2025 prise par la SPL La Fabrique de Bordeaux Métropole sur une parcelle à Mérignac. Les requérants, le vendeur et l’acquéreur évincé, contestaient la légalité de la décision en invoquant notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation et l’absence d’intérêt public suffisant. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de préemption. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l’urbanisme.
Refus d’admission au recrutement d’agrégation externe (anglais) – Tribunal administratif de Bordeaux – Incompétence territoriale – Transmission au tribunal administratif de Paris. La décision attaquée, prise par les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, constitue un acte à caractère collectif concernant des agents ou emplois situés dans le ressort de plusieurs tribunaux. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel siège l’autorité auteur de l’acte, soit Paris. Le tribunal de Bordeaux ordonne en conséquence la transmission du dossier au tribunal administratif de Paris.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation du refus de l'inspecteur d'académie de leur communiquer les exercices évaluatifs réalisés lors du contrôle de l'instruction en famille de leurs enfants. Le tribunal a considéré que ces documents, produits dans le cadre de la procédure de contrôle prévue à l'article L. 131-10 du code de l'éducation, constituent des documents préparatoires à la décision administrative de bilan, et ne sont donc pas communicables en application de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, les juges estimant que le caractère préparatoire des documents faisait obstacle à leur communication, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant le refus de la direction départementale de la protection des populations de la Gironde de lui communiquer un rapport d'enquête administrative. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'avis de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), cet avis n'étant pas une décision faisant grief. Sur le fond, le juge a ordonné la production du document litigieux pour vérifier son contenu, sans que le demandeur puisse en prendre connaissance. La solution finale n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal s'est fondé sur les articles L. 300-1 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration pour apprécier le droit à la communication.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, auxiliaire de puériculture au CHU de Bordeaux, qui contestait le refus de révision de son compte-rendu d’entretien professionnel (CREP) pour l’année 2022. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et des vices de procédure. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le signataire disposait d’une délégation de signature régulièrement publiée. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement du décret n° 2020-719 du 12 juin 2020 et du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus implicite du Conservatoire national des arts et métiers de Nouvelle-Aquitaine de lui communiquer le rapport d'une enquête interne et les procès-verbaux de témoignages. Le tribunal a jugé que le droit à communication des documents administratifs, prévu aux articles L. 300-1 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, ne s'applique qu'aux documents existants. En l'espèce, le Conservatoire a établi qu'aucune enquête interne n'avait été diligentée et qu'aucun des documents sollicités n'existait, ce qui rendait la demande de communication sans objet.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Nouvelle-Aquitaine refusant de communiquer à l'association Générations futures les registres d'utilisation des pesticides agricoles pour la commune de La Sauve (2020-2022). Le tribunal a jugé que ces registres, détenus par l'administration en application du règlement européen n°1107/2009, constituent des documents administratifs relatifs à l'environnement et aux émissions de substances. En application des articles L. 124-2 et L. 124-5 du code de l'environnement, ainsi que des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, ces informations doivent être communiquées à toute personne qui en fait la demande.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 20 juin 2023 par lequel le maire de Sarlat-la-Canéda s'était opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'édification d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'atteinte au paysage en application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, était entaché d'une erreur d'appréciation, le projet ne portant pas une atteinte suffisante au caractère des lieux. La solution retenue est donc l'annulation de l'arrêté municipal.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 novembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante ivoirienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estimant que le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour avant de refuser la demande, Mme B justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, l'illégalité du refus de séjour entraîne celle des décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans deux requêtes jointes (n° 2407720 et 2407749), a examiné les recours de M. A B contre deux arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne du 15 novembre 2024. Le premier arrêté retirait sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier", et le second lui refusait un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, du vice de procédure (absence de saisine de la commission du titre de séjour et non-respect du contradictoire), de l'erreur de droit (notamment au regard des articles L. 421-34, L. 435-4, L. 435-1, L. 425-1 du CESEDA et de l'accord franco-marocain) et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de Mme E et M. B visant à annuler l'arrêté du 25 septembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde les avait mis en demeure de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 relative au droit au logement opposable, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure prévue par l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 avait été respectée, et que l'arrêté était suffisamment motivé et proportionné. La solution retenue confirme la légalité de la mise en demeure préfectorale.