Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 262/1038
N° TA33-2503391(TA33-2503391)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B visant à suspendre la décision du préfet de la Gironde fixant son pays de destination. Le juge constate que M. B est retenu au centre de rétention administrative d'Hendaye, ce qui relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Pau en application de l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente territorialement, sans examiner le fond des moyens soulevés (notamment la méconnaissance de l'article 3 de la CESDH).
N° TA33-2500478(TA33-2500478)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Vivien-de-Médoc ne s’opposant pas à une déclaration préalable de division foncière. En cours d’instance, la commune a retiré et refusé l’arrêté contesté par un nouvel arrêté du 26 mars 2025, devenu définitif. Constatant que la décision attaquée avait ainsi disparu de l’ordre juridique, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2204277(TA33-2204277)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI 290 cours du Maréchal Galliéni, qui contestait la décision du maire de Talence du 4 avril 2022 s'opposant à l'abattage de deux arbres situés dans un espace boisé classé. La requérante invoquait notamment la pression des racines sur un mur de clôture et une méconnaissance des règles du code de la voirie routière. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était fondée sur les dispositions de l'article 2.4.4.4 du règlement du PLUi de Bordeaux Métropole, qui impose une compensation par plantation en cas d'abattage, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2205415(TA33-2205415)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a annulé l'arrêté du 25 mai 2022 par lequel le maire du Verdon-sur-Mer a refusé de délivrer un permis de construire une habitation légère de loisirs à M. A. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en estimant que le projet, démontable et posé sur plots sans fondation, ne relevait pas de la définition de l'habitation légère de loisirs prévue à l'article R. 111-37 du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, la commune n'ayant pas démontré que d'autres motifs de refus, notamment l'absence d'attestation au titre du code de la construction, auraient justifié la même décision.
N° TA33-2203986(TA33-2203986)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme I... contestant un permis de construire initial (25 janvier 2021) et modificatif (5 juillet 2023) pour deux maisons individuelles, ainsi qu'une décision de non-opposition à déclaration préalable pour une piscine (17 juillet 2023), délivrés par le maire de Martillac. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des règles du PLU relatives à l'emprise au sol (article UC 9), aux hauteurs (article 7.3), aux distances entre constructions (article 8) et aux espaces verts (article 13). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a également rejeté la demande reconventionnelle en dommages-intérêts des pétitionnaires pour abus de droit. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le règlement du PLU de la commune.
N° TA33-2503237(TA33-2503237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant afghan, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, le préfet n'ayant pas été mis en mesure de statuer sur une demande complète et régulière, faute pour le requérant d'avoir produit les pièces nécessaires via le téléservice prévu à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'ont pas été examinées.
N° TA33-2405897(TA33-2405897)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation personnelle du requérant. Il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'accord franco-algérien de 1968, en raison de l'entrée récente en France de M. A et de ses attaches familiales persistantes en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2405477(TA33-2405477)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société MCE, qui contestait une amende administrative de 70 680 euros infligée par la DDPP de la Gironde pour des manquements aux règles du démarchage téléphonique (défaut d'information du consommateur et appels hors délais légaux). La société invoquait la disproportion de la sanction et une erreur technique de son fournisseur pour les horaires d'appel. Le tribunal a estimé que la sanction était proportionnée et que l'erreur de paramétrage était imputable à la société, confirmant ainsi la décision initiale sur le fondement du code de la consommation.
N° TA33-2305771(TA33-2305771)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SAS Import distribution tendant à la décharge des majorations de 40 % pour manquement délibéré, prévues à l'article 1729 du code général des impôts, appliquées à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée des années 2018 et 2019. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale rapportait la preuve de l'intention délibérée de la société d'éluder l'impôt, compte tenu de la nature, du montant et du caractère répété des omissions déclaratives, et ce malgré la régularisation intervenue avant le contrôle. La requête a été rejetée.
N° TA33-2503299(TA33-2503299)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. G, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés et les conclusions accessoires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2501463(TA33-2501463)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les parents d’un élève exclu définitivement du collège Le Barp pour des violences physiques. Les requérants contestaient la décision du conseil de discipline et son rejet par la rectrice de l’académie de Bordeaux, invoquant notamment une irrégularité de procédure (défaut d’information du droit au silence) et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du conseil de discipline, celle-ci ayant été substituée par la décision de la rectrice après recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut d’information du droit au silence n’était pas fondé, la sanction ne reposant pas de manière déterminante sur les déclarations de l’élève. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2306065(TA33-2306065)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Rougier Yves et Benoit, qui demandait le bénéfice du crédit d'impôt pour les métiers d’art (article 244 quater O du code général des impôts) au titre des années 2020 et 2021. La société, active dans la fabrication de meubles, soutenait que ses menuisiers relevaient des métiers d’art. Le tribunal a jugé que la condition des 30 % de masse salariale affectée à des métiers d’art n’était pas remplie, car seuls les ébénistes et menuisiers-sièges (arrêté du 24 décembre 2015) sont éligibles, et la société n’a pas prouvé que ses menuisiers exerçaient cette qualification spécifique. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2404379(TA33-2404379)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. et Mme C, un couple de ressortissants étrangers, contre les arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour. Les requérants contestaient notamment la légalité de ces décisions au regard de leur vie privée et familiale et de l'intérêt supérieur de leurs enfants. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2305158(TA33-2305158)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, qui contestait la décision de la rectrice de l'académie de Bordeaux confirmant l'exclusion définitive de son fils, A B, du collège de Mios pour des faits d'attouchements. Le tribunal estime que la matérialité des faits est établie par des témoignages concordants et que ces actes constituent une faute grave, non justifiée par le handicap ou un éventuel harcèlement subi par l'élève. La sanction est jugée proportionnée, compte tenu de la réitération du comportement après une précédente exclusion temporaire. La décision est fondée sur les articles R. 511-11 et R. 511-13 du code de l'éducation.
N° TA33-2405642(TA33-2405642)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
N° TA33-2405653(TA33-2405653)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 25 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (délégation régulière), le défaut de motivation (motifs suffisants), le vice de procédure (absence de saisine préalable du procureur non requise pour une OQTF), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du CESEDA (absence d'attaches familiales stables en France). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires.
N° TA33-2503189(TA33-2503189)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de son placement au quartier disciplinaire de la maison d'arrêt de Bordeaux. Le juge a relevé que le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative pour une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1. En l'absence de cette requête principale et de moyens sérieux, la demande a été jugée manifestement irrecevable. L'ordonnance a été rendue sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2405601(TA33-2405601)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 31 juillet 2024 du préfet de la Gironde ordonnant son expulsion et le retrait de sa carte de résident. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la mesure d'expulsion était justifiée par la menace à l'ordre public que représentait l'intéressé, sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également considéré que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour en raison de la mesure d'expulsion. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 631-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501568(TA33-2501568)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A pour obtenir l’exécution d’un précédent jugement enjoignant au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Après que le préfet a indiqué que l’intéressé bénéficiait d’un récépissé en attente de passage devant la commission du titre de séjour, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 28 mai 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405584(TA33-2405584)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 7 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Sur le fond, il a considéré que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant le renouvellement du titre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.