Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2402500(TA33-2402500)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C contestant le refus implicite du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de revenir sur la suppression de la collecte en porte-à-porte au profit de points d’apport volontaire et sur l’instauration d’une redevance incitative. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur certaines demandes, les délibérations contestées ayant été remplacées ou ayant cessé de produire leurs effets. Sur le fond, il a rejeté les conclusions restantes, estimant que le requérant ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant et que les moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2403462(TA33-2403462)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association citoyenne de lutte déchets 24 pour un service public, qui contestait la délibération du SMD3 modifiant le règlement de collecte des déchets. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le syndicat, jugeant que la délibération attaquée constituait un simple avis préparatoire, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et non un acte réglementaire faisant grief. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens invoqués, fondés sur les articles R. 2224-24 à R. 2224-27 du code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2404757(TA33-2404757)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 3ème chambre, a été saisi par Mme A de deux requêtes visant à contester un refus de titre de séjour. La première requête, enregistrée le 26 juillet 2024, attaquait une décision implicite de rejet, tandis que la seconde, enregistrée le 20 décembre 2024, visait l'arrêté préfectoral du 22 novembre 2023 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que la requête dirigée contre la décision implicite était irrecevable, car l'arrêté du 22 novembre 2023 s'y était substitué. Concernant l'arrêté du 22 novembre 2023, le tribunal a également rejeté la requête comme tardive, constatant que la notification de cet acte à Mme A le 25 novembre 2023 faisait courir un délai de recours de deux mois, expiré avant l'enregistrement de sa requête le 20 décembre 2024. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, sans examiner le fond des moyens soulevés, en application des règles de procédure contentieuse administrative.
N° TA33-2304292(TA33-2304292)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les oppositions de M. A et Mme D à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 2 054 euros. Les requérants contestaient la dette en invoquant l'insalubrité de leur ancien logement et leurs difficultés financières. Le tribunal a jugé que le bien-fondé de l'indu n'était pas contesté, les requérants ayant quitté leur logement en janvier 2021 sans en informer la caisse, et que les circonstances personnelles invoquées étaient sans incidence sur la légalité de la contrainte. La décision a été prise en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2407554(TA33-2407554)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la Clinique Aguilera contestant l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le directeur de l'ARS Nouvelle-Aquitaine a fixé à -44,15% le coefficient honoraire de l'établissement, prévu par le décret n°2022-597 du 21 avril 2022. La clinique soutenait que les suppléments transports ne devaient pas être intégrés dans le calcul de ce coefficient, ce qui constituerait une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n'était pas fondé, sans se prononcer sur la recevabilité soulevée par l'ARS. La décision s'appuie sur les articles L.162-22, L.162-23-1 et L.162-23-4 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur le décret n°2022-597.
N° TA33-2407566(TA33-2407566)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Les Acacias, qui contestait le montant de la dotation d'aide à la contractualisation fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine pour l'année 2023. La société demandait une revalorisation de cette dotation pour compenser l'intégralité des surcoûts salariaux liés aux accords "Ségur de la santé". Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe, ne confère aux établissements de santé à but lucratif un droit à la prise en charge intégrale de ces surcoûts, même s'ils résultent d'accords conclus avec l'État. La solution retenue s'appuie notamment sur l'article L. 162-23-8 du code de la sécurité sociale, qui fixe les modalités de calcul de cette dotation.
N° TA33-2407583(TA33-2407583)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Oregon, qui contestait le montant de la dotation d'aide à la contractualisation fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine pour l'année 2023. La société demandait une revalorisation de cette dotation pour couvrir l'intégralité des surcoûts salariaux liés aux accords "Ségur de la santé". Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire, notamment l'article L. 162-23-8 du code de la sécurité sociale, n'ouvre un droit à la prise en charge intégrale de ces surcoûts pour les établissements de santé à but lucratif. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés étant jugés infondés.
N° TA33-2306416(TA33-2306416)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B d'une demande de réduction de son impôt sur le revenu pour 2021, au motif que son employeur aurait déclaré des indemnités journalières qu'il ne lui avait pas reversées, entraînant une double imposition. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence soulevée par l'administration, jugeant que le litige relève bien de la compétence du juge administratif en application des articles L. 190 et L. 199 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a rappelé que, conformément à l'article R. 194-1 du même livre, il incombe au contribuable de prouver le caractère exagéré de l'imposition. En l'espèce, Mme B n'a pas apporté cette preuve, et le tribunal a rejeté sa requête.
N° TA33-2306599(TA33-2306599)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'imposition d'un capital issu d'un plan épargne retraite (PER) réinvesti dans une assurance-vie. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition du code général des impôts ne prévoit d'exonération d'impôt sur le revenu ou de prélèvements sociaux pour un tel réinvestissement. En application des articles 79 et 163 bis du code général des impôts, les sommes sorties en capital d'un PER restent imposables, au choix du contribuable, selon le barème progressif ou un prélèvement forfaitaire de 7,5 %, et les plus-values sont soumises au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % et aux prélèvements sociaux de 17,2 %. La solution retenue est donc le rejet de la demande de réduction fiscale.
