Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500731(TA33-2500731)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale (3ème chambre), a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 30 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et les erreurs de fait, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA33-2503148(TA33-2503148)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait au juge de réexaminer un recours gracieux contre le refus du président de l’université de Bordeaux de l’admettre en licence professionnelle. Le tribunal a rappelé que seul l’auteur de la décision contestée est compétent pour connaître d’un recours gracieux, et que la requête ne contenait aucun moyen juridique, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502691(TA33-2502691)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui agissait pour le compte d’une association sans justifier d’un mandat l’y autorisant. La requérante, trésorière de l’association, n’a pas produit les statuts ni un mandat lui conférant qualité pour agir en justice, malgré une demande de régularisation. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA33-2502517(TA33-2502517)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté de la direction générale des finances publiques ordonnant un reversement de 929,70 euros pour des installations sportives. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle sollicitait une remise gracieuse, une demande que le tribunal n'est pas compétent pour accorder, et ne contenait aucun moyen juridique, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2503068(TA33-2503068)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait le réexamen d’une décision du président de l’université de Bordeaux refusant son admission en passerelle d’odontologie. La requête, qualifiée de recours gracieux, était adressée au tribunal et non à l’administration compétente, en méconnaissance des articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l’administration. De plus, elle ne contenait aucun moyen juridique, violant l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la requête sans régularisation préalable.
N° TA33-2502903(TA33-2502903)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait le réexamen d’une décision de refus d’admission en licence informatique prise par le président de l’université de Bordeaux. La requête, qui ne contenait aucun moyen juridique, visait en réalité un recours gracieux, lequel ne peut être adressé qu’à l’administration auteure de la décision contestée. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA33-2502019(TA33-2502019)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du jury de valider des blocs de compétences du diplôme d'État d'aide-soignant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait aucune conclusion formelle à fin d'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
N° TA33-2500932(TA33-2500932)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la décharge de taxes foncières pour les années 2020, 2021 et 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de Mme A, présentée le 17 décembre 2024, était tardive. En application de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, les réclamations devaient être formées au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement, soit respectivement en 2021, 2022 et 2023. Le tribunal a donc ordonné le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500425(TA33-2500425)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Compagnie Financière d'Aquitaine pour contester un avis de sommes à payer de 36 013,75 euros émis par Bordeaux Métropole au titre de participations d'assainissement. La société s'est désistée de son recours par un acte enregistré le 14 mai 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 juin 2025. Aucune autre solution au fond n'a été retenue, l'affaire étant close sans examen du litige.
N° TA33-2503397(TA33-2503397)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A, détenu, qui contestait son placement à l’isolement pour trois mois. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d’appréciation, violation de l’article 3 de la CEDH, etc.) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du directeur du centre pénitentiaire. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code pénitentiaire.
N° TA33-2407236(TA33-2407236)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'Université de Bordeaux d’une demande d’expertise judiciaire, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’identifier les causes et l’étendue des désordres affectant les bâtiments de l’IUT de Gradignan (notamment un inconfort thermique et des infiltrations). La requête vise à déterminer les responsabilités des constructeurs et sous-traitants intervenus dans le cadre de marchés publics de travaux. Le tribunal a fait droit à la demande en ordonnant une expertise, rejetant l’exception d’incompétence soulevée par la société Renolit Ondex, au motif que la mesure sollicitée est utile à la solution d’un litige relevant du juge administratif. L’expertise est ordonnée aux frais avancés de l’Université de Bordeaux, sans préjudice du partage des responsabilités.
N° TA33-2406841(TA33-2406841)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C contre un arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation et un défaut d'examen de sa demande fondée sur l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que le préfet avait suffisamment motivé sa décision.
N° TA33-2503140(TA33-2503140)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission des recours militaires rejetant son recours relatif à un arrêt d’instruction. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA33-2406954(TA33-2406954)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet avait pu légalement fonder son refus sur la menace pour l'ordre public, en raison d'une condamnation pénale récente de l'intéressé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La solution s'appuie sur les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2300485(TA33-2300485)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus du préfet de la Gironde de fermer le débit de boissons "Carnaval Café" sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique. La requérante invoquait notamment le non-respect des distances réglementaires par rapport à une école primaire et des troubles à la tranquillité publique. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant d'user de ses pouvoirs de police spéciale, les conditions légales de fermeture n'étant pas réunies. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment ses articles L. 3332-15 et L. 3335-1.
N° TA33-2503486(TA33-2503486)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi par une mineure isolée camerounaise afin d’obtenir un hébergement d’urgence, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La requérante contestait le refus du département de la Gironde de la prendre en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance, après une évaluation ayant conclu à sa majorité. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requête ayant été introduite plus de cinq mois après la décision de refus, et que l’atteinte à une liberté fondamentale n’était pas caractérisée en l’absence de décision judiciaire ordonnant une mesure de protection. Il a également rappelé que seul le juge des enfants est compétent pour ordonner une telle prise en charge, le département se trouvant en situation de compétence liée.
N° TA33-2501042(TA33-2501042)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui se bornait à produire un courrier adressé au préfet de la Gironde relatif à sa demande d’asile. Le juge a constaté l’absence d’exposé de moyens juridiques et de conclusions formelles (annulation ou indemnisation), en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2503346(TA33-2503346)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant bangladais, pour demander la suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a abrogé l'arrêté contesté et convoqué l'intéressé pour lui remettre un récépissé. Le juge a constaté que cette abrogation rendait sans objet les conclusions à fin de suspension, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions.
N° TA33-2306474(TA33-2306474)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. Lahousse contestant un titre exécutoire émis par le SIAEPA pour un trop-perçu de rémunération de 24 134 euros. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute pour l'administration de prouver la notification du titre exécutoire avec les voies et délais de recours, et a considéré que le délai raisonnable d'un an n'était pas dépassé. Sur le fond, il a partiellement fait droit à la demande en annulant le titre exécutoire en tant qu'il réclamait la somme de 3 596,04 euros au titre de la prime de responsabilité, le SIAEPA ayant reconnu que cette prime était due pendant le congé maladie ordinaire en application du décret n° 88-631. La solution retenue est donc une annulation partielle du titre exécutoire, le tribunal s'estimant suffisamment informé pour statuer sans ordonner d'expertise.
N° TA33-2503339(TA33-2503339)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. A, un ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2025 refusant un titre de séjour, ordonnant son éloignement sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités et du code civil.