Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2303355(TA33-2303355)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement familiale de 2 572 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que si la requérante était de bonne foi, excluant toute manœuvre frauduleuse, elle n’avait pas justifié de sa situation de précarité malgré une demande du tribunal. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le refus de remise de dette a été jugé fondé.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2303529(TA33-2303529)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la contestation de Mme B relative à un indu de prime d'activité de 3 851,64 euros pour la période d'avril 2022 à mars 2023. Le tribunal a rejeté les conclusions concernant l'indu d'allocation de rentrée scolaire, estimant que la juridiction administrative est incompétente pour en connaître, ce litige relevant du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire, jugeant que Mme B avait pu faire valoir ses observations via le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2303658(TA33-2303658)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a examiné le recours de M. A contre le refus de la commission de médiation de la Gironde de le reconnaître comme prioritaire pour l'attribution d'un logement social. Le requérant contestait le motif de refus fondé sur sa prise en charge par le SIAO dans le cadre d'une sous-location, estimant qu'il s'agissait d'une erreur de droit. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que ce moyen n'était pas fondé au regard des dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304059(TA33-2304059)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Centrales photovoltaïques du Grand Sud d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision d’EDF lui réclamant 2 974 604,09 euros au titre d’un avoir de rattrapage pour 2022. La société soulevait notamment une exception d’illégalité de l’article 38 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 et de l’arrêté du 28 décembre 2022, invoquant une atteinte aux principes de sécurité juridique et de confiance légitime au regard du droit de l’Union européenne. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée constituait une mesure d’exécution d’un contrat administratif, insusceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304183(TA33-2304183)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi par son fils et elle-même en raison de l’absence non remplacée de professeurs durant l’année scolaire 2022/2023, représentant 97 heures d’enseignements obligatoires non dispensées. Le tribunal a reconnu que cette carence de l’État constitue une faute de nature à engager sa responsabilité, au regard des articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l’éducation. Cependant, la requête a été rejetée car Mme A n’a pas apporté d’éléments concrets et circonstanciés permettant d’établir la réalité des préjudices allégués, tels qu’un retard dans les apprentissages ou des frais de cours particuliers.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2306362(TA33-2306362)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, chirurgien-dentiste orthodontiste, contestant des rappels de TVA pour 2019-2021 sur ses acquisitions d'aligneurs dentaires auprès de sociétés néerlandaise et suisse. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière pour l'année 2019, l'administration n'ayant pas informé M. B de la teneur et de l'origine des renseignements obtenus de tiers (autorités néerlandaises) avant la mise en recouvrement, en méconnaissance de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des rappels de TVA pour l'année 2019, mais a rejeté le surplus des conclusions de la requête, incluant les demandes pour 2020 et 2021.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2306508(TA33-2306508)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition de M. C contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement de deux indus d'allocation de logement sociale. Le juge a écarté le moyen de prescription, estimant que le délai de deux ans prévu à l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale avait été interrompu par une demande de remise gracieuse. Le tribunal a également jugé que le requérant ne pouvait contester le bien-fondé de l'indu sans avoir préalablement exercé un recours administratif obligatoire, conformément aux articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2503822(TA33-2503822)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative par les sociétés Transports et Voyages L.D.T et Limocars, conteste la procédure de passation de marchés de sous-traitance de services réguliers de transport public de voyageurs pour le compte de Limoges Métropole. Le juge des référés constate que le lieu d'exécution des contrats se situe dans le ressort du tribunal administratif de Limoges. En application des articles R. 312-11 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent et transmet l'affaire au tribunal administratif de Limoges.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504046(TA33-2504046)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B... concernant le refus implicite de l'université de Bordeaux de lui accorder une troisième dérogation pour candidater en médecine. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article R. 631-1-1 du code de l'éducation. Toutefois, le juge a constaté qu'aucune requête en annulation au fond n'avait été enregistrée, rendant la demande de suspension manifestement irrecevable en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2503896(TA33-2503896)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre la décision de France Travail du 5 mai 2025 mettant fin au versement de l’allocation de solidarité spécifique. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas introduit de requête au fond en annulation de la décision contestée, condition préalable obligatoire pour saisir le juge des référés. Aucun examen du bien-fondé des moyens soulevés (méconnaissance des articles R. 5425-2 du code du travail et L. 112-3 du code des relations entre le public et l’administration) n’a donc été effectué.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2504034(TA33-2504034)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est saisi par le Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes d'une demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Nouvelle-Aquitaine autorisant Mme D... à exercer la profession de masseur-kinésithérapeute. Le juge des référés constate que le litige, relatif à l'exercice d'une profession libérale, relève de la compétence du tribunal administratif de Marseille en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, dès lors que le lieu d'exercice de la profession est situé dans les Bouches-du-Rhône. En conséquence, il rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2204281(TA33-2204281)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A D, qui demandait la condamnation in solidum de la communauté de communes Médoc Atlantique et de la commune de Lacanau pour les préjudices subis lors d’une chute sur une plage le 27 juillet 2016. La requérante soutenait que la responsabilité pour risque des collectivités était engagée en raison du défaut de protection et de signalisation d’une chaise de surveillance couchée au sol. Le tribunal a considéré que, même en admettant la matérialité des faits, la chaise, de dimensions importantes, était clairement visible sur la plage, ce qui excluait tout défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur la répartition des compétences entre les collectivités.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2301889(TA33-2301889)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B visant à obtenir de l'ONIAM l'indemnisation de préjudices consécutifs à une paraparésie survenue après une ostéotomie vertébrale au CHU de Bordeaux en 2018. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, le critère d'anormalité du dommage n'étant pas rempli. Il a également jugé que l'expertise réalisée par la commission de conciliation et d'indemnisation n'était pas opposable à l'ONIAM, faute d'avoir été menée contradictoirement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux non fautifs.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2400108(TA33-2400108)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Pharmacie Martinez, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2023 du directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine autorisant le transfert de l'officine de la société ACB Pharmacie à Talence. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, reconnaissant à la pharmacie requérante, en tant que concurrente directe, un intérêt lui donnant qualité pour agir. Sur le fond, le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant notamment que le dossier de demande était complet, que l'administration avait vérifié les droits du demandeur sur le local, et que les conditions de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique étaient remplies. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et la demande de fermeture de l'officine ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2302541(TA33-2302541)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 5ème chambre, a rejeté les requêtes de M. B et de la société Aquitaine technique 3S dirigées contre les décisions de la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) leur infligeant un blâme et des pénalités financières. Les requérants contestaient la compétence du CNAPS, arguant que la société n'exerçait pas d'activité de surveillance au sens de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure, et soulevaient des moyens tirés d'un défaut de motivation, d'un manquement à l'impartialité et du caractère disproportionné des sanctions. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des sanctions prononcées sur le fondement du code de la sécurité intérieure.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2501070(TA33-2501070)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 16 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le préfet a opposé un non-lieu à statuer en raison d’un nouvel arrêté pris le 24 avril 2025. Le tribunal a constaté que ce nouvel arrêté, qui n’a pas été produit, n’a pas été communiqué au requérant et n’a pas fait l’objet d’une publication, de sorte que son existence n’est pas établie ; il a donc rejeté l’exception de non-lieu. Sur le fond, le tribunal a annulé l’arrêté attaqué au motif que le préfet n’a pas examiné la demande de changement de statut de M. B, notamment sa demande de titre de séjour “salarié” et d’admission exceptionnelle au séjour, ce qui constitue un défaut d’examen complet de sa situation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2306144(TA33-2306144)

