Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2303950(TA33-2303950)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande indemnitaire de M. G, un élève du pôle cyclisme du CREPS de Bordeaux, qui sollicitait la réparation du préjudice résultant du vol présumé de son vélo. Le tribunal a estimé que la preuve de la matérialité du vol et du dépôt du vélo dans le local réservé n'était pas rapportée, malgré les attestations et le dépôt de plainte. En conséquence, la faute du CREPS dans son obligation de sécurité n'a pas été établie, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées. La décision s'appuie notamment sur le règlement intérieur du CREPS et les règles de preuve en matière de responsabilité administrative.
N° TA33-2501463(TA33-2501463)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les parents d’un élève exclu définitivement du collège Le Barp pour des violences physiques. Les requérants contestaient la décision du conseil de discipline et son rejet par la rectrice de l’académie de Bordeaux, invoquant notamment une irrégularité de procédure (défaut d’information du droit au silence) et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du conseil de discipline, celle-ci ayant été substituée par la décision de la rectrice après recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut d’information du droit au silence n’était pas fondé, la sanction ne reposant pas de manière déterminante sur les déclarations de l’élève. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2303088(TA33-2303088)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B A et Mme C A, qui contestaient le refus de l'Office national des combattants et victimes de guerre (ONACVG) de leur accorder l'aide prévue par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 pour les enfants d'anciens harkis. Les requérants soutenaient que la décision méconnaissait ce décret et que l'instruction interne était illégale. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, considérant que les requêtes étaient irrecevables faute de production de documents justifiant de leur qualité d'enfants de harkis. La solution retenue est fondée sur le décret n° 2018-1320 et le code de justice administrative.
N° TA33-2303087(TA33-2303087)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, enfant d'ancien harki, qui contestait le refus implicite de l'Office national des combattants et victimes de guerre (ONACVG) de lui accorder une nouvelle aide de solidarité. Le tribunal a jugé que, conformément au décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et à l'instruction du 19 mai 2020, le requérant avait déjà bénéficié d'une aide de 12 000 euros pour le logement, et que le principe d'unicité de l'aide par domaine s'opposait à l'octroi d'une seconde demande. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2503237(TA33-2503237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant afghan, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, le préfet n'ayant pas été mis en mesure de statuer sur une demande complète et régulière, faute pour le requérant d'avoir produit les pièces nécessaires via le téléservice prévu à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'ont pas été examinées.
N° TA33-2300659(TA33-2300659)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C, harkie, qui sollicitait 40 000 euros de dommages et intérêts pour des préjudices liés à son abandon en Algérie (1962-1967) et à ses conditions de vie indignes au hameau des Bellugues (1976-1980). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de la responsabilité pour faute de l'État concernant l'abandon en Algérie, estimant que ce préjudice était inséparable des relations internationales. Il a également rejeté la demande fondée sur la responsabilité sans faute, faute de démontrer un préjudice anormal et spécial. Enfin, le tribunal a rejeté la demande relative aux conditions de vie au hameau des Bellugues, en se fondant sur la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968.
N° TA33-2305158(TA33-2305158)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, qui contestait la décision de la rectrice de l'académie de Bordeaux confirmant l'exclusion définitive de son fils, A B, du collège de Mios pour des faits d'attouchements. Le tribunal estime que la matérialité des faits est établie par des témoignages concordants et que ces actes constituent une faute grave, non justifiée par le handicap ou un éventuel harcèlement subi par l'élève. La sanction est jugée proportionnée, compte tenu de la réitération du comportement après une précédente exclusion temporaire. La décision est fondée sur les articles R. 511-11 et R. 511-13 du code de l'éducation.
N° TA33-2304134(TA33-2304134)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D, agent communal, pour contester le refus de la commune de Grayan-et-L'Hôpital de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle, ainsi que le titre exécutoire émis pour récupérer un trop-perçu de traitement. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales dans la requête n°2304134, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette requête et a rejeté les conclusions relatives aux frais d'instance. Concernant la requête n°2304865, le tribunal a annulé le titre exécutoire pour défaut de motivation, en application de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et a accordé à M. D une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2306065(TA33-2306065)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Rougier Yves et Benoit, qui demandait le bénéfice du crédit d'impôt pour les métiers d’art (article 244 quater O du code général des impôts) au titre des années 2020 et 2021. La société, active dans la fabrication de meubles, soutenait que ses menuisiers relevaient des métiers d’art. Le tribunal a jugé que la condition des 30 % de masse salariale affectée à des métiers d’art n’était pas remplie, car seuls les ébénistes et menuisiers-sièges (arrêté du 24 décembre 2015) sont éligibles, et la société n’a pas prouvé que ses menuisiers exerçaient cette qualification spécifique. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2405477(TA33-2405477)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société MCE, qui contestait une amende administrative de 70 680 euros infligée par la DDPP de la Gironde pour des manquements aux règles du démarchage téléphonique (défaut d'information du consommateur et appels hors délais légaux). La société invoquait la disproportion de la sanction et une erreur technique de son fournisseur pour les horaires d'appel. Le tribunal a estimé que la sanction était proportionnée et que l'erreur de paramétrage était imputable à la société, confirmant ainsi la décision initiale sur le fondement du code de la consommation.
