Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2401236(TA33-2401236)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B et M. A contestant les décisions du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) relatives à la collecte des déchets et à l'instauration d'une redevance incitative. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 2224-24 et L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales, ainsi qu'une atteinte au principe d'égalité. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur certaines conclusions, le règlement de collecte de 2022 ayant été remplacé et les tarifs de 2023 ayant cessé de s'appliquer. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure a été instruite et les parties ont été entendues.
N° TA33-2401237(TA33-2401237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) d’abroger plusieurs délibérations et de revenir sur la suppression de la collecte en porte-à-porte au profit de points d’apport volontaire. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre le refus d’abroger le règlement de collecte du 13 décembre 2022 et la délibération tarifaire de 2022, ces actes ayant été remplacés ou ayant cessé de produire leurs effets. Sur le fond, la requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales et une atteinte au principe d’égalité, mais le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, jugeant la requête irrecevable faute d’intérêt à agir et, subsidiairement, non fondée.
N° TA33-2407947(TA33-2407947)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet de la Gironde avait légalement pu considérer que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, l'intéressé ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour de trois ans n'étant pas établie, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA33-2500227(TA33-2500227)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait son expulsion du territoire français. Le tribunal a estimé que la mesure d’expulsion, fondée sur l’article L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était justifiée par la menace grave pour l’ordre public que constituent ses 21 condamnations pénales. Il a considéré que l’atteinte à sa vie privée et familiale n’était pas disproportionnée au regard de la gravité des faits, et que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 9 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA33-2301272(TA33-2301272)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi de deux requêtes (n°2301272 et n°2301312) contestant les délibérations du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) fixant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour 2023 et 2024. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance du principe d'égalité, estimant que les tarifs différenciés selon les modes de collecte (porte-à-porte ou points d'apport volontaire) étaient discriminatoires et disproportionnés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, jugeant irrecevables les demandes indemnitaires et les conclusions dirigées contre la délibération de 2023, faute de lien suffisant avec celle de 2022. Sur le fond, il a considéré que la différence de tarification, justifiée par une différence de service rendu, ne violait pas le principe d'égalité et que les autres moyens (vices de forme, irrégularité de procédure) étaient inopérants ou infondés.
N° TA33-2500799(TA33-2500799)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A B, ressortissant turc, qui contestait deux arrêtés du préfet de la Gironde l’assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, puis prolongeant cette mesure. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient signés par une autorité compétente, suffisamment motivés et ne méconnaissaient pas les dispositions de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles 3 et 9 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Les demandes d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA33-2500991(TA33-2500991)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de droit relative à l'absence d'examen de considérations humanitaires. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle de Mme A ne justifiait pas une dérogation aux règles de l'asile. La décision confirme la légalité des mesures d'éloignement et de l'interdiction de retour d'un an, en application des articles L. 611-1, L. 423-23 et L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA33-2501022(TA33-2501022)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux (3ème chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA relatif à l'état de santé, et les erreurs manifestes d'appréciation concernant sa situation personnelle et l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la décision préfectorale est légale au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501759(TA33-2501759)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 6 juin 2024 pour un accueil en structure d'hébergement, afin d'obtenir l'exécution de cette décision sous astreinte. Le préfet de la Gironde a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le délai de recours de quatre mois, courant à compter de l'expiration du délai de six semaines suivant la décision de la commission, était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 17 mars 2025. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA33-2502827(TA33-2502827)
Désistement de M. A de sa demande d'expertise et de provision contre l'ONIAM. Le Tribunal administratif de Bordeaux donne acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 26 juin 2025. Aucune condamnation ni expertise n'est ordonnée. Fondement : article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2503929(TA33-2503929)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C d’une demande de suspension de la décision du CNAPS refusant de lui délivrer une autorisation préalable d’exercer une activité de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé l’autorisation sollicitée, ce qui a conduit M. C à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. C, estimant que le CNAPS n’était pas la partie perdante dans la mesure où il avait fait droit à la demande avant toute décision juridictionnelle.
N° TA33-2503963(TA33-2503963)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par l'université de Bordeaux, était initialement requis pour ordonner l'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'une parcelle domaniale, en raison de l'urgence liée à des branchements illégaux et à une atteinte à la continuité du service public. L'université s'est toutefois désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans statuer sur le fond. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
N° TA33-2304406(TA33-2304406)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le titre exécutoire n° 19522 émis par le département de la Gironde le 12 juin 2023, réclamant à M. A un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 423,38 euros pour la période de décembre 2019 à mai 2022. Le juge estime que le bien-fondé de l'indu n'est pas établi, faute pour l'administration de démontrer que M. A ne remplissait pas les conditions de résidence stable et effective en France prévues à l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue repose sur l'absence de preuve d'un changement de situation du requérant, qui justifie de sa domiciliation et de son inscription à Pôle emploi.
N° TA33-2303021(TA33-2303021)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 493,16 euros. Le juge a examiné la demande au fond, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, et a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une situation de précarité compromettant durablement l’équilibre de son budget. En l’absence de preuves suffisantes sur ses ressources et charges, le tribunal a considéré que le refus de remise était fondé. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA33-2305003(TA33-2305003)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C et Mme B contestant des suppléments d'impôt sur le revenu pour 2016 et 2017, notamment des revenus d'origine indéterminée et des majorations pour manquement délibéré. Pour l'année 2016, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en décharge, l'administration ayant accordé un dégrèvement total. Pour l'année 2017, le tribunal a rejeté les moyens des requérants, jugeant que l'administration avait respecté la procédure contradictoire et le droit de communication, et que les requérants n'avaient pas justifié de l'origine des fonds inscrits en compte courant d'associé. La solution retenue est le rejet des conclusions des requérants, sur la base des articles L. 76 B du livre des procédures fiscales et des règles relatives à la preuve de l'origine des revenus.
N° TA33-2304998(TA33-2304998)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision du préfet de la Gironde de classer sans suite sa demande de titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, et donc n'est pas susceptible d'être contesté par un recours pour excès de pouvoir. En l'espèce, la demande de Mme A était effectivement incomplète, faute de produire l'autorisation de travail exigée par l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
N° TA33-2404544(TA33-2404544)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Dordogne de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfecture a finalement délivré le titre sollicité, conduisant M. A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance et, considérant l’État comme partie perdante, a condamné ce dernier à verser 1 500 euros à l’avocat du requérant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA33-2502409(TA33-2502409)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Laurent-Médoc pour un hangar agricole photovoltaïque. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué par une décision devenue définitive. Constatant que le litige avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502275(TA33-2502275)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la région Nouvelle-Aquitaine de lui accorder une aide au transport scolaire pour son enfant, en raison d'un dépôt tardif de sa demande. La requérante invoquait des circonstances familiales difficiles et le comportement du père de l'enfant, mais ces arguments ont été jugés inopérants. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA33-2303022(TA33-2303022)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, rejette la requête de M. A qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 2 487 euros. Le juge, exerçant un plein contentieux, a examiné la situation de précarité du requérant au regard des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que M. A n’apportait pas de justificatifs suffisants sur ses ressources et charges pour démontrer que le remboursement compromettrait durablement l’équilibre de son budget. En conséquence, le tribunal a confirmé le bien-fondé du refus de remise de dette.