N° TA33-2307121(TA33-2307121)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 166,61 euros. Le juge a estimé que la situation financière du requérant, malgré sa maladie professionnelle et ses charges, ne démontrait pas une précarité suffisante pour compromettre durablement l’équilibre de son budget. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA33-2307127(TA33-2307127)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. D et Mme C contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 826 euros. Le juge a rappelé qu’en matière de remise gracieuse, il ne se prononce pas sur les vices propres de la décision attaquée (motivation, contradictoire, droit à l’erreur), ces moyens étant inopérants. Il a également écarté le moyen relatif au bien-fondé de l’indu, faute de recours préalable obligatoire. Bien que les requérants aient été reconnus de bonne foi, le tribunal a estimé qu’ils ne justifiaient pas de leur situation financière actuelle, condition nécessaire pour obtenir une remise de dette sur le fondement de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2307128(TA33-2307128)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus partiel de remise gracieuse de sa dette d’indu de prime d’activité. La requérante, reconnue de bonne foi, sollicitait une remise totale de sa dette de 2 746,83 euros, mais la CAF de la Gironde ne lui avait accordé qu’une remise partielle de 2 060,12 euros. Le juge a estimé, au vu de ses ressources et charges, que le remboursement du reliquat ne compromettait pas durablement l’équilibre de son budget, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision de la CAF a donc été jugée fondée.
N° TA33-2307134(TA33-2307134)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 639,63 euros. Le juge a estimé que, bien que la requérante soit de bonne foi, elle n'a pas démontré que le remboursement de sa dette compromettrait durablement l'équilibre de son budget, compte tenu de ses ressources et charges. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
N° TA33-2307148(TA33-2307148)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la pénalité pour manquement délibéré (40 %) appliquée à ses impôts sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2012 et 2013, pour un montant total de 114 235 euros. Le tribunal a d'abord relevé que la requête était irrecevable, car elle n'avait pas été précédée d'une réclamation préalable obligatoire dans les délais prévus par le livre des procédures fiscales. En tout état de cause, les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance du principe de proportionnalité et du délai raisonnable au sens de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que du défaut de motivation des majorations, ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2307164(TA33-2307164)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 640,32 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si une remise totale ou partielle pouvait être accordée au regard des dispositions de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de la requérante a été reconnue, sa situation financière, composée de revenus mensuels d’environ 3 600 euros et de charges limitées, n’a pas été jugée suffisamment précaire pour justifier une remise de dette. La décision de la CAF de la Gironde a donc été confirmée.
N° TA33-2307202(TA33-2307202)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social sur un recours de plein contentieux, était saisi par Mme A d'une demande d'annulation du refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 1 016,70 euros. Le tribunal a estimé que la requérante était de bonne foi, l'erreur de déclaration des revenus de son époux n'étant pas intentionnelle. Cependant, après examen de sa situation financière (ressources mensuelles du foyer d'environ 2 200 euros, loyer de 580 euros et autres charges), il a jugé que le remboursement de la dette ne compromettait pas durablement l'équilibre de son budget. Par conséquent, la requête a été rejetée, sur le fondement des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-13 du code de justice administrative.
N° TA33-2307212(TA33-2307212)
Opposition à contrainte pour indu d'allocation de logement sociale. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, rejette la requête de Mme B. Celle-ci contestait une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour recouvrer 104 euros d'indu, arguant que l'allocation avait été versée directement au CROUS. Le tribunal retient que l'indu résulte d'un trop-perçu sur ses droits, dont elle est redevable en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2307214(TA33-2307214)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 480 euros. Le juge a estimé que, bien que le requérant soit de bonne foi, sa situation financière (retraite de 1 762,48 euros, loyer de 656,48 euros) ne présentait pas un caractère de précarité suffisant pour justifier une remise de dette. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2401234(TA33-2401234)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant les décisions du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) relatives à la suppression de la collecte en porte-à-porte, à l'instauration de points d'apport volontaire et à la mise en place d'une redevance incitative. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur certaines demandes, les actes contestés ayant été abrogés ou ayant cessé de produire leurs effets. Sur le fond, il a rejeté les conclusions restantes, jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales et l'atteinte au principe d'égalité, n'étaient pas fondés. La requête a donc été intégralement rejetée.
N° TA33-2401235(TA33-2401235)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant le refus implicite du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) d'abroger plusieurs délibérations et règlements relatifs à la collecte des déchets et à l'instauration d'une redevance incitative. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, ainsi qu'une atteinte au principe d'égalité. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur certaines conclusions, le règlement de collecte ayant été remplacé et les tarifs de redevance pour 2023 ayant cessé de s'appliquer. Sur le fond, la solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision rejette la requête, le SMD3 ayant conclu à son irrecevabilité et au non-fondé des moyens.