Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2504158(TA33-2504158)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Bordeaux Métropole pour ordonner l'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'un immeuble situé rue du Fort Louis à Bordeaux. Le juge a considéré que cet immeuble, anciennement affecté au musée de l'Imprimerie et destiné à devenir une extension de l'école des beaux-arts, relevait du domaine public. Constatant l'urgence et l'utilité de la mesure en raison d'un risque d'incendie et de l'obstacle à la réalisation de travaux d'intérêt public, le tribunal a fait droit à la demande en ordonnant l'expulsion des occupants.
N° TA33-2502440(TA33-2502440)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande d'indemnisation pour le préjudice financier résultant de l'absence d'attribution d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour sa fille, pourtant notifiée par la CDAPH, entre septembre 2024 et janvier 2025. Le tribunal a jugé que l'obligation de l'État de mettre en œuvre cette mesure d'accompagnement n'était pas sérieusement contestable, engageant sa responsabilité pour faute. En conséquence, il a condamné l'État à verser à Mme B une provision de 3 000 euros en réparation de son préjudice financier, sur le fondement des articles L. 111-1, L. 111-2 et L. 112-1 du code de l'éducation.
N° TA33-2501279(TA33-2501279)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 3ème chambre, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 31 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que la situation personnelle de la requérante, dont la demande d'asile avait été rejetée, ne justifiait pas une protection. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuve de risques personnels en cas de retour en Guinée.
N° TA33-2501664(TA33-2501664)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que Mme C ne justifiait pas d'une insertion personnelle et familiale suffisante en France, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et que la décision n'avait pas méconnu l'intérêt supérieur de son enfant. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2405057(TA33-2405057)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Lot-et-Garonne du 26 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et ordonnant son expulsion. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé sur le territoire français.
N° TA33-2500104(TA33-2500104)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2102945 du 21 juin 2023, qui avait condamné des personnes physiques et une société privée (GAEC) à verser 800 euros à une CUMA et à une commune. La solution retenue est le rejet de la demande d'exécution forcée. Le tribunal a jugé que les dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ne permettent d'enjoindre des mesures d'exécution qu'à l'encontre des personnes morales de droit public ou des organismes privés chargés d'un service public, ce qui n'est pas le cas des défendeurs. Par conséquent, la demande est irrecevable, et la commune, qui dispose du pouvoir d'émettre un titre exécutoire, ne peut pas non plus solliciter une injonction du juge administratif.
N° TA33-2404871(TA33-2404871)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 avril 2025 refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante camerounaise, et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, malgré la résidence habituelle en France de Mme B depuis plus de dix ans et sa scolarité complète sur le territoire. Cette irrégularité de procédure a entraîné l'annulation de l'ensemble de l'arrêté.
N° TA33-2405820(TA33-2405820)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. A constituait une menace pour l'ordre public, en raison de la gravité et du caractère récent de faits d'agression sexuelle et de violences, indépendamment de son irresponsabilité pénale, et ce nonobstant son suivi médical. La décision est fondée sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406301(TA33-2406301)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait une expertise pour contester les critères d’évaluation de la valeur locative cadastrale de sa propriété. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car les éléments en litige pourront être tranchés par le juge de l’impôt au vu des preuves débattues devant lui. La requête a donc été rejetée.
N° TA33-2405394(TA33-2405394)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique et prise en compte des moyens soulevés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2500127(TA33-2500127)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale judiciaire à la demande de Mme F, agent territorial victime d'un accident de trajet en 2020. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis par la requérante en vue d'un éventuel recours indemnitaire contre son employeur, la commune de Bègles. La demande de provision de 5 000 euros a été rejetée, l'obligation étant considérée comme sérieusement contestable en l'état.
