Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2504163(TA33-2504163)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un couple de ressortissants géorgiens demandant le renouvellement de leur autorisation provisoire de séjour (APS) en tant qu'accompagnants d'enfant malade. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde leur avait délivré, en cours d'instance, une APS valable trois mois, rendant sans objet la demande principale d'injonction. Il a ensuite rejeté la demande subsidiaire visant à obtenir une APS de six mois, faute pour les requérants de justifier de l'urgence nécessaire à l'obtention d'une telle mesure. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500158(TA33-2500158)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'expertise judiciaire présentée par Mme B C, visant à évaluer les nuisances sonores provenant de pompes à chaleur installées sur un immeuble communal mitoyen. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la requête en estimant la mesure utile, notamment en raison de rapports acoustiques antérieurs ayant conclu à une situation non réglementaire. La mission de l'expert désigné inclut la réalisation de mesures acoustiques, l'évaluation des solutions techniques et de leur coût, ainsi que la fourniture d'éléments pour l'éventuel engagement de la responsabilité de la commune. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées en l'absence de partie perdante.
N° TA33-2503927(TA33-2503927)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 20 mai 2025 du préfet de Lot-et-Garonne refusant le regroupement familial de M. D avec son épouse. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a considéré que le refus n'emportait aucune modification de la situation du couple, la séparation géographique alléguée ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate.
N° TA33-2504207(TA33-2504207)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la régie de l'eau Bordeaux Métropole d'une demande d'expulsion d'occupants sans droit ni titre installés sur le périmètre de protection immédiat d'un forage à Blanquefort. La requérante invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques sanitaires et pour la continuité du service public. Cependant, la régie s'est désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants. Par ordonnance du 4 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA33-2503781(TA33-2503781)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 interdisant à la société UAB Luckaus Transportas d'effectuer des transports de cabotage en France pour un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2401739(TA33-2401739)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 4 juillet 2025, fait droit à la demande de l’expert M. C B et étend les opérations d’expertise à l’entreprise Flores TP. Cette extension est fondée sur l’article R. 532-3 du code de justice administrative, au motif que cette entreprise a réalisé les travaux d’excavation et de remise en état du terrain litigieux. La mesure, jugée utile, ne préjuge pas des responsabilités encourues. L’expertise initiale, ordonnée le 13 septembre 2024, visait à décrire les désordres consécutifs à des fouilles archéologiques et à évaluer les préjudices subis par les requérants.
N° TA33-2404879(TA33-2404879)
Requête de M. et Mme B contestant un permis de construire modificatif délivré par le maire de Lacanau. Le Tribunal Administratif de Bordeaux donne acte du désistement pur et simple des requérants, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n'est prononcée.
N° TA33-2304111(TA33-2304111)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Euronat d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Grayan-et-l’Hôpital du 31 mai 2023, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable pour l’extension d’une habitation légère de loisirs. Par un mémoire enregistré le 1er juillet 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 juillet 2025, mettant ainsi fin au litige.
N° TA33-2400154(TA33-2400154)
Désistement d’instance. Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte, par ordonnance du 3 juillet 2025, du désistement pur et simple de la SAS Euronat de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Grayan-et-l’Hôpital. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision se fondant uniquement sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le désistement.
N° TA33-2403845(TA33-2403845)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Enerconfort pour contester un arrêté du maire de Monségur s'opposant à l'installation de panneaux photovoltaïques. La société requérante s'est désistée de son instance le 2 juillet 2025. Par ordonnance du 3 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA33-2501704(TA33-2501704)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 11 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le préfet a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que M. B avait exécuté l'obligation de quitter le territoire et était revenu en France muni d'un visa long séjour "vie privée et familiale" valable jusqu'en avril 2026. Le tribunal a constaté que ce visa, délivré postérieurement à l'arrêté attaqué, conférait à M. B le droit de séjourner en France, rendant sans objet les conclusions dirigées contre le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, sans se prononcer sur la légalité de l'arrêté initial.
N° TA33-2406605(TA33-2406605)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, qui a chuté le 22 septembre 2023 dans les toilettes du marché des Capucins à Bordeaux. Le tribunal a estimé que cette mesure était utile pour évaluer les séquelles et préjudices subis, sans préjuger des responsabilités. Il a toutefois mis hors de cause la commune de Bordeaux, au motif que l'entretien de l'ouvrage public avait été confié à la société Les Fils de Madame B par un contrat de concession du 28 décembre 2007. Les conclusions de Mme E tendant à la condamnation de la commune à une provision et aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2301041(TA33-2301041)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par l'association One Voice d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de communication de documents relatifs aux fauves et éléphants du cirque Zavatta B. Le tribunal a jugé que la requête était recevable et a annulé la décision de refus du préfet de Lot-et-Garonne, en application des articles L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 124-3 du code de l'environnement. Il a enjoint au préfet de communiquer les informations demandées, notamment les dates de sortie des animaux et les justificatifs de régularité, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La solution retenue confirme le droit d'accès aux documents administratifs détenus par l'administration, sans que celle-ci puisse opposer l'absence de détention préalable des informations.
N° TA33-2502116(TA33-2502116)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A. Ce dernier sollicitait une indemnité provisionnelle de 71 204,68 euros en réparation des préjudices nés de l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 15 mars 2024, annulé par la cour administrative d'appel de Bordeaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car prématurée, faute pour le requérant d'avoir obtenu une décision de l'administration sur sa demande préalable indemnitaire, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502197(TA33-2502197)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de lui accorder une dispense d'épreuve orale de langue vivante pour son BTS. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 4 février 2025 était légale, car elle était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également considéré que le recteur avait régularisé la situation en accordant un aménagement (voix de synthèse) par une décision du 23 avril 2025, rendant le litige sans objet. La requête a été rejetée sur le fondement des articles D. 351-27 du code de l'éducation et de la circulaire du 8 décembre 2020.
N° TA33-2504110(TA33-2504110)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la délibération du 17 février 2025 du conseil municipal de Saint Sulpice et Cameyrac, portant sur un échange de parcelles. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (notamment la violation des articles L. 2241-1 du CGCT et L. 161-2, L. 161-10 et L. 161-10-2 du code rural) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions du requérant ont été rejetées.
N° TA33-2501204(TA33-2501204)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 15 novembre 2024 retirant sa carte de séjour pluriannuelle et lui refusant un titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du vice de procédure et de la méconnaissance des articles L. 421-34, L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2504184(TA33-2504184)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à la nièce de Mme E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préjudice invoqué (mariage familial au Maroc et séparation des parents) ne présentait pas un caractère suffisamment immédiat et grave au regard de l'intérêt public. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
N° TA33-2501668(TA33-2501668)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 10 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3 et 16 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile appliqués. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2407252(TA33-2407252)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.