N° TA33-2403088(TA33-2403088)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé le permis de construire délivré par le maire de Lacanau pour la construction d'un garage, ainsi que le rejet implicite du recours gracieux du préfet de la Gironde. La juridiction a jugé que le projet méconnaissait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car le terrain se situait dans un espace d'urbanisation diffuse, non en continuité avec une agglomération ou un village existant. La solution retenue est l'annulation pour excès de pouvoir, fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la protection du littoral.
N° TA33-2407555(TA33-2407555)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la clinique du Mas Blanc, qui contestait le montant de la dotation d'aide à la contractualisation pour 2023 fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. La clinique demandait une revalorisation de cette dotation pour compenser intégralement les surcoûts salariaux liés aux accords "Ségur de la santé". Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe, ne confère aux établissements de santé privés un droit automatique à la prise en charge totale de ces surcoûts, et que la fixation de la dotation par l'ARS relève de son pouvoir d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 162-23-8 du code de la sécurité sociale et L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2407589(TA33-2407589)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) Laroque-Timbaut, qui contestait l'arrêté du 21 juin 2024 de l'Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant sa dotation globale de soins pour 2024 à 492 582 euros. Le requérant demandait une reprise partielle de l'excédent de 2022 pour atténuer un déficit provisionnel, mais n'a assorti ses conclusions d'aucun moyen juridique, en méconnaissance des articles R.351-17 et R.351-18 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, faute de moyens suffisants.
N° TA33-2402767(TA33-2402767)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Lot-et-Garonne refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. C et Mme D, ressortissants colombiens. L’annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer les demandes dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. Les autres moyens, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’ont pas été examinés.
N° TA33-2306826(TA33-2306826)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du maire de Lacanau délivrant un permis de construire à M. B pour l'extension d'une habitation située dans la bande littorale des cent mètres. La juridiction a jugé que le projet méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l'urbanisme, car le terrain ne se trouvait pas dans un espace urbanisé au sens de la loi Littoral, compte tenu de la faible densité des constructions environnantes. L'extension, augmentant l'emprise au sol de 17 %, était prohibée dans cette zone. La solution retenue est l'annulation du permis de construire et du rejet du recours gracieux.
N° TA33-2306329(TA33-2306329)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du maire de Carcans du 12 juin 2023 qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable de M. A pour la construction de deux serres agricoles. Saisi par le préfet de la Gironde, le tribunal a jugé que le projet, situé dans un secteur isolé et classé en zone Nh du PLU, ne se trouvait ni en continuité d’une agglomération ou d’un village, ni dans un secteur déjà urbanisé identifié par le SCoT. Cette autorisation méconnaît donc l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme applicable aux communes littorales. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et du rejet du recours gracieux.
N° TA33-2306036(TA33-2306036)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la SAS Bonagen, qui contestait des rehaussements de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2016 et 2017. La société invoquait la prescription du droit de reprise de l’administration, mais le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en octobre 2019 avait interrompu le délai de trois ans, expirant le 31 décembre 2022, et que les rôles avaient été émis avant cette date. Le moyen tiré du mal-fondé des impositions a été écarté faute de précisions. Les conclusions accessoires (sursis de paiement et frais) ont également été rejetées.
N° TA33-2305948(TA33-2305948)
Tribunal Administratif de Bordeaux, 3ème Chambre. Le requérant conteste des suppléments d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (562 421 €) consécutifs à la rectification de la plus-value immobilière déclarée lors de la vente d’un bien à Lège-Cap-Ferret en 2017. Il demande la décharge en soutenant que diverses factures de travaux (cuisine, espaces verts, etc.) doivent majorer le prix d’acquisition et conteste la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal rappelle les conditions de l’article 150 VB du code général des impôts pour l’admission de ces dépenses sur justificatifs. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni.
N° TA33-2203896(TA33-2203896)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par la SCPI Primovie d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire, a pris acte du désistement pur et simple de la requérante. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. La SCPI Primovie a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Cenon au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2301966(TA33-2301966)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du président du conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine de reconnaître l'imputabilité au service de la reviviscence de ses symptômes, consécutive à un accident de service initial survenu le 1er février 2021. La décision a été jugée légalement prise par une autorité compétente, et les vices de procédure invoqués (motivation de l'avis du conseil médical et information du médecin du travail) ont été écartés. Le tribunal a notamment estimé que l'avis du conseil médical était suffisamment motivé en fait, sans nécessité de mentionner les textes applicables. La solution retenue s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n°87-602 du 30 juillet 1987.