Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2300129(TA33-2300129)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 1er septembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde ordonnait à M. A de se dessaisir de ses armes, lui interdisait d'en acquérir ou détenir et retirait la validation de son permis de chasser. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des faits de vol datant de 2014, pour lesquels une peine modérée avait été prononcée, sans réitération depuis. Cette décision s'appuie sur les articles L. 312-11 du code de la sécurité intérieure et L. 423-15 du code de l'environnement.
N° TA33-2503399(TA33-2503399)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SCI des Dagueys qui demandait l'expulsion d'occupants sans droit ni titre de sa propriété privée à Libourne. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a considéré que ce litige entre personnes privées relève de la compétence de la juridiction judiciaire.
N° TA33-2302452(TA33-2302452)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a condamné Bordeaux Métropole à verser à la société Verdi Bâtiment Sud-Ouest la somme de 43 081,45 euros TTC au titre du solde d’un marché public de maîtrise d’œuvre pour la restructuration de l’hôtel de la communauté urbaine. La société requérante, venant aux droits du titulaire initial du marché, justifiait du bien-fondé de sa créance, que la métropole ne contestait pas sur le fond. Le tribunal a appliqué les dispositions du code des marchés publics (décret n°2004-15) et du code civil (article 1231-6) pour reconnaître le droit au paiement et aux intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure.
N° TA33-2502258(TA33-2502258)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le rejet de sa réclamation relative à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions formelles, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter l'affaire sans instruction complémentaire.
N° TA33-2502259(TA33-2502259)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’une production de pièces enregistrée sous un nouveau numéro de requête. Constatant qu’il s’agissait en réalité de pièces complémentaires à une instance déjà enregistrée sous un autre numéro, le tribunal a ordonné la radiation de cette nouvelle requête du registre. La solution retenue est le rattachement des pièces au dossier initial, sur le fondement du code de justice administrative.
N° TA33-2407539(TA33-2407539)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. B, fonctionnaire de police, contestant le refus implicite du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie thrombo-embolique veineuse. Le tribunal a interprété les conclusions comme dirigées également contre la décision initiale du 16 décembre 2022. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de délégation de signature et le défaut de motivation. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA33-2502861(TA33-2502861)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une ordonnance du procureur de la République de Troyes ordonnant l’exécution forcée du placement provisoire de ses enfants. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que seul le juge judiciaire peut connaître des actes intervenus dans le cadre d’une procédure judiciaire. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2503353(TA33-2503353)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde du 18 mars 2025 déclarant nul de plein droit le permis de conduire de M. A pour la catégorie B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré l'impossibilité d'utiliser d'autres moyens de transport ni une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle ou familiale. La décision a été rendue sans audience, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2503087(TA33-2503087)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait des sanctions contre le maire de Lavergne et le remboursement d’amendes pour dépôt illégal de déchets. Le juge a rappelé qu’il ne peut, sans excéder sa compétence, infliger des sanctions ou condamner une personne publique au paiement d’une somme d’argent, rendant ces conclusions irrecevables. À supposer que M. B ait demandé la suspension des titres exécutoires, la condition d’urgence n’était pas remplie faute d’éléments justifiant une mesure provisoire immédiate. La décision se fonde sur les articles L. 511-1, L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2503875(TA33-2503875)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 12 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2407571(TA33-2407571)
Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du département de la Gironde. Cette mesure vise à décrire les désordres affectant le collège Cassignol à Bordeaux, notamment l'affaissement généralisé du plancher béton de la passerelle et du 1er étage du bâtiment C, à en déterminer les causes et à évaluer le coût des travaux de réparation. La solution retenue est l'organisation d'une expertise contradictoire, à laquelle les constructeurs et leurs assureurs ne s'opposent pas, bien qu'ils formulent des réserves sur leur responsabilité.
N° TA33-2503724(TA33-2503724)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant le permis de conduire de M. B pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants démontrant l'impossibilité de suivre ses soins de kinésithérapie sans son véhicule. Il a également relevé que la suspension répondait à des exigences de sécurité routière compte tenu de la gravité de l'infraction commise (excès de vitesse de plus de 40 km/h). La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2503804(TA33-2503804)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du 29 mai 2025 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le requérant soutenait que l'infraction à l'origine du retrait de points avait été commise par son épouse, mais le juge a relevé que M. B n'avait pas introduit de requête au fond en annulation de cette décision. En application de l'article R. 522-1 du même code, l'absence de recours principal rend la demande de suspension manifestement irrecevable.
N° TA33-2503688(TA33-2503688)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 juin 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que l'assignation était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. F faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et que son éloignement demeurait une perspective raisonnable.
N° TA33-2503060(TA33-2503060)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de refus du SMICVAL. Les associations requérantes sollicitaient la communication et l'abrogation de décisions relatives à un plan de gestion des déchets, invoquant l'absence d'évaluation environnementale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, fondée sur le risque de dépôts sauvages lié à la suppression de la collecte en porte-à-porte, n'était pas établie. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2503456(TA33-2503456)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A, agent territorial, contre son exclusion temporaire de fonctions de huit mois. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreurs de fait, disproportion) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions accessoires (injonction et frais) ont également été rejetées.
N° TA33-2503538(TA33-2503538)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 mai 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait mis en demeure des occupants sans droit ni titre de quitter un logement à Bègles. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants, bien que précaires, ne justifiaient pas d'une situation d'urgence particulière justifiant la suspension, et qu'aucun des moyens soulevés (notamment tirés de la motivation insuffisante, du vice de procédure et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA33-2503799(TA33-2503799)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’une requête en excès de pouvoir par M. A, médecin militaire, contestant un titre de perception pour indus sur salaire émis par le ministère des armées, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige individuel d’ordre pécuniaire relève du tribunal administratif dans le ressort du lieu d’affectation de l’agent, soit la base aérienne de Mont-de-Marsan. Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Pau, compétent pour en connaître.
N° TA33-2407837(TA33-2407837)
Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, sapeur-pompier victime d'un grave accident de service reconnu imputable au service. La mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis par l'agent, distincts de l'atteinte à son intégrité physique, en vue d'un éventuel recours indemnitaire contre son employeur, le SDIS de la Gironde. L'expertise est confiée à un collège de trois experts (chirurgien orthopédiste, cardiologue et psychiatre), et les frais d'expertise ne sont pas mis à la charge de l'une ou l'autre des parties à ce stade.
N° TA33-2502160(TA33-2502160)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SAS Médoc, exploitant un restaurant McDonald's, qui contestait un permis de construire délivré à un concurrent (Burger King) pour un local situé à 90 mètres. La juridiction a appliqué l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, estimant que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. Le tribunal a rappelé qu'un établissement commercial ne justifie pas d'un intérêt à contester une autorisation d'urbanisme délivrée à un concurrent, sauf si les caractéristiques du projet affectent directement ses conditions d'exploitation, ce qui n'était pas démontré. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.