Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502947(TA33-2502947)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de visite pour un détenu prévenu, pris par un magistrat du tribunal judiciaire. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, considérant que cette décision n’est pas détachable de la procédure judiciaire. Il a rappelé que le contentieux relève des voies de recours prévues à l’article 145-4 du code de procédure pénale, devant le président de la chambre de l’instruction.
N° TA33-2503863(TA33-2503863)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui sollicitait une dérogation exceptionnelle pour passer un examen oral en distanciel. Le juge a constaté que la requête était dépourvue de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative et ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2504168(TA33-2504168)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation d'un refus de prolongation d'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier avoir préalablement sollicité le préfet ou le service d'appel du 115. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui consacrent le droit à l'hébergement d'urgence pour les personnes sans abri en situation de détresse.
N° TA33-2503837(TA33-2503837)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B, sous-officier de gendarmerie. Le requérant contestait plusieurs décisions liées à une mutation et à l'attribution d'un logement de type T5, invoquant l'urgence en raison de l'état de santé de sa fille handicapée et un doute sérieux sur la légalité des actes. Le tribunal a jugé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas démontré que le changement de résidence aurait des conséquences graves et immédiates sur la santé de sa fille, et qu'aucun des moyens soulevés, y compris celui tiré de l'illégalité de l'instruction n° 35000, n'était de nature à créer un doute sérieux. Les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont donc été rejetées.
N° TA33-2501494(TA33-2501494)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A D C, ressortissant portugais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circuler pendant trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait, la méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le CESEDA, le code de procédure pénale et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2401449(TA33-2401449)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C contestant le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) d'abroger plusieurs délibérations et actes réglementaires relatifs à la collecte des déchets et à l'instauration d'une redevance incitative. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur certaines conclusions, le règlement de collecte du 13 décembre 2022 ayant été remplacé par un arrêté du 7 janvier 2025 et la délibération fixant les tarifs pour 2023 ayant cessé de produire ses effets. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par le requérant, estimant que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni les dispositions des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, ni le principe d'égalité. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2401450(TA33-2401450)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C contestant le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) d'abroger plusieurs délibérations et règlements relatifs à la collecte des déchets et à l'instauration d'une redevance incitative. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, ainsi qu'une atteinte au principe d'égalité. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur certaines conclusions, le règlement de collecte ayant été remplacé et les tarifs de 2023 ayant cessé de s'appliquer. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'instruction a été clôturée et l'affaire mise en délibéré.
N° TA33-2401487(TA33-2401487)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les décisions du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) relatives à la suppression de la collecte en porte-à-porte et à l'instauration d'une redevance incitative. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer sur certaines demandes, les délibérations contestées ayant été remplacées ou ayant cessé de produire leurs effets. Sur le fond, il a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant sa requête irrecevable.
N° TA33-2401258(TA33-2401258)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les décisions implicites du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) refusant d’abroger plusieurs délibérations et actes réglementaires relatifs à la collecte des déchets et à l’instauration d’une redevance incitative. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, rendant sa requête irrecevable. Il a également constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur certaines conclusions, les actes contestés ayant été abrogés ou ayant cessé de produire leurs effets. Les textes appliqués incluent les articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, ainsi que l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2401433(TA33-2401433)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) d’abroger plusieurs délibérations et décisions relatives à la collecte des déchets et à l’instauration d’une redevance incitative. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre le refus d’abroger le règlement de collecte du 13 décembre 2022 et la délibération tarifaire de 2022, ces actes ayant été remplacés ou ayant cessé de produire leurs effets. Sur le fond, la requête a été rejetée, le tribunal jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales ainsi que l’atteinte au principe d’égalité, n’étaient pas fondés.
