Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2407927(TA33-2407927)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant son expulsion et le refus de titre de séjour pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence territoriale du préfet, de l'irrégularité de la commission d'expulsion et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la présence de M. A constituait une menace grave et actuelle pour l'ordre public, justifiant légalement son expulsion sur le fondement des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2401479(TA33-2401479)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen de sa situation, et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la demande. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme D au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

N° TA33-2401666(TA33-2401666)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d'une demande d'exécution du jugement n° 2101893 du 10 novembre 2022, qui avait annulé son licenciement et enjoint à la chambre de commerce et d'industrie Nouvelle-Aquitaine de procéder à sa réintégration. Mme A soutenait que cette réintégration n'avait pas été effective, notamment en raison d'une reconstitution de carrière incomplète et d'un prélèvement indu de cotisations sociales. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le jugement initial avait été entièrement exécuté par la chambre de commerce et d'industrie. La décision s'appuie sur les articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304187(TA33-2304187)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS Château Barde Haut, qui contestait le refus de FranceAgriMer de maintenir une aide de 29 797,55 euros après une modification majeure de son programme d'investissements vitivinicoles. La société invoquait la crise de la Covid-19 comme circonstance exceptionnelle justifiant cette modification, en se fondant sur le règlement délégué (UE) 2021/2027. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique dans le considérant final, mais en s'appuyant sur les règlements (UE) n° 1306/2013 et n° 1308/2013. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation des décisions des 7 février et 1er août 2023.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2503274(TA33-2503274)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A, qui demandaient la condamnation du CHU de Bordeaux à leur verser 10 000 euros chacun en réparation de leur préjudice d'affection. Les requérants avaient saisi le juge le 19 mai 2025, soit avant l’expiration du délai de deux mois suivant leur demande préalable indemnitaire du 22 mai 2025, et sans produire de décision expresse ou implicite de l’administration. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires, prématurées, étaient irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503403(TA33-2503403)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant algérien, pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour "salarié" ou, à défaut, d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a rejeté la demande de délivrance du titre de séjour, estimant qu'il n'appartient pas au juge des référés de se substituer à l'instruction administrative prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de récépissé, le préfet de la Gironde l'ayant délivré en cours d'instance, valable jusqu'au 27 août 2025. Enfin, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. C au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2407536(TA33-2407536)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d’expertise formée par M. et Mme E sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient faire constater les désordres liés à la présence de gravats amiantés après un incendie, mais le juge a estimé la mesure inutile. Il a relevé que les débris avaient été nettoyés dès le 15 octobre 2024 par Bordeaux Métropole et qu’un commissaire de justice avait constaté l’absence de toute trace résiduelle le 11 janvier 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502306(TA33-2502306)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre deux décisions de la MDPH de la Gironde refusant l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et de la carte mobilité inclusion mention invalidité ou priorité. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ces litiges relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. Par ordonnance du 11 juin 2025, le président du tribunal a donc rejeté la requête pour incompétence et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503367(TA33-2503367)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant mexicain demandant une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le préfet de la Gironde ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 25 août 2025 en cours d'instance, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliquées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503726(TA33-2503726)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de lui délivrer des cartes mobilité inclusion. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue par l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette requête principale, la demande de suspension était manifestement irrecevable. L’ordonnance a donc été rendue sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceREJETE

N° TA33-2502676(TA33-2502676)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un litige relatif au refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) opposé à M. A B par la MDPH de la Gironde. Le juge constate que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, il rejette la requête pour incompétence et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502696(TA33-2502696)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B D d’une demande visant à obtenir la rupture du contrat de son apprenti pour abandon de poste. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir présenté des conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à une indemnisation, conformément aux articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502560(TA33-2502560)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contestant le taux d’incapacité fixé par la MDPH de Lot-et-Garonne. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire et non administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Agen.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502677(TA33-2502677)

Requête de M. A demandant l'effacement d'une mention de condamnation sur le bulletin n°2 de son casier judiciaire. Le Tribunal administratif de Bordeaux se déclare incompétent, cette demande relevant de la compétence du juge judiciaire, en application des articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale. La requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2502680(TA33-2502680)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'exécution de l'arrêt n°18BX00594 du 15 mai 2018 de la cour administrative d'appel de Bordeaux, se déclare incompétent. En application des articles L. 911-4 et R. 921-2 du code de justice administrative, le tribunal ordonne la transmission sans délai du dossier à la cour administrative d'appel de Bordeaux, seule compétente pour connaître de l'exécution de ses propres arrêts.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503447(TA33-2503447)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B qui contestait une mesure de soins psychiatriques et déposait une plainte contre deux médecins. Le juge a rappelé que, en vertu des articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique, l'autorité judiciaire est seule compétente pour connaître de la régularité et de la mainlevée d'une mesure de placement d'office. De plus, conformément à l'article 40 du code de procédure pénale, les plaintes pénales relèvent exclusivement du juge judiciaire. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour statuer sur l'ensemble des demandes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406748(TA33-2406748)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a rejeté les requêtes de M. A G et de Mme H C, ressortissants bangladais, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 8 août 2024 et du 6 août 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3-1 et 16-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tenant à l'incompétence de l'auteur de l'acte, au défaut de motivation et à l'absence d'examen complet de la situation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404556(TA33-2404556)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a rejeté les requêtes de M. B et Mme D, ressortissants albanais, qui contestaient les décisions du préfet de la Dordogne refusant de leur délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour. Les requérants n'ont pas démontré de circonstances particulières justifiant une régularisation, et leur état de santé n'a pas été retenu comme un motif d'admission. Les décisions ont été fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305545(TA33-2305545)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B contestant un indu d’allocation de logement familiale de 211 euros pour juillet 2023. La requérante soutenait que son fils avait quitté le logement le 31 juillet, mais le juge applique les articles R. 823-12 et R. 823-13 du code de la construction et de l’habitation, qui prévoient que le changement de composition familiale cesse de produire ses effets dès le premier jour du mois où il intervient, soit le 1er juillet. L’indu est donc fondé. La décision de la CAF de Lot-et-Garonne est confirmée, et la requête est rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304777(TA33-2304777)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant l'arrêté du maire de Gradignan du 28 juin 2023 ordonnant la mise en sécurité d'urgence des bâtiments B, C, D et E de la résidence Rosiers Bellevue, notamment l'interdiction d'occupation des logements en sous-sol. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal jugeant que l'arrêté n'est pas entaché d'erreur d'appréciation. Il estime que le maire a légalement fondé sa décision sur l'existence d'un danger imminent, établi par le rapport d'expertise judiciaire, en application des articles L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.

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