Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2301348(TA33-2301348)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête des consorts A visant à engager la responsabilité du CHU de Bordeaux pour le décès de Mme J A survenu le 8 février 2019. Les requérants soutenaient que le CHU avait commis une faute en ne prenant pas en charge la patiente le 6 février 2019, entraînant un retard de soins et une perte de chance de survie de 10%. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute du CHU de Bordeaux, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a condamné l'établissement à indemniser les préjudices subis par Mme A et ses ayants-droits, incluant le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées et les préjudices d'affection, avec un abattement correspondant au taux de perte de chance retenu.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503396(TA33-2503396)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé précontractuel par la société AMBIENTE, rejette sa requête tendant à l’annulation de la procédure de passation d’un marché de maîtrise d’œuvre attribué par INCITE. Le juge constate que le contrat en litige est un contrat de droit privé, comme le soutient INCITE, et non un contrat administratif. En application de l’article 2 de l’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009, les recours relatifs aux manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence pour les contrats de droit privé relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare incompétente pour connaître du litige.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2502211(TA33-2502211)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Crédit Agricole Leasing et Factoring, qui demandait la condamnation du département de la Gironde à lui verser 793 731,01 euros pour des factures impayées liées à l'accueil de mineurs placés. La société, subrogée dans les droits de la société Tandem 33, n'a pas précisé le fondement juridique de sa demande (contractuel, extracontractuel ou sans faute) et n'a fourni que des factures sans autres précisions, rendant le moyen manifestement insuffisant. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête comme ne comportant pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2503392(TA33-2503392)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un blâme infligé à un agent public, se déclare incompétent territorialement. Il applique les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d’affectation de l’agent. M. B étant affecté dans les Deux-Sèvres, le litige relève du tribunal administratif de Poitiers. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503326(TA33-2503326)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant guinéen, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, en qualité de parent d'enfant réfugié (article L. 424-3 du CESEDA). En cours d'instance, le préfet de la Gironde a édité le récépissé sollicité, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice (article L. 761-1 du CJA).

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2405600(TA33-2405600)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale judiciaire. Cette mesure vise à déterminer les conditions de la prise en charge de Mme A par le centre hospitalier d'Arcachon et le centre hospitalier universitaire de Bordeaux depuis 2013 pour des douleurs et séquelles au membre supérieur droit, ainsi qu'à évaluer et chiffrer ses préjudices. La demande de provision de 7 000 euros présentée par la requérante a été rejetée, l'existence d'une obligation non sérieusement contestable n'étant pas établie en l'état. Les conclusions relatives aux dépens ont également été rejetées, le juge des référés n'ayant pas compétence pour en déterminer la charge.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA33-2502726(TA33-2502726)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Gironde le 12 septembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement ne lui avait été proposée au-delà du délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer un logement adapté (type T1-T2) dans un délai d'un mois. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, sans qu'il soit nécessaire d'assortir l'injonction d'une astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2302478(TA33-2302478)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par l’absence de justificatif de niveau de langue française, ne constituait pas une décision faisant grief, car il se fondait sur l’incomplétude du dossier en application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. M. B invoquait une exemption liée à son âge (plus de 70 ans) en vertu de l’article 21-24-1 du code civil, mais n’a pas démontré remplir les conditions cumulatives, notamment la qualité de réfugié politique. La solution retenue est donc l’irrecevabilité du recours pour excès de pouvoir.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

N° TA33-2306632(TA33-2306632)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 041 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu en soutenant qu’elle occupait toujours son logement étudiant à Nantes durant la période concernée. Le juge a estimé que la caisse n’apportait pas la preuve suffisante d’un double paiement, et que le bien-fondé de l’indu n’était pas démontré. La décision se fonde sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2501585(TA33-2501585)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, l'injonction au préfet de la Gironde de lui fournir un logement d'urgence de type T3. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 juin 2024, n'a pas démontré que la proposition de logement reçue le 18 avril 2025 était inadaptée à ses besoins. Le tribunal a jugé que les motifs invoqués (éloignement de la garde de son enfant et absence d'inclusion des charges) ne suffisaient pas à établir l'inadaptation de l'offre. En conséquence, la demande a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2305731(TA33-2305731)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de juge social, rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 16 068,85 euros. Le requérant invoquait ses problèmes de santé et sa situation financière, mais le tribunal juge ces circonstances sans incidence sur la légalité de la contrainte. La décision applique l’article L. 5426-8-2 du code du travail, qui permet à France Travail de délivrer une contrainte après mise en demeure. La requête est donc rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2406677(TA33-2406677)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant malien, contre un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant, confié à l'aide sociale à l'enfance avant sa majorité, contestait notamment l'application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoquant le caractère réel et sérieux de ses études et un avis favorable de sa structure d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que le préfet n'avait commis ni erreur d'appréciation ni violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et a validé les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2303911(TA33-2303911)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de juge social, a rejeté l'opposition formée par M. et Mme A contre une contrainte émise par la CAF de la Dordogne pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale de 613 euros. Le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre de cette opposition, faute d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Les moyens tirés de leur situation financière difficile et du litige avec leur propriétaire ont été écartés comme inopérants.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406686(TA33-2406686)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 421-34 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour et des mesures d'éloignement subséquentes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406708(TA33-2406708)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503574(TA33-2503574)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, qui sollicitait une première demande de titre, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence et n'apportait pas de justifications suffisantes, ses démarches pour le permis de conduire et l'emploi n'étant pas entravées de manière grave et immédiate au vu de son contrat d'apprentissage en cours. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2406726(TA33-2406726)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés. Il a considéré que M. B ne justifiait pas d'une contribution suffisante à l'entretien et à l'éducation de son enfant, ni d'une vie privée et familiale stable en France. La décision a été rendue au visa des textes invoqués, dont l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503579(TA33-2503579)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 23 août 2024. La requérante, infirmière, invoquait l'urgence en raison d'une minoration de son indemnité et d'un trop-perçu à rembourser. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante d'apporter des éléments précis et probants sur sa situation financière. La demande a été rejetée sans audience, par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2500962(TA33-2500962)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 24 octobre 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier" et lui refusant un nouveau titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier, de l'irrégularité de la procédure faute de saisine de la commission du titre de séjour, et de la méconnaissance des articles L. 421-34, L. 433-6, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2500571(TA33-2500571)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la société Dupuy qui sollicitait le paiement du solde d’un marché de travaux confié par la région Nouvelle-Aquitaine. La société soutenait que son projet de décompte général était devenu définitif faute de réponse du maître d’ouvrage. Le juge a retenu que l’article 10.1 du CCAP dérogeait expressément au CCAG-Travaux en exigeant une validation expresse du pouvoir adjudicateur, excluant toute acceptation tacite. En l’absence de cette validation, la créance invoquée n’était pas sérieusement contestable, entraînant le rejet de la requête.

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