N° TA33-2405891(TA33-2405891)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500681(TA33-2500681)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B. Le requérant, victime d'un AVC, conteste sa prise en charge du 16 au 27 janvier 2024 à l'unité neuro-vasculaire du centre hospitalier d'Agen-Nérac, estimant avoir subi des négligences, un retard de diagnostic d'une méningite nosocomiale et des séquelles. Le tribunal a désigné un expert pour déterminer si les soins prodigués étaient conformes aux règles de l'art, évaluer les préjudices et établir un éventuel lien de causalité avec les manquements allégués. Le centre hospitalier, qui ne s'oppose pas à la mesure, a formulé des protestations et réserves.
N° TA33-2205315(TA33-2205315)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par plusieurs sociétés viticoles (SAS Château Haut-Bailly, etc.) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Léognan du 5 août 2022, qui ne s’était pas opposé à la déclaration préalable de la SAS Cellnex France pour l’installation d’une antenne de téléphonie mobile. Les requérantes invoquaient notamment la méconnaissance des dispositions du code de l’urbanisme relatives à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France (article R. 425-1), l’absence d’autorisation de défrichement (article L. 341-7 du code forestier) et la violation du règlement de la zone N du PLU (notamment les distances minimales par rapport aux habitations). Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête, les sociétés justifiant d’un intérêt à agir, et a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l’arrêté attaqué. La décision applique les articles du code de l’urbanisme, du code du patrimoine, du code de l’aviation civile et du code forestier, sans faire droit aux demandes de sursis à stat
N° TA33-2500726(TA33-2500726)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B, fonctionnaire territoriale. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis suite à un accident de service reconnu imputable, survenu le 12 mars 2021, en vue d'un éventuel recours indemnitaire contre son employeur, la commune de Lormont. La commune ne s'est pas opposée à la demande. L'expert désigné devra notamment décrire l'état de santé antérieur et actuel de la requérante, déterminer l'imputabilité des troubles à l'accident, et fixer la date de consolidation ainsi que le taux de déficit fonctionnel permanent.
N° TA33-2500682(TA33-2500682)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. A, agent départemental victime d'un accident de service le 6 septembre 2021. Le juge a estimé que la mesure était utile pour déterminer la date de consolidation de son état de santé et évaluer les préjudices personnels (souffrances, préjudice esthétique, d'agrément) non couverts par le statut de fonctionnaire, en vue d'une éventuelle action en réparation intégrale. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence permettant au fonctionnaire d'obtenir une indemnisation complémentaire pour des préjudices distincts de l'atteinte à l'intégrité physique, même en l'absence de faute de l'administration.
N° TA33-2500105(TA33-2500105)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2102962 du 21 juin 2023, a rejeté les conclusions de la CUMA de l'Engranne et de la commune de Rauzan. Le tribunal a jugé que les dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ne permettent d'enjoindre des mesures d'exécution qu'à l'encontre des personnes morales de droit public ou des organismes privés chargés d'un service public. En l'espèce, la FDAAPPMA 33 et la SEPANSO Gironde, bien que la première soit un établissement d'utilité publique, n'étaient pas chargées de la gestion d'un service public pour l'obligation de payer en cause. Par conséquent, la demande d'exécution dirigée contre ces personnes privées a été déclarée irrecevable.
N° TA33-2206298(TA33-2206298)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme F, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Mérignac pour une maison individuelle avec piscine. Les requérants ont été jugés irrecevables faute d’intérêt à agir, et leurs moyens (incompétence, dossier incomplet, méconnaissance du PLUi) ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur le code de l’urbanisme et le code général des collectivités territoriales. Les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2204538(TA33-2204538)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a été saisi par M. et Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire et son modificatif délivrés par le maire de Bouliac à Mme D pour une maison individuelle. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l’inexactitude du dossier de demande et les risques d’écoulement des eaux pluviales vers leur propriété. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt pour agir, en application de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, considérant que les requérants justifiaient d’un intérêt à agir. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés au regard des dispositions du code de l’urbanisme et du plan local d’urbanisme de la commune.
N° TA33-2404631(TA33-2404631)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le juge estime que le requérant justifie de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son parcours professionnel stable dans un secteur en tension, de sa formation en apprentissage et de son intégration républicaine. La décision préfectorale est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.