Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2401519(TA33-2401519)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le permis de construire délivré par le maire de Grayan-et-l'Hôpital pour une maison individuelle, au motif qu'il méconnaît l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Cette disposition impose que toute construction en zone littorale soit réalisée en continuité avec les agglomérations, villages ou secteurs déjà urbanisés existants. Le projet, situé sur une parcelle isolée, ne respecte pas cette règle de continuité. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et du rejet implicite du recours gracieux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2307052(TA33-2307052)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 9 octobre 2023 par laquelle le maire de Latresne a exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle. La décision est illégale car elle ne mentionne pas l'objet de la préemption, en violation de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme, et ne précise pas si la commune accepte le prix proposé, en méconnaissance de l'article R. 213-8 du même code. Le tribunal retient que ces omissions constituent des vices substantiels, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2306788(TA33-2306788)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de la commune de D à la SAS Maciflore 2.0 pour la démolition d'un immeuble et la construction de 8 logements. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, ce qui a conduit au rejet de leur demande sans examen des autres moyens. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2306021(TA33-2306021)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un procès-verbal du 13 décembre 2009 pour conduite avec un permis non prorogé et à obtenir la restitution de douze points. Le tribunal constate que, par un arrêt du 20 septembre 2024, la cour d’appel de Bordeaux a annulé l’amende forfaitaire majorée liée à cette infraction et, par voie de conséquence, la décision de perte de validité du permis. Il relève que le relevé d’information intégral ne mentionne plus l’infraction ni la décision « 48SI » et que le permis de M. C est désormais crédité de douze points. En conséquence, le tribunal déclare le recours sans objet et prononce un non-lieu à statuer, sans examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2503510(TA33-2503510)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 17 juin 2025, a été saisi par erreur d’un appel du ministre de la justice contre un jugement du tribunal administratif de la Guyane. Ce jugement avait reconnu la responsabilité de l’État pour faute dans les conditions de détention de M. B A et l’avait condamné à lui verser 61 265 euros. Constatant que la compétence pour connaître de cet appel relève de la cour administrative d’appel de Bordeaux, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette cour en application des articles R. 351-3 et L. 211-2 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2407409(TA33-2407409)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D B, ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la requérante n'établissant pas de menace personnelle en cas de retour en Colombie ni une intégration suffisante en France. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2500508(TA33-2500508)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice adjointe bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2501544(TA33-2501544)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfecture de la Gironde a fait droit à sa demande en lui délivrant une carte de résident, ce qui a conduit M. A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502295(TA33-2502295)

Demande de M. B visant à obtenir la réduction ou la levée d’une interdiction du territoire français prononcée par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le Tribunal administratif de Bordeaux se déclare incompétent, cette demande relevant exclusivement des juridictions judiciaires en application des articles 702-1 et 703 du code de procédure pénale. La requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403939(TA33-2403939)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant égyptien. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai d'un mois, ou de réexaminer sa situation. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 432-1 et R. 432-2) et le code des relations entre le public et l'administration (article L. 232-4).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2404178(TA33-2404178)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B justifiait contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant français depuis sa naissance. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de deux mois, ainsi qu'un récépissé autorisant la résidence, mais sans autorisation de travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2404227(TA33-2404227)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en exécution de son jugement du 16 janvier 2024, a examiné la demande de l'association Observatoire économique et social de la protection animale visant à obtenir la communication par voie électronique de documents relatifs au service public de fourrière. La société SACPA, gestionnaire de ce service, a justifié avoir communiqué les registres et conventions par voie papier, mais n'a pas démontré l'impossibilité technique de fournir les registres sous format dématérialisé, contrairement à ce que prévoyait le jugement initial. Le tribunal a donc enjoint à la société SACPA de communiquer les registres des entrées/sorties par voie électronique, tout en rejetant la demande pour les conventions, celles-ci n'étant disponibles qu'en format papier. Cette décision s'appuie sur les articles L. 911-4 du code de justice administrative et R. 214-30-3 du code rural et de la pêche maritime.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2302428(TA33-2302428)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. E, fonctionnaire de police, d’un recours en excès de pouvoir contre le compte-rendu de son entretien professionnel pour l’année 2022 et d’une demande indemnitaire. Le requérant invoquait une méconnaissance des droits de la défense et un préjudice lié à une non-proposition à l’avancement. Par un mémoire du 6 mai 2025, M. E s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond, et a clos l’affaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404551(TA33-2404551)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation, et qu'elle ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, fondés sur l'exception d'illégalité du refus de séjour, ont également été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404552(TA33-2404552)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant russe, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant et que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2405557(TA33-2405557)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C D, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 9 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue se fonde sur la vie privée et familiale du requérant, justifiée par son mariage avec une Française, leur projet parental et son intégration professionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2304239(TA33-2304239)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 16 mars 2023 par laquelle le ministre de la justice avait prononcé une retenue sur traitement de 10/30ème à l'encontre de M. C, surveillant pénitentiaire, pour absence à une contre-visite médicale du 9 janvier 2023. Le tribunal a jugé que la convocation n'avait pas été régulièrement notifiée, faute d'envoi par lettre recommandée avec accusé de réception, et que l'administration n'établissait pas que l'agent en avait eu connaissance en temps utile. En conséquence, la retenue sur salaire a été jugée illégale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La solution retenue s'appuie sur l'article 25 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, qui impose au fonctionnaire de se soumettre à l'examen médical sous peine d'interruption de sa rémunération, mais dont les modalités de convocation doivent garantir une information effective.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405652(TA33-2405652)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, et de la méconnaissance des articles L. 421-34, L. 425-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2302450(TA33-2302450)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Verdi Conseil Midi-Atlantique d’une demande en paiement du solde d’un marché à bons de commande d’assistance à maîtrise d’ouvrage conclu avec Bordeaux Métropole. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en condamnant la métropole à verser 1 819,44 euros TTC pour une mission relative au Parc Cimetière Rive Droite, au motif que la collectivité n’avait pas sérieusement contesté le bien-fondé de la créance. En revanche, la demande de paiement de 2 527,44 euros TTC pour une mission sur le groupe scolaire de la Benauge a été rejetée, la société n’ayant pas démontré que la prestation avait été réalisée et réceptionnée. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG applicable aux marchés publics de prestations intellectuelles et sur les dispositions du code des marchés publics.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502298(TA33-2502298)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D, qui avait soumis un dossier de demande de naturalisation pour sa fille sans attaquer une décision administrative préalable. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration et ne peut être saisi que de conclusions dirigées contre un acte administratif ou d'une action indemnitaire, conformément aux articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En l'absence de décision contestée, la requête a été rejetée par ordonnance.

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