Refus de permis de visite – Tribunal Administratif de Bordeaux – Annulation pour erreur d’appréciation – Article L. 341-7 du code pénitentiaire. Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 26 octobre 2023 par laquelle la cheffe du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan refusait à M. D un permis de visite pour M. C, détenu. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le ministre de la justice, la libération du détenu n’ayant pas privé d’objet le recours. Il a jugé que le motif de refus, fondé sur un contrôle de police isolé et ancien de treize ans pour une infraction mineure aux stupéfiants, ne caractérisait pas un risque actuel pour l’ordre, la sécurité ou la réinsertion, constituant une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 341-7 du code pénitentiaire.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2302509(TA33-2302509)

Refus de permis de visite – Tribunal administratif de Bordeaux – Annulation pour erreur d’appréciation – Articles L. 341-7 du code pénitentiaire et 8 de la CEDH. Le tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 28 mars 2023 par laquelle la cheffe du centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan a refusé un permis de visite à Mme B pour son compagnon incarcéré. L’administration s’était fondée sur une mention au casier judiciaire de la requérante liée à des stupéfiants, mais le tribunal juge ce motif insuffisant compte tenu du caractère isolé et ancien des faits (conduite sous stupéfiants en 2018), de l’absence de risque avéré pour l’ordre, la sécurité ou la réinsertion, et de l’importance du maintien des liens familiaux.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2304508(TA33-2304508)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Cénac-et-Saint-Julien pour les préjudices subis lors d’une chute sur un passage piéton le 26 juillet 2022. La requérante invoquait un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public et une carence du maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police (article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales). Le tribunal a estimé que Mme B ne démontrait pas le lien de causalité entre le dommage et l’ouvrage, et que la commune rapportait la preuve d’un entretien normal. En conséquence, les conclusions indemnitaires de Mme B, ainsi que celles de la MSA et de la CPAM, ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2407068(TA33-2407068)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. F B et de Mme G C, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 9 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, au délai de traitement de la demande et à l'absence d'examen sérieux, n'étaient pas fondés. En conséquence, il a confirmé la légalité des décisions préfectorales et rejeté l'ensemble des conclusions des requérants.

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