Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2305630(TA33-2305630)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, concerne le recours de Mme A contre une décision de la CAF de la Gironde lui ayant accordé une remise gracieuse partielle de 50 % sur un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 1 078,45 euros. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la CAF, estimant que la dette n'était pas soldée avant la demande de remise. Sur le fond, le juge constate que la requérante est de bonne foi et qu'aucune manœuvre frauduleuse n'est établie, mais il estime qu'elle ne justifie pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal rejette la requête, confirmant ainsi la remise partielle de 539,23 euros.
N° TA33-2305631(TA33-2305631)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre une décision de la CAF de la Gironde lui accordant une remise gracieuse partielle de 470,23 euros sur un indu d’aide personnalisée au logement de 940,45 euros. En défense, la CAF a informé le tribunal avoir accordé une remise totale de la dette le 15 avril 2025, postérieurement à l’introduction de la requête. Le juge a constaté que cette décision rendait le litige sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La solution est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2305036(TA33-2305036)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, était saisi par M. A B d’un recours contre le refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d’aide personnalisée au logement de 2 672,35 euros. Le juge a estimé que le requérant était de bonne foi, aucune manœuvre frauduleuse n’étant établie, et que sa situation de précarité, caractérisée par des ressources modestes et des charges familiales, justifiait une remise partielle. Appliquant les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a annulé la décision de refus et accordé une remise de 50 % de la dette, soit 1 336,18 euros.
N° TA33-2503247(TA33-2503247)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par erreur d’un appel formé par M. A contre un jugement du même tribunal, constate son incompétence matérielle. En application des articles R. 351-3 et L. 211-2 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d’appel de Bordeaux, seule compétente pour connaître de cet appel.
N° TA33-2304415(TA33-2304415)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné l'opposition de M. A à une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour le recouvrement d’indu d’aide personnalisée au logement, de primes exceptionnelles et d’aides de solidarité. Le requérant contestait notamment la prescription des créances et le non-versement des prestations. Le tribunal a rejeté l’intégralité de la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé la contrainte. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, du code de la sécurité sociale, et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles.
N° TA33-2306895(TA33-2306895)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Guillos du 4 décembre 2023 délivrant un certificat d’urbanisme négatif pour la construction d’une maison. Par un mémoire du 26 mai 2025, le requérant s’est désisté de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 27 mai 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA33-2503195(TA33-2503195)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 avril 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, n'était pas remplie en l'espèce, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2305092(TA33-2305092)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B pour contester le refus de la commission de médiation de la Gironde de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social urgent. Le requérant invoquait sa situation précaire, marquée par une expulsion et des difficultés financières. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant qu'il ne justifiait pas remplir les conditions de bonne foi et d'urgence prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA33-2305146(TA33-2305146)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A contestant leur radiation du revenu de solidarité active (RSA) au 1er décembre 2022 et un indu de 2 572,52 euros. Les requérants soutenaient que leurs revenus étaient nuls, mais le tribunal a retenu que leur GAEC leur avait versé une rémunération de 39 500 euros en 2022. En application des articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-23 du code de l'action sociale et des familles, le président du conseil départemental n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prenant en compte cette rémunération, qui faisait dépasser le plafond de ressources. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de rétablissement des droits au RSA.
N° TA33-2305520(TA33-2305520)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D d’un recours en annulation et décharge d’un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour un indu de prestation de compensation du handicap (PCH). Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige, en application de l’article L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, qui attribue cette compétence au juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, et le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2503210(TA33-2503210)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante nigériane, contestant la décision du 6 mai 2025 du directeur territorial de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités d'asile (refus d'embarquer vers l'Espagne). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et après mise en œuvre de la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du CESEDA. En conséquence, la requête en annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2304407(TA33-2304407)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant un titre exécutoire du département de la Gironde pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 679,22 euros et une contrainte de la CAF pour un indu d'aide exceptionnelle de solidarité de 150 euros. Le tribunal a jugé que l'opposition à contrainte était irrecevable pour tardiveté. Sur le fond, il a estimé que l'indu de RSA était fondé, car M. A vivait en concubinage depuis le 1er octobre 2019, ce qui modifiait la composition de son foyer et les droits aux prestations, et que son droit à l'erreur n'était pas applicable en l'absence de bonne foi démontrée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA33-2404267(TA33-2404267)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre de l’agriculture mettant fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI). Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a toutefois rejeté la demande de M. A tendant à la condamnation de l’État aux frais de l’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA33-2305325(TA33-2305325)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 961,44 euros. Le juge a estimé que la requérante ne pouvait plus contester le bien-fondé de l'indu faute d'avoir exercé un recours administratif préalable. En tout état de cause, l'indu était justifié par la rectification des revenus déclarés par l'administration fiscale, ayant réduit l'abattement applicable aux revenus d'un contrat de professionnalisation prévu à l'article R. 822-18 du code de la construction et de l'habitation. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2503301(TA33-2503301)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision des finances publiques relative à des frais de déplacement, s’est déclaré incompétent. Constatant que la requérante était affectée dans le Gers, il a appliqué les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Pau, seul territorialement compétent. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA33-2305733(TA33-2305733)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus partiel de remise gracieuse de sa dette de prime d'activité. Le juge a estimé que, bien que le requérant soit de bonne foi, sa situation financière, caractérisée par une capacité de remboursement établie dans le cadre d'une procédure de surendettement, ne justifiait pas une remise totale. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, mais dont les conditions n'étaient pas remplies pour une annulation complète de la dette.
N° TA33-2502241(TA33-2502241)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 13 février 2025 pour un hébergement. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été proposée dans les délais légaux, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer une place dans une structure adaptée sous un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA33-2502249(TA33-2502249)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 10 octobre 2024 pour un hébergement, mais n'ayant reçu aucune offre dans les délais légaux. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 4 avril 2025, était tardive car le délai de recours de quatre mois expirait le 24 mars 2025. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans qu'il soit ordonné au préfet de la Gironde d'exécuter la décision de la commission.
N° TA33-2502296(TA33-2502296)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de la loger suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a constaté qu'une proposition de logement de type T4 lui avait été faite le 5 mai 2025, à laquelle elle avait répondu favorablement. La solution retenue est que, sous réserve que la visite ne révèle pas un motif impérieux de refus, il n'y a pas lieu d'ordonner un relogement.
N° TA33-2303961(TA33-2303961)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A, qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 139,17 euros, pour lequel une remise de 34,79 euros lui avait été accordée. Le juge a estimé que la requérante était de bonne foi, l’indu provenant d’un retard d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés, sans manœuvre frauduleuse. Toutefois, faute de justificatifs sur ses ressources et charges, la situation de précarité n’a pas été jugée suffisante pour justifier une remise totale. La requête a été rejetée, sur le fondement de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.