N° TA33-2300903(TA33-2300903)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de modifier un point d'apport volontaire pour le rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation en raison de son handicap. Le tribunal a jugé que Mme C n'apportait pas la preuve que le service de collecte par apport volontaire, prévu par les articles L. 2224-13 et R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, était inadapté au point de constituer une erreur manifeste. La demande d'annulation et les conclusions relatives aux frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA33-2305255(TA33-2305255)
Le tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 10 mai 2023 par laquelle la présidente du centre communal d'action sociale (CCAS) de Lanton a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie dépressive de Mme C, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux. La requérante, fonctionnaire, souffrait d'un syndrome dépressif qu'elle estimait lié à ses fonctions. Le juge a considéré que, malgré l'avis défavorable du conseil médical, l'administration avait commis une erreur de droit et d'appréciation en ne suivant pas les avis concordants du médecin de prévention et d'un psychiatre, qui établissaient un lien direct entre la maladie et le service. La solution retenue s'appuie sur l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et les articles L. 461-1 et R. 461-8 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2305299(TA33-2305299)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté d'expulsion pris à son encontre par le préfet de la Gironde le 21 juillet 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré du non-respect du délai de quinze jours pour la convocation devant la commission d'expulsion, estimant que le requérant avait été mis en mesure de présenter sa défense. Il a également jugé que la mesure d'expulsion, fondée sur la menace grave pour l'ordre public, constituait une nécessité impérieuse pour la sécurité publique au sens de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2407331(TA33-2407331)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 23 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet était territorialement compétent pour édicter cette mesure, dès lors que l'irrégularité de la situation de l'intéressé avait été constatée à Marseille, dans son département. La solution retenue est fondée sur l'article R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2407293(TA33-2407293)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2.
N° TA33-2305589(TA33-2305589)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait l'arrêté du 21 août 2023 du président du syndicat mixte d'aménagement hydraulique des bassins versants du Beuve et de la Bassanne (SMAHBB) prononçant sa radiation des cadres. La requérante soutenait notamment que sa démission, présentée le 5 décembre 2022, était entachée d'un vice de consentement en raison de son état dépressif et qu'elle s'était rétractée oralement avant son acceptation. Le tribunal a jugé que la volonté de démissionner était non équivoque, que la rétractation alléguée n'était pas établie et que l'acceptation de la démission, intervenue le 5 janvier 2023, était devenue irrévocable, en application des articles L. 550-1 et L. 551-1 du code général de la fonction publique.
N° TA33-2404290(TA33-2404290)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association Amilaura contre la décision du 29 mai 2024 suspendant ses deux accréditations Erasmus+ pour 2021-2027. La directrice du groupement d'intérêt public Erasmus+ France Education Formation était compétente pour édicter cette mesure, conformément à la convention constitutive du groupement. Le tribunal a estimé que la suspension, fondée sur des détournements de fonds et des non-conformités graves, n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de disproportion. La décision s'appuie notamment sur le règlement UE 2021/817.
N° TA33-2306225(TA33-2306225)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société "Le Coin des Délices" qui contestait une décision de l'OFII lui infligeant une sanction totale de 45 000 euros pour l'emploi de travailleurs étrangers sans titre. La société invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire, un défaut de motivation et l'absence de matérialité des faits. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la procédure contradictoire avait été respectée et que les textes applicables (code du travail, code de l'entrée et du séjour des étrangers) ne l'avaient pas été violés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA33-2402513(TA33-2402513)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de l'association des mécontents de la collecte des déchets en Dordogne contestant le refus du syndicat mixte départemental des déchets (SMD3) d'abroger plusieurs délibérations et règlements instaurant des points d'apport volontaire, une redevance incitative et supprimant la collecte en porte-à-porte. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur certaines demandes, car le règlement de collecte de 2022 avait été remplacé par un arrêté de 2025 et la délibération tarifaire de 2022 avait cessé de s'appliquer. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par l'association, notamment la méconnaissance des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, ainsi que l'atteinte au principe d'égalité. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité de la requête et condamné l'association à verser 1 000 euros au SMD3 au titre des frais de justice.
N° TA33-2307129(TA33-2307129)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi par M. B d’un recours contestant le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 843 euros, pour la période d’octobre à décembre 2022. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales de la Gironde a accordé une remise totale de cette dette. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